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Tome troisieme. APA - ATZ.
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des combinaisons & des suites d’opéra-tious arithmétiques: plusieurs s’imagi-nent être doués d’un grand génie naturel,qui les dispense d’une marche si lente &si pénible, sans compter que la naturedes affaires ne permet ni ne demandepresque jamais la précision géométri-que. Cependant si la nature des affai-res la demandoit & fa permettolt , ^ene doute point qu’on ne parvînt à seconvaincre que le monde politique ,aussi bien que le monde physique ,peut se régler à beaucoup d’égards parpoids , nombre & mesure.

Le chevalier Petty, Anglois, est le pre-mier qui ait publié des essais sons ce titre.Le premier est fur la multiplication dugenre humain; fur l’accroissement de laville de Londres, ses degrés, ses périodes,ses causes & ses fuites. Le second, sur lesmaisons, les habitans,les morts L les nais-sances de la ville de Dublin. Le troisièmeestime comparaison de la ville de Lon-dres & de la ville de Paris; le chevalierPetty s'effìirce de prouver que la capitalede í’Angleterre Pernporte fur celle de laFrance par tons ces cotés. M. Auzout aattaqué cet essai par plusieurs objections,auxquelles M.le chevalierPetty a fait desréponses. Le quatrième tend à faire voirqu’ilmeurtà l’Hotel-Dieu de Paris envi-ron trois mille malades par an, par mau-vaise administration. Le cinquième est di-visé en cinq parties: la premiere est en ré-ponse à M. Auront; la seconde contientla comparaison de Londres & de Paris furplusieurs points; la troisième évalue lenombre des paroissiens des 134 paroissesde Londres d696 mille; la quatrième estune recherche fur les habitans de Lon-dres,de Paris, d'Amsterdam, de Venise, deRome,de Dublin, de Bristol & de Rouen;la cinquième a le même objet, mais rela-tivement à la Hollande & au reste desProvinces-Unies.Le sixième embrasse re-tendue & le prix des terres, les peuples,les maisons , l’industrie , l’économie, lesmanufactures, lc commerce, la pêche, lesartisans , les marins ou gens dc mer , lestroupes de terre, les revenus publics, lesintérêts, les taxes, le lucre, les banques,les compagnies, le prix des hommes, l'ac-croissement de la marine & des troupes,les habitations , les lieux, les construc-tions de vaisseaux, les Forces de mer, &c.relativement à tout pays en générai, mais

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particulièrement à l’Angleterre , la Hol-lande, la Zéelande & la France. Cet essaiest adressé a u roi ; c’cst presque dire queles résultats en font favorables à la nationAngloise. C’eft le plus important de fou-les essais du chevalier “Petty; cependantil est très-court,si on le compare à la mul-titude & à la combinaison des objets. Lechevalier Petty prétend avoir démontrédans environ une centaine de petites pa-ges in-douze, gros caractère : i°. Qu’unepetite contrée avec en petit nombre d’ha-bitans peut équivaloir par fa situation,son commerce & sa police, à un grandpays & ì un peuple nombreux, soit qu’onles compare par la force ou par la riches-se ; & qu’il n’y a rien qui tende plus effi-cacement à établir cette égalité que la ma-rine & le commerce maritime. î°. Quetoutes sortes d’impôts & de taxes publi-ques tendent plutôt à augmenter qu’àaffaiblir la société & le bien public. 3 0 .Qu’il y a des empêchemens naturels &durables à jamais, à ce que la France de-vienne plus puissante suriner que l’An-gleterre ou la Hollande : nos Franqois neporteront pas un jugement favorable descalculs du chevalier Petty fur cette pro-position , & je crois qu’ils auront raison.4". Que par son fonds & fou produit natu-rels, le peuple & le territoire de l’Angle-terre font à peu près égaux en richesse &en force au peuple L au territoire deFrance. $°.Que les obstacles qui s’oppo-sent à la grandeur de l’Angleterre,ne sontque contingent & amovibles. 6°. Quedepuis quarante ans la puissance & larichesse de l’Angleterre fe font fort ac-crues. 7 0 . Que la dixieme partie de toutela dépense des sujets du roi suffiroitpourentretenir cent mille homes d’inFanterie ,trente mille hommes de cavalerie, qua-rante mille hommes de mer , & pour ac-quitter toutes les autres charge* de Pétât,ordinaires & extraordinaires, dans la feu-le supposition que cette dixieme partieseroitbien imposée , bien perçue, & hi%nemployée. 8°. Qu’il y a plus de sujetsfans emploi, qu’il 11’en Faudroit pour pro-curer à'la nation deux millions par an,s’ilsétoientconvenablement occupés; &que ces occupations font toutes prêtes, Sín’attendent que des ouvriers. 9*. Que lanation a assez d’argent pour faire allerson commerce. io ÍJ . EnHn que la nationa tout autant de ressources qu’il lui en