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précises fur la nature L remploi des arts,On ne saurait rien Hxer à l'égard de laforme de ces ouvrages. Qui pourroit,ponr ne citer qu’un seul exemple, assi-gner tontes les différentes formes querode ou le drame peuvent prendre fans sedénaturer ? Dans des recherches de cettenature , le bon sens veut cjn’on évite lessubtilités minutieuses, & qu’on fc gardebien de donner des entraves au génie del’artifte.
Le grand principe que tout artiste doitsuivre dans ses compositions, c’est “defaire que l’ensemble & chaque partie deson ouvrage, produise l’expression la plusfavorable fur les feus & fur l’imagi.ia-tion, afin d’exciter, autant qu’il est possi-ble, toutes les forces de i’ame à y gravercette impression d’une maniéré ineffr.qa-ble. „ Or il n’est pas possible d’atteindreà ce but.si l’onvrage n’a de la beauté & dela régularité,en un mot,s’il ne porte l’em-preinte du bon goût. Le défaut le plus es-sentiel dans un ouvrage de l 'art , quoiqueCe ne soit pas toujours le plus important,c'est de manquer du coté du goût.
La maxime générale fur le choix dusujet, c’est “ que l’artiste choisisse des ob-jets propres à influer avantageusementsur l’esprìt & sur le cœur. „ Ce sont-là lesseuls sujets dignes de nous émouvir for-tement , & de Faire fur nous des impres-sions durables : tout le reste peut n’enproduire que de passagères.
Ce seroit néanmoins mal entendre cet-*e maxime , que de vouloir interdire auxarts tout sujet qui ne seroit pas précisé-ment moral ; elle ne défend p:s à l’artistede sculpter une coupe ou de peindre unVase à boire, mais elle lui prescrit simple-ment de n’y rien tracer qui ne soit propreà faire une heureuse impression,de quel-que genre qu’elle sut.
De tous les avantages de l’art, ceux-làont fans contredit futilité la plus im-portante, qui gravent dans notre espritdes notions, des vérités , des maximes,des sentimens propres à nous rendre plusparfaits, & à former en nous les caractè-res dont nous ne saurions manquer fansperdre de notre prix, soit en qualitéd’hommes, soit en qualité de citoyens.Mais an défaut de pareils sujets, l’artisteaura encore satisfait à son devoir, filonouvrage nous affermit & nous perfpction-ue dans le goût du beau. Ainsi, le peintre
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auquel j’aurai commis le foin de décorermon appartement méritera toute ma re-connoissiuice , s’ii s’en acquitre de manié-ré que île quelque coté que je jette lesyeux, je me fente rappeller vivement lesnotions pratiques qui me font les plusnécessaires ; que si la chose n’est pas faisa-ble , son travail sera néanmoins encoredigne d’éloge, s’il me présente dans cha-que objet de quoi nourrir & fortifier enmoi le bon goût.
II résulte de ce que nous venons de di-re, que les beaux-arts 11e supposent passimplement dans l’artiste un goût exquis,mais qu’ils demandent de plus qu’il yjoigne une raison saine , une connoissan-ce réfléchie des mœurs, & une intentionsérieuse de faire de ses talens le meilleurusage possible. ÇCet article est extrait dela théorie générale des beaux-arts de M,Suher .)
Art des Esprits , ob Art Angé-lique, moyen superstitieux pour acqué-rir la connoiflfance de tout ce qu’on veutsavoir avec le secours de son ange gar-dien, ou de quelqu’autre bon ange. Ondistingue deux sortes d’art angélique ; l’tmobscur , qui s’exerce par la voie d’élé-vation ou d’cxtale; l’autre clair & dis-tinct , lequel se pratique par le ministèredes anges qui apparaissent aux hommesfous di s formes corporelles, & quis’en-tretiennent avec eux. Ce fut peut-être cetart dont se servit le pere du célébré Car-dan , loifqu'ii disputa contre les trois es-prits qui lbutenoient la doctrine d’Avcr-roùs, recevant les lumières d’un génieqir'il eut avec lui pendant trente - troisans. Quoi qu’il en soit, il est certain quecet art est superstitieux , puisqu’!! n’estautorisé ni de Dieu ni de l’église , & queles anges par !e ministère defquels onsuppose qu’il s’exerce, 11e sont autres quedes esprits de ténèbres & des anges de sa-tan. D’ailleurs , les cérémonies dont 011se sert ne sont que des conjurations parlesquelles on oblige les démons, en ver-tu de quelque pacte , de dire ce qu’ils sa-vent & de rendre les services qu’on efpercd’eux. Voyez Art NOTOIRE. Cardan ,lik. XVI, de rer. •variet. Thiers. Traitédes superstitions. ("(?)
Art notoire, moyen superstitieuxpar lequel 011 promet l’acquisition dessciences par infusion & fans peine , enpratiquant quelques jeûnes, & en faisant