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Tome troisieme. APA - ATZ.
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gualafoi des traités qui l’obligeoient àne jamais Faire la guerre aux enFans dePtolomée Soter. Ceranus , indigné decette délicatesse, conçut & exécuta ledessein de l’assaffiner. Sa sœur , veuve dece prince, se retira avec ses enfans dansCassandrée, pour les soustraire aux fu-reurs d'un perfide qui ne voyoit en euxque les vengeurs de son crime. Alors Ce-ranus forcé de dissimuler fit demanderfa sœur en mariage, promettant d’assurerà ses neveux l’héritage de leur per e.Arsi-«céqui n’étoit point assez puissante pourlui résister, consentit à le recevoir dansCassandrée. Après qu’il eut prêté sermentsur l'autel de Jupiter qu’il seroit le pro-tecteur de ses enfans, elle va à fa rencon-tre accompagnée de ses deux fils, dontI’ainé avoit seize ans & l’autre trois.Cetteréception fut brillante : «n offrit des sa-crifices dans les temples , & ce jour futmarqué par des fêtes. Ceranus reqoit tesneveux avec un épanouissement de joie,qni en annonqoit la sincérité ; mais à pei-ne est-il le maître de la ville , qu’il dictel’arrét de leur mort ; .ár/SWfurieuse leurfait un bouclier de son corps, & c'est furelle que tombent les premiers coups, &ses enfans font massacrés dans ses bras jon l’arrache pâle & défigurée de dessusleurs cadavres , & elle est traînée en exildans la Samothrace, où elle n’a d’autreplaisir q»e la ressource de verser des lar-mes. Tandis qu’au milieu d’une nationbarbare tout lui retraqoit la fureur d’unfrere dénaturé, Philadelphe la fit venirdans fa cour, & l’amour violent qu’ellelui inspira la fit passer dans son lit. Ce futpour se concilier l’affection des Egyp-tiens, amateurs des fêtes, qu’elle célé-bra avec pompe la fête d’Adonis, & toutel’Egypte accourut en foule à cette folem-nité ; quoiqu’elle ne fût plus dans l’âged’avoir des enfans, & qu’elle eût perdula fleur de la beauté, elle conserva pen-dant toute fa vie un ascendant vainqueursur son époux, qni ne put lui survivre, Lpour savoir toujours présente , il lui éri-gea une statue detopase , haute de quatrecoudées , qu'il fit placer dans ses apparte-mens. II lui consacra un temple dans Ale-xandrie , & la nation dont elle avoit faitles délices , lui en fit bâtir un autre aussimagnifique fur le promontoire de Zéphy-rie, où elle fut adorée fous le nom de Fe-aus siéphyride. Plusieurs villes ne crurent

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pouvoir mieux perpétuer fa mémoire &leur reconnoissance , qu’en renonqant àleur ancien nom , pour prendre celuid'Arsinoé j telle fut Patere dans la Lycie,& une autre dans le Delta. (T-«.)

ArsxnoÉ , fille de Lysimaque , roi deMacédoine , épousa le second des Pto-lomées, & cette union fut une sourced’amertunies & de crimes. Sa jalousie ,excitée par la prédilection de son maripour une autre, la précipita dans un dés-espoir qui la rendit capable des plusgrandes atrocités; elle corrompit par sescaresses & ses présens Amyntas & lemédecin Chrysippe, qui s’engagerent àfaire périr par le poison sa rivale & sonépoux infidèle. Les conspirateurs furentdécouverts & punis ; Ptolomée respectantencore dans Aisinoe' le titre de son épou-se , & plus encore celui de mere des en-fans qu’elle lui avoit donnés, eut la mo-dération de ne pas la faire expirer dansles supplices ; il borna fa vengeance à lareléguer à Copte , ville de la Thébaïde ,où dévorée de remords elle languit dansun éternel oubli. (T’-m.)

ArsinoÉ, sœur & femme de Ptolo-mée Philopator , en eut un fils dont lanaissance sembloit lui assurer la posses-sion du cœur de son époux'; mais sup-plantée par une courtisanne effrontée,elle éclata en reproche contre le princeinfidèle, qui l’humilioitparfes dédains.Ptolomée qui se sentoit coupable n’enfutque plus sensible à l'importunité de fesplaintes, & ce fut pour ne plus entendreune voix qui réveilloit fes remords , qu'ilchargea son ministre de l’en débarrasserpar le fer ou le poison. L’ordre barbarefut bientôt exécuté , & Arsiuoê expiravictime d’un époux qui ne pouvoit luireprocher qu’tin excès de tendresse dontil n’étoit pas digne. (T-».)

ARSIS, f. f. terme de grammaire ouplutôt de prosodie ; c’est '('élévation dela voix quand on commence à lire unvers. Ce mot vient de xioa , tollo , j’élevc.Cette élévation est suivie de rabaisse-ment de la voix , & c’est ce qui s’appellethesis, Séoiç, déposition, remìjsio. Par exem-ple, en déclamant cet hémistiche dupremier vers de l'Enéide de Virgile ,Arma virumque cano , on sent qu’onéleve d’abord la voix, & qu’on l’abaisseensuite.

Par arsis & thesis on entend cômmu-