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Tome troisieme. APA - ATZ.
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ART

certaines cérémonies inventées k ce des-sein. Ceux qui font profession de cet art,assurent que Salomon en est sauteur, &que ce fut par ce moyen qu’il acquit enline nuit cette grande sagesse qui l'a ren-du fi célébré dans !e monde. Ils ajoutentqu’il en a renfermé les préceptes & la mé-thode dans un petit livre qu’ils prennentpour guide. Voici la maniéré par la-quelle ils prétendent acquérir les scien-ces , selon le témoignage du pere Delrio :ils ordonnent à leurs a- pirans de fréquen-ter les facremens, de jeûner tous tes ven-dredis au pain & à l’eau , & de faire plu-sieurs prières pendant sept semaines ; en-suite ils leur prescrivent d’av.tres prières,& leur font adorer certaines images , lessept premiers jours de la nouvelle lune ,au lever du soleil, durant trois mois : ilsleur font encore clioifir un jour où ils fesentent plus pieux qu’à l’ordinaire , &plus disposés à recevoir les inspirationsdivines ; ces jours-là ils les font mettre àgenoux dans une église ou oratoire , ouen pleine campagne , & leur font diretrois fois le premier verset de l’hymneVeni Creator spiritus, &c. les assurantqu’ils seront après cela remplis de scien-ce comme Salomon, les prophètes & lesapôtres. S. Thomas d’Aquin montre lavanité de cet art. S. Antonin , archevê-que de Florence, Denys le chartreux,Gerson , L le cardinal Cajetan , prouventque c’est une curiosité criminelle par la-quelle on tente Dieu, & un pacte taciteavec le démon ; aufii cet art fut il con-damné comme superstitieux par la facul-té de théologie de Paris Pan 1310. Del-rio , difq. magie. part. II. Thiers, traitédes superstitions.

Art de S. Anselme , moyen de gué-rir les plaies les plus dangereuses, en tou-chant feulement aux linges qui ont étéappliqués fur les blessures. Quelques sol-dats Italiens, qui font encore ce métie:,en attribuent l’invention à S. Anselme :mais Destin assure qUe c’est une supersti-tion inventée par Anselme de Parme, Fa-meux magicien ; L remarque que ceuxqui sont ainsi guéris, si toutefois ils enguérissent, retombent ensuite dans deplus grands maux , & finissent malheu-reusement leur vie. Destin, difq. magie.

m. ii.

Art de S.Paul, sorte dW notoireque quelques superstitieux disent avoir

ART <ot

été enseigné par 8. Paul, après qu’il eût;été ravi iusqu’au troisième ciel: on nesait pas bien les cérémonies qne prati-quent ’-sçux qui prétendent acquérir lessciences par ce moyen , fans aucune étu-de , & par inspiration : mais on ne peutdouter que cet art ne soit illicite ; & il estconstant que S. Paul n’a jamais révélé ce-qu’il onit dans ion ravissement, puisqu’ildit lui-même qu’il entendit des parolesineffables, qu’it n’est pas permis à un‘homme de raconter. F. Art notoire,Thiers, traité des superstitions. (6)

Art mnémonique. Qn appelle artmnémonique , la science des moyens quipeuvent servir pour perfectionner la mé-moire.On admet ordinairement quatre deces sortes de moyens : car on peut y em-ployer on des remedes physique^,que l’on 'croît ‘propres à fortifier la masse du cer-veau ; ou de certaines figures Scfcheim-tifines , qui font qu’une chose se gravemieux dans la mémoire; ou des motstechniques, qui rappellent facilement ce.'qu’on a appris; ou enfin un certain arran-gement logique des idées, en les plaçant,chacune de façon qu’elles fe suivent dansun ordre naturel. Pour ce qui regarde lesremedes physiques , il est indubitable *qu’un régime de vie hien observé peutcontribuer beaucoup à la conservation dela mémoire ; de même que les excès dans •le vin, dans la nostrriture, dans lés plai-sirs , l’affoiblissent. Mais il n’en est pas démême des antres remedes que certains ’auteurs ont recommandés,des poudres,du- :tabac, des cataplasmes qu’il faut appli-quer aux tempes, des boissons, des purga-tions, des huiles, des bains, des odeursfortes qu’on peut voir dans Vart mnémo-nique de Marins d’Alfigni, auteur An-glois. Tous ces rémedes sont très-sujets à ‘caution. On a trouvé pa’Texpérience queleur usage étoitplus souvent funeste quesalutaire, comme cela est arrivé à DanielHeinsius & à d’autres, qui loin de tirerquel q u’ava (stage de ces remedes, trou-vaient â la fin leur mémoire fiaffoiblie,qu’ils ne pouvoient plus se rappelles nileurs noms, ni ceux de leurs domestiques,D’autres ont eu recours aux fchématif-mes. On fait que nous retenons, une choseplus facilement quand elle fait sor notreesprit, par le moyen des sens extérieurs,,une impression vive- C’est par cette rai-son qu’on a tâche" de soulager la mémoire