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Tome troisieme. APA - ATZ.
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quevons étés vrai roi ,y. i'G'hat'ks'.étoittrop Tecslnnoìflant pour • laisser tant debienfaits , tâat de zele fans récompen-se: 'ifiiela.piicelle Fót ange,ou,fille, illui étoit égafement' redevable de> fa-con-ronne.-.Il fit-frapper-irne'médailk,' dontun coté repréfentoitsseffigie de l’héroïne,l’autre une main tenant une épée ; cettemédaille avoif pour légende ces mots :cmijtlio firnucta Del. La reddition deRheims & des autres villes de la Cham-pagne', fraya un chemin '«a roi pourarriverxlans la capitale. Quoictueg/cannceút-exécnté. les deux points de fa mis-sion , elle consentit, à la.prière' desgens 1 de guerre, de suivre l’armée ausiegQ.de Paris., Les villes de Crepy , deScnlis , de Saint-Denis & de, Lagny ,furent prises ausiì - tôt qtdattaquées.Paris fit une-' vigoureuse 1 'défense , lecourage de la pucelle ric pu.t rien: déci-der pour cette fois; & I’envie qu’avoientexcité fou courage & ses. succès s’cnprévalut. . Les sarcasmes qu'ieUe avoitchaque jour à essuyer, ne lui. permet- -tant pas^de rester davantage, ellé sup-plia le Top de consentir à sa retraite;maiscce..priftce , connoissant o trop bienlé prixi de’ssés services, la fit solliciterpar le.comte de Dunoisr qui l'invita àle,suivre au secours d.e Gompiegne, ellese laissa vaincre, • & ce fut son malheur:heureuse à combattre contre les ennemisdel’état, elle dèvoit succomber souslestraits des jaloux. Elle'se fraya un che-min dans la ville assiégée ,-oìisa pré-sence, donna une ardeur nouvelle auxhabitans ; son courage bouillant ne luipermettant pas de combattre à l’abrid’un rempárt , elle fait une sortie à latête de fix cent hommes , deux fois ellechargea les ennemis & les relança jus-que dans leurs forts les plus reculés.Obligée de rentrer dans la ville , pardes troupes fraîches qui arrivoient ausecours des Anglois, elle fit une retrai-te: niais lorsqu’elle se présenta aux por-tes, elle les trouva fermées. S.e voyanttrahie,, son courage se changea en fu-reur ; elle Faisoit un carnage horribledes Anglois ; mais enfin .son chevalayant été,•tué fous elle , ejle fut for-cée de fs. rendre à Lionnet, bâtard déVendôme,.qui la remit à Jean de Luxem-bourg. £b duc, au mépris de soii rang,

A R C‘ 2i s

de,'sa 'naissance , & dit respect qu’un .guerrier, doit 'à la valeur, kven ht dixmille livrés aux Anglois : c’étoit uncommerce aussi flétrissant pour ce sei-gneur , que glorieux pour la pucelle.Elle fut d’abord enfermée dans le châ-teau dcBeaumanoir, d’où elle fut transi-,ferse à Rouen ; ce fut là que le duc de:'Rets or d fe couvrit, d’une tache ineffaça- ,hie ; »s pouvant soutenir la présence -d'une femme qui l’avoit fi souvent ré-. :duit à, la fuite, il la fit accuser .de ma- .gie , & par un arrêt, dont la hontedoit retomber sur son auteur, il la fitcondamner à être bridée vive. Comme .il étoit difficile de donner une base à cetteprocédure inique , on essaya d’aborddesflétrìr sa vertu & de ,la faire passerpour une fille de débauche. Forcés d’a-bandonner ce moyen, la duchesse l’ayatitreconnue pour vierge dans une seconde .assemblée dc matrones, on chercha une ■nouvelle espccé de crime ; alors on l'ac-cusa d’êtr.e sorcière , hérésiarque, dé-vineresse , fausse prophetésse , d’avojr ,fait pacte avec les esprits malins, d’íi-voir oublié la décence de son sexe: tel.fut. le sommaire du procès. La pucellemontra dans toutes ses. réponses autantde bon sens que de fermeté; & lorsquel’évêque de Beauvais, son principal juge,lui parla de l’état des affaires de CharlesVII, elle lui dit qu’elle ne devoir pointd’obéissance à ion évêque, au point de .trahir les intérêts de son roi. La. con-viction de son innocence ne suffisant paspolir désarmer ses bourreaux, elle vou-lut sc dérober à leur fureur & fe laissatomber du sommet de la tour où elleétoit captive ; mais le bruit de fa chutel’ayant trahie, la sentinelle qui la gar-doit , Ja saisit avant qu’elle eût .reprisses sens : son évasion lui fut reprochéecomme un nouveau crime, on l’acçusade suicide. Les évêques de.Benuvais ,de Coutance & de Lizieux , le chapitrede Notre - Dame , seize licenciés. thért-. logions , & onze avocats de Rouen,signèrent l’arrét de mort de cette héroï-ne : la décision de ces docteurs fait con-' noítr.e de quelles erreurs l'homme estcapable, lorsque séduit par k corruptionde son cœur il ferme les yeux à ceque lui dictent la religion..& îa raison.Jeanne jugée coupable d'euchautemeut L0 4