446 A 11 R
AurÊTER VavtiUerh, terme de marine^dont on se sert pour signifier attacher uncoin avec des clous, furie pont, immé-diatement derriere l’affnt des grands ca-nons , pour les tenir fermement attachésanx cotés du vaisseau, afin qu’ils ne va-cillent point quand le vaisseau balance, &que par ce moyen ils ne courent pas ris-ue d’endommagerles bords du vaisseau.
-M
Arrêter , en jardinage, se dit de fac-tion d'empêcher un arbre ou une palissa-de de monter haut: on les coupe à unecertaine hauteur , pour ne pas les laisseremporter ni s’échapper.On le dit aussi desmelons &des concombres, dont on abatdes bras ou des branches trop longues. (K)
Arrêter, se dit, en peinture, d’u neesquisse, d’un dessein fini, pour les distin-guer des croquis ou esquisses légeres. Undessein arrêté, une esquisse arrêtée.
On dit encore des parties bien arrêtées,Jorsqu’elles font bien terminées , bienrecherchées. (L)
Arrêter , en terme de metteur enteuvre, n’est autre chose que fixer la pierreen rabattant les sertissures d’espace en es-pace, afiu d’aehever de la sertir plus com-modément & avec moins de risque.
ARRÊTER un compte, Comm., c’eftaprès savoir examiné & vérifié fur lespieces justificatives, & en avoir calculéles différens chapitres de recette & dedépense, en faire la balance, déclarer aupié par nn écrit signé, lesquels des unsou des autres font les plus forts. On ditauffi solder un compte. Voyez CompteN Solder.
Arrêter un mémoire, arrêter des parties,c’est régler le prix des marchandises qui yfont contenues, en apostiller les articles ,& mettre au bas le total à quoi ils mon-tent avec promesse de les payer & acquit-ter dans les temps convenus.
Arrêter signifie auffi convenir d’unechose, la conclure, en tomber d’accordavec ses associés. II a été arrêté de faireun emprunt de Cent mille écus au nom de lasociété. Voyez SoCIÉtÊ.
ARRÊTES ou Queue de rat, ter-me de maréchal, ce font des croûtes dures& écailleuses qui viennent aux jambesdes chevaux, qui rongent le poil, & quel’on trouve quelquefois le long du ten-don. Ce font des gales & tumeurs quiviennent fur les nerfs des jambes de der-
A R R
riere du cheval, entre le^jarret & lepaturon.
Les arrêtes font de deux efpeces : il y,en a de crustacées & de coulantes. Lespremières font fans écoulement de ma-tière ; les secondes sc distinguent par descroûtes humides, d’où découle une séro-sité roussàtre, dont fâcreté ronge très-sonvent les tégumens : on doit les mettreau rang des maladies cutanées qui atta-quent les chevaux , & qui ont toutes leursource dans une lymphe salée , plus oumoins acre , & plus ou moins visqueuse.
Si les arrêtes sont seches , le meilleurremede est de les emporter avec le feu, &d’appliquer dessus l’emmiellure blanche.Lorsque l’escarre est tombée, on dessechela plaie avec des poudres déficcatives : files arrêtes font coulantes fans enflure,on les guérit avec l’onguent verd , décritpour la gale. Mais on peut dire en géné-ral que cette maladie L toutes cellesqui'viennent à la peau du cheval, deman-dent , lorfqu’elles font portées à un cer-tain point, un traitement intérieur.
Les arrêtes font un vilain mal en cequ’il dépouille la partie du poil ; maisil ne porte aucun préjudice notable aucheval. On appelle auffi arrêtes les queuesdes chevaux dégarnies de poil, qu’on ap-pelle queues dc rat. (+)
ARRHABONAIRES , f. m. pi. Théol.Ilifl. eccl .. nom qu’on donna aux sacra,mentaires dans le xvj' fiecle, parce qu’ilsdisoient que l’eucharistie leur étui t don-née comme le gage du corps de Jesus-Christ, & comme ['investiture de l'héré-dité promise. Stancarus enseigna cettedoctrine en Tranfilvauie. Pr'atéole au motArrhab.
Ce mot est dérivé du latin arrha ouarrbaho, arrhe, gage, nantissement. Lescatholiques conviennent que l’eueharistieest une gage de l’immortalité bienheu-reuse : niais que c'est la un de ses eflots,& non pas l'on essence, comme le sonte-noient les hérétiques dont il est ici ques-tion. (G)
ARRHEMENT ««ENHARREMENT,
subst. m. en commerce, c’estuue conven-tion qiie l'on fait pour Lâchât de quel-que marchandise , fur le prix de laquelleou paye quelque chose pir avance. Voy.Arrhes. Savari, Dictionnaire du com-merce , tome /, page 73 J.
ARRHENE, Gêogr ., contrée d’Asie,