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Tome troisieme. APA - ATZ.
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noie. Nous ajouterons feulement icique nos rois ont défendu , fous puni-tion corporelle & confiscation , à quel-les personnes que ce fûí , d'aeheter deVurgent monnoyé, soit a u coin de Fran-ce ou autre , pour !e déformer , alté-rer, refondre ou recharger , & que l’.ir-gent monnoyé ne paye p..int dedrmt d’en-trée , mais qu’on ne peut le faire sortirfans passeport.

Argent blanc , fe dit de tente monnoiefabriquée de ce métal. Tout notre ur-gent blanc est aujourd’hui , écus de sixfrancs , de trois livres , pieces dc vingt-quatre fous, pieces de douze , St pieceslie six..'

Argent fit, se dit de Vargent à douzedeniers, ou-au titre le plus haut auquelil puisse, être porté.

Argent bas ou bas argent , fe dit de ce-lui qui est plus de six deniers au-dessousdu titre de Vurgent monnoyé.

Argent faux , fe dit de tout ce qui estfait de cuivre rouge , qu'on a couvert àplusieurs fois par le feu, île feuilles d’ar-gent.

Argent tenant or , fe dit de l’or qui aperdu son nom & sa qualité pour être alliésur le blanc, & au • dessous de dix - septkarats.

Argent de cendrée ; c'est ainsi qn’on ap-pelle une pondre de ce métal, qui est at-tachée aux plaques de cuivre mises dansde l’eau-forte , qui a servi à raffinage del’or, après avoir été mêlée d’une portiond’eau de fontaine ; cet argent est estiméà douze deniers.

Argent - le - roi ; c’est celui qiii est autitre auquel les ordonnances l’ont fixépour les ouvrages d’orfevres & de mon-noyeurs. Par l’article z de l’édit deHenri ïl. roi de.France , il fut défendude travailler de l 'argent qui ne fût à onzedeniers douze grains de fin au remedede deux grains ; aujourd’hui on appelleurgent - le - roi celui qui passe à la mon-noié & dans te commerce , ’à cinquantelivres un fou onze deniers , & qui estau titre de onze deniers dix-huit grainsde fin.

Argent en pâte , fe dit de l 'argent prêtà être mis en fonte dans le creuset. Voy.le commencement de cet article.

Argent en bain , fe dit de Cellli qui esten fusion actuelle.

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Argent de coupelle ; c’est celui qui est àonze deniers vingt - trois grains.

Argent en lame ; c’est Vurgent trait ,appiati entre deux rouleaux. & disposéà être appliqué fur la soie parle moyendu moulin, on à être employé tout platdans teS ornetnens qu’on fait à plusieursouvrages brodés , brochés , Uc Voyez.Fleur d’or.

Argent trait ; c’estrelui qu’on a réduità n’avoir que l’épaisseiir d’un cheveu ,en le faisant passer succrffivement parles trois trous d’une filière.

Argent filé, 011 fil d'argent en lame,employé & appliqué fur la foie par lemoyen du moulin.

Argent en feuille ou battu', c’est celuique les batteurs d’or ont réduit en feuil-les très-mines , à l’usage des argen-te urs L doreurs. Voyez BattÈUR d’or,Battre, Or.

Argent en coquille , fe dit des rognuresmême de Vm-gent en feuilles ou battu;il est cmhloyé par les peintres L les ar-genteurs.

Argent fin fumé , fe dit de l 'argentfin , soit trait , soit en lame , soitfilé , soit battu , auquel on a tâchéde donner la couleur de l’or en l’ex-posant à la fumée ; cette fraude estdéfendue sous peine de confiscation eli-tière & deux mille livres d’amende ,i voyez pour l’inteliigence de tous cesarticles , TIRER , BATTRE , FlLERl’or.

Argent à la grojse ; c’est la même cho-se urgent mis à la grosse avanture.

Argent de permijjìon j c’est ainsi qu’onnomme Vargent de change dans la plu-part iles Pays - Bas François ou Autri-chiens : cet argent est différent de l’ar-gent courant. Les cent florins de p cr-in i thon valent huit cent florins & untiers courant ; c’est à cette mesure quefe réduisent toutes les remises qu’on faiten pays étrangers.

Argent , en droit, s’entend toujoursde Vargent monnoyé.

Argent, fe dit, en blason, de la cou-leur blanche dans toute armoirie. Les ba-rons & nobles rappellent en Angleterreblanche perle -, les princes, lune i & les hé-raults disent que lans or Si sans argent, iln’y a point de bonnes armoiries. L'argents’exprime , en gravure d’armoiries , est