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Tome troisieme. APA - ATZ.
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l’eau de chaux détruit les coches & leslimaces.

Au reste, fi l’on a foin de bien effon-drer les potagers & d’y enterrer des cou-ches épaisses de fumier, les arrof'mensn’y seront pas aussi souvent nécessaires,& ils y feront plus profitables. (M. lebaron de Tschoudi.)

ARROSER les cafades, le feutre fis lechapeau, termes de chapellerie ; c’est jeterde l’eau avec un goupillon fur l’ouvrageà'mefure qu’il avance, & qu’il acquiertces différens noms. Les chapeliers arro-sent leurs bassins quand ils marchent l’é-toffe à chaud; & le lambeau ou la feu-triere, quand ils la marchent à froid.Voyez Chapeau.

ARROSOIR, fub. m. c’est un vaisseauà Tissage du jardinier, ou de fer blanc oude cuivre rouge, en forme de cruche, te-nant environ un seau d’eau.avec un man-che, une anse L un goulot,ou une tête oupomme de la même matière : ainsi on voitqu’il y a des arrosoirs de deux fortes ; l’unappelle arrosoir àpommp ou tête, est percéde plusieurs trous ; l’eáu en fort commeune gerbe, & fe répand assez loin : T autreappelle arrosoir à goulot, ne forme qu’unseul jet, & répand plus d’eau à la foisdans un même endroit. On s’cn sert pourarroser les fleurs, parce qu’il ne mouilleque le pié & épargne leurs feuilles, quipar leur délicatesse feroient exposées à fefaner dans les chaleurs, si elles étoientmouillées; cependant Varrosoir à pommeest le plus d’u sage. (K)

ARROUX, Géogr. , rivière de Franceen Bourgogne ; elle a fa source près d’Ar-nay-le-duc, passe àAutun, & ayant reçule Mifei, le Vefure, le Tornay, la Mothe,laVarenne & quelques autres ruisseaux,elle fe joint à la Loire au pié du châteaude la Mothe-Saint-Jean , au-dessous deBourbon-Lancy. (C. A.) (“)

ARRUMEUR , f. m. Comm. , nomd’une forte de bas-officiers établis furquelques ports de mer, & singulièrementdans ceux de la Guienne, dont la fonc-tion est de ranger les marchandises dansle vaisseau, & auxquels les marchands hqui elles appartiennent payent un droitpour cet effet. (//)

ARS, Géogr. , viviere d’Efpagne dans

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la Galice. Elle fe jette dans l'Océan , ACéa, près du cap Finisterre, On ernit quec’est le des anciens. II y a en Franceune belle chartreuse du nom A’Ars dansle duché de Lorraine , au doyenné dePort. (C, A.)

Ars, f. m. Maréchal!. cf Manège. Onappelle ainsi les veines situés au bas dechaque épaule du cheval, aux membresde derriere au plat des cuisses. Saigner uncheval des quatre ars, c’est le saigner desquatre membres.Quelqires-uns les appel-lent ers ou air ; mais ars est le seul termeusité chez les bons auteurs. (V)

ARSA, Géogr., nom de deux villesd’Efpagne, dont Tune étoit dans la Reli-que, & ['autre dans laTarragonoîfe. C’é-toit aussi le nom d’une contrée d’Asie, en-tre Tlíidus & THydafpe, ou Ton trouvoitles villes d’Ifagurus & de Taxila. (C. A.)

*Arsa, Géogr., riviere d’Istrie qui sé-pare TItaíie de l’Illyrie ; elle fe jette dansla mer Adriatique au dessous de Pola.

ARSACE, Géogr., ville de la grandeMédie , bâtie par Àrfaee, gouverneur dela Médie fous Alexandre le grand. Cetteville a subsisté peu de temps, & n’a ja-mais été rétablie. II yavoit un bourg dece nom dans la Palestine. (C. A.)

ArSACE, Hist. del’empire des Parthes,fondateur de Tempire des Parthes, def.cendoit des anciens rois de Perse ; & mal-gré la noblesse de son origine, il vivaitconfondu dans la foule des courtisans desgouverneurs des rois de Syrie. Agatho-clès à qui Antiochus le dieu avoit confiéle gouvernement de la Perse, brûla d’unepassion criminelle & brutale pour Tiri-date, frere à'Arfaee; ce satrape effrénén’ayant pu réussir à le séduire par l’éclatde ses promesses, voulut employer la vio-lence. Les deux freres à qui Tinjnre étoitcommune s’armerent contre leur infâmecorrupteur qu’ils poignardèrent. Arfaeeredoutant les vengeances d’Antiochus ledieu, dont Agathoclès étoit le favori, seretira dans laParthie, où il fe ren lit in-dépendant, après en avoir chassé les Ma-cédoniens. Tous les peuples charmés derentrer fous l’obéissance de leurs anciensmaîtres, favorisèrent sa rébellion, fi Tonpeut ainsi qualifier une révolution qui ré-tablit un prince dans Théritage de lès pe-

f (*) On travaille, par ordre des états de Bourgogne , à la rendre navigable depuisAutun ; l’hiftoire semble annoncer qu’clle l’étoit du teins de Jules César.