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res.Le roi de’Syrie n’entreprit point de ledépouiller d’un état dont le cœur des su-jets A'Arsace lui assurait la posseltìon. Cefut ainsi que se forma le royaume desPar-thes,que quelques-uns confondent mal-à-propos avee celui des Perses ; il compre-noit cette région célébré de l’Afie,. qui alaMédieâ l’oecident, la Perle au midi, laBaítriane à l’orient,laMargiane & l’Hyr-canie au septentrion. Héeatompyle, ainsinommée à cause de ses cent portes,cnétoitla capitale: e’elt aujourd’hui Hispahan.Cet empire a subsisté pendant près de cinqcents ans fous vingt-sept rois connus fousle nom de rois Arsacides.dont l’histoirc estpresque tombée dans l’oublì ; il n’en resteque quelques fragmens épars dans les an-nales des peuples qui ont eu des démêlésou des intérêts à discuter avec eux. Arta-ban en fut le dernier roi. Artaxerxès ouArtaxate, soldat de fortune , lui ôta letrône & !-> vie Pan 223 de l’ere vulgaire.
Arsace II, fils & successeur du fon-dateur de l’empire des Parthes, Fut unprince véritablement grand & magnani-me. Maître de laParthie *Sr de l’Hvrcanie,il joignit aux états dont il avoit hérité deson pere, plusieurs provinces voisines.Antiochus le grand.allarmé de fa puissan-ce, entreprit de la détruire avant qu’ellefût affermie ; il marcha contre lui aveetout Papparei! de ses forces .Arsace se flat-ta que les déserts qui servoicnt de barriè-res à ses états, seraient le tombeau desSyriens qui n’y trouveraient aucune sub-sistance ; mais voyant que ces obstacles 11ene les arrêtoient point dans leur marche,il ordonna d’empoisonner les fontaines &les puits. Les exécuteurs de ses ordres fu-rent mis en fuite par Antiochus qui traversa sans périls des contrées qui refu-soient tout aux besoins de l’homme. II seprésente devant Héeatompyle qui lili ou-vre ses portes. Arsnce avoit quitté la Par-thie pour se retirer dans Plivrcanie, dé-fendue par des montagnes escarpées, quine pouvoient être franchies par une ar-mée. Antiochus applanitcet obstacle, enpartageant son armée en dissérans corpsqui se réunirent à la descente des monta-gnes. Arsnce qni s’étoit cru invincibleparla nature,sentit alors la nécessité d’ar-rêter lin ennemi qni avoit triomphé desplus grandes difficultés ; >1 se met à la têtede cent mille hommes de pié & de vingtraille chevaux, & se présente devant un
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ennemi épuisé par une marche longue &pénible. On alloit donner le signal ducombat, lorsque Antiochus adoptant unsystème pacifique , aima mieux Pavoirpour allié que pour ennemi ; & aprèsleur réconciliation, ils marchèrent en-semble contre Euthydeme qui avoit en-vahi la Bactriane. Dès qu’il n’eut rien àcraindre des rois de Syrie, il devint re-doutable aux Barbares, dont il réprimales brigandages. Les détails de fa vie nenous font point connus : il mourut Pan222 avant l’ere vulgaire.
Arsace ill, le troisième de fa famil-le qui régna fur les Parthes, avoit toutesles vertus qu’on exige de l’homme pri-vé, & tous les talens qui font les grandsrois. Heureux conquérant, il fit le bon-heur des peuples subjugués. Sa domina-tion s’étendit depuis le mont Caucase jus-qu'à l’Euphrate ; il vainquit DémétriusNicanor, roi de Syrie; & quoiqu’il eûtà s’en plaindre, il adoucit les ennuis defa captivité , en lui faisant rendre lesmêmes honneurs qu’on rend aux rois.Mais ce prince dégradé se sentit humi-lié de recevoir à titre de grâces des hon-neurs dus à fa naissance ; & quoiqu’ileût épousé Rodogune , sœur d 'Arsace,dont il avoit des enfans, il prit la fuitepour se retirer dans ses états; mais ilfut arrêté fur le territoire de Babylone,& envoyé dans PHyrcanïe comme dansune terre d’exil, où on lui procura tousles plaisirs, excepté celui de comman-der. Un traitement aussi doux étoit in-spiré par la politique. Arsace qui depuislongtemps ambitionnent la conquêtede Syrie, vouloit se servir de Démé-trius pour faire la guerre à Antiochusle pieux, qui depuis la détention de sonfrire avoit profité de son malheur pourmonter sur le trône. Ce projet formépar Arsace fut exécuté par Phraate sonsuccesseur. Ce prince heureux â com-battre L à gouverner, fut le législateurde fa nation , qui avant lui ne con-noissoit point le frein des loix. II em-prunta des peuples vaincus les institu-tions qui lui parurent les plus utiles pouradoucir les mœurs dures & sauvages deses sujets. On volt encore paraître dansl’histoiie un quatrième Arsace qui en-voya des Ambassadeurs à Sylla pour fairealliance avec les Romains. Qiio : que sessuccesseurs eussent des noms distinéUfs,,