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Tome troisieme. APA - ATZ.
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de la titre, iis prennent des Formes diffé-rentes selon le climat qni les volt e'ciorre,& en raison des foins qu’on donne à leurculture,. Dans des contrées sauvages, ilscroupissent fans prix & fans éclat.

Nous voyons aujourd’hui encore , quechez tous les peuples de b terre qui onteu assez (('intelligence pour sortir de leurpremiere barbarie , on conncít la musi-que, la danse, l’éloquerice , & même lapoésie. Il en a fans doute été de mêmedans tous les siécles antérieurs , dès lemoment que les hommes ont commencé àréfléchir. Pour voir les beaux - arts dansleur berceau , & fous leur forme la plusgrossisse, il n’est donc pas- nécessaire deremonter, dans l’hiffcoire jufqu’à l’anti-quité la plus obscure. Ils auront été d’a-bord chez les Egyptiens & danslaGreceancienne, çs qu’ilsfont encore clic# lesHurons. Quiconque a un peu observé lecaractère de. l’efprithumain , connoít lepenchant général ded'hompi.e à.poljr & àorner tous les qbjç.ts-fenlìhlejs quisont à faportée & à son. nfage-Òn conqoit fans pei-ne comment le génie de 1 ’ham.me- a puêtre aipenç par des cpnjon.ctí)ïss; op na-turelles ou accidentelles,, à produire depremiers essais faibles &•,greffiers danschaque branche des beaux-arts.: ce n'estpas ici le lieu de descendre dans le détail.

Non-feulement on retrouve les princi-pales branches des beaux-arts chez des na-tions qui n’ûiít eu a tienne commnbieationni directe ni indirecte entr’.èlles', on y re-trouve encore- des rameaux particuliersqni dérivent de ces branches capitales.-Chacun fait qne les Chinois ont des comé-dies & des tragédie:,; même les anciensPéruviens connoissoient ces deux efpecesde drame, puilqu'au rapport de Garciìaflo-de la Vega, ils employoicnt Pline à repré-senter les actions de leurs Incas,& l’autre•à mettre fur la scène des événemens de lavie commune ( Histoire des Incus liv. 11.chap. ip. ) I.es Grecs que ['orgueil natio-nal portoit à exagérer leurs -avantages ,enx dont Macrobe a dit : Grœct zinniasua in ìmmensuin tollnnt, ( Saturnaí, lih. I,sap. 24 . ) s’attribnoient à la vérité ('in-vention de tous les arts: mais Strabon,■l'un des plus judicieux d'entr’eux , nousa averti de nous défier de leurs relationsfuries faitid’une haute antiquité; i! observe trèsejudicieufement que les anciens•rédacteurs des relations ont été entraînés

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dans un grand nombre d'erreurs . par lamythologie des Grecs, f fíêorr. lib. VIII)II est aisé de juger que les Grecs qui dansle temps que d'autres nations étoient déjaflorissantes, fe nourrissoienr encore deglands , n’ont pu être les premiers à cul-tiver les benitx-cirts.

' Mais quoique nous soyons persuadésque le premier germe des beaux-urts aexisté chez tous les peuples, il y a encoresi loin des premiers essais jufqu’au termeseulement où la culture des heaux-artsprit une forme méthodique, où l’on com-mença à les exercer comme des arts qui[louvoient être enseignés, qu’on est en-core toujours Fondé à demander chçzquel peuple de la terre ce pas difficile aété le prenyer Franchi.

Nous avons trop peu de relations furl’éíat des arts , chez les nations les plusanciennes, pour pouvoir répondre à cettequestion. Les Chaldéensou selon d’au-tres , les Egyptiens passent pour être lespremiers qui ont exercé avec quelque mé-thode les diverses branches des arts dudessein ; on n’a cependant rien d’absolu-ffient ccctajn là-defl’us. Ce qu’il y a de sûr,

. c’est que chez ces peuples, auffi bien quechez les Etrusques, les beaux-arts florif-foient déja dans des temps où ce que l’hi-stqire a de bien constaté ne répand encopequ’un jour très-foible fur l’état des na-tions. ; Les arts qui tiennent au dessein,aroient déja pris racine dans la C.haldée. ,au temps d’Abraham ; & fous le régnéde Séfostris , contemporain du législateurdesJniFs,l’architecture floriiioit au milieude l’Egypte, ÇHist. de Fart , chez les an-ciens , par Winckelmami, p. I, chap. I.)

On ne Fauroit déterminer avec précisionjítsqu’où ces peuples avoient porté lesbeaux-arts, avautqu’ils naquissent chezles Grecs. Les Egyptiens Lies Perses onteu des édifices L des jardins,qui du moinsen étendue & en magnificence extérieure,surpassent tout ce que laGrecea eu depuisen ce gertre. La natioojuive produit enco-re d’excellens morceaux d’éloqnence &de poésie, qui font antérieurs à ceux desGrec;.

II semble que la Grcee propre n’a con-nu les beaux aríjque par le moyen de Fescdonies, répandues dans l’Italie & dansl’Ionie.Cette derniere province les tenoittans doute des Chaldéens fes voisins, &iagrande Grece les avoit requs de l’Etru-