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Tome troisieme. APA - ATZ.
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«et amas rfe matériaux, t acier J. at , ou /ftrône de Tiriiat.

ARTAXERXES Longue-main,Hift.de Perse- Ce prince surnommé lon-gue main à cause qu’il avoit la main droiteplus longue que la gauche, fut magnifi-que & bienfaisant : quoiqu'íl ne fût quele troisième fils de Xerxès, il fut son suc-cesseur au trône de Perse. Darius , sonains. avoit été enveloppé dans le meurtrede l'on pere, a Raffiné par Artaban , &Hydafpe, que la naissance appelloit à lacouronne, étoit alors trop occupé dans laBactriane pour faire valoir ses droits. Ar-tabane ne plaça Artaxerxìs fur le trôneque pour en faire bientôt fa victime ;mais i! fut prévenu dans ses desseins cri-minels, & quand il étoit prêt de les exé-cuter, il fut assassiné lui même. Les se-mences des troubles de la Perse ne furentpas étouffées dans son sang; il luirestoitsept fils auflì ambitieux que lui. Artaxer-xìs ardent à venger la mort de son pere,marcha contre les en fans de son meur-trier , qu’it crut devoir immoler à sesmânes : il leur livra une bataille où tous •furent exterminés. Dèsqu’il sévit débar-rassé d’ennemis aussi redoutables, il tour-na ses armes vers son frere, dont la na-ture soutint mal les droits. Artaxerxìsvainqueur se vit passible possesseur d'un«mpire qu’il étoit digne de gouverner;les gouverneurs dont la fidélité étoit su-specte , furent déposés ; eeux qui furentconvaincus de tyrannie & d’exactions,expirèrent dans les supplices ; les moinscoupables furent notés d’infamie , puni-tion plus cruelle que la mort pour ceuxqui conservent un reste de pudeur. Lesabus réformés L les tyrans subalternespunis lui méritèrent Rameur de ses su-jets, qui est la récompense des bons rois& le fondement inébranlable de leurpouvoir.

Ce fut fous son régné que Thémisto-cle, fugitif d’Athenes, fut cherher tinasyle dans la Perse, où sa tête avoit étémise à prix. Artaxerxìs , religieux ob-servateur des droits de l’bofpitalité, ré-voqua l’arrêt de fa proscription, & renditgrâce à ion dieu Oromaze d’avoir pourhôte un guerrier qui âpres avoir ébran-lé le trône de la Perse étoit capable d’enaugmenter la splendeur. II eut plusieursentretiens avec lui pour découvrir quelsétoient les ressorts de la puissance de k

ART sas

Grece, &■ les vices de fa constitution,& satisfait de ses conseils il lui assignades revenus considérables pour vivreavec magnificence. Cimon l’Athénien en-levois alors à la Perse ses plus riches pro-vinces : Eione, Reste, Amphipolis &By-zance, furent ses conquêtes : tout le paysd’Ionie , jufqu’en Pamphiiie, passa fousla domination des Athéniens & de leursalliés. La flotte d’Artaxerxìs, composéede trois cents cinquante voiles, fut bat-tue & dissipée à l’embouchure du fleuveEurymedon, & la conquête de la Cher-souese de Thrace fut les fuites de la vic-toire de Cimon. Cette guerre fournitplusieurs exemples qui prouvent que ladomination des rois de Perse devoit êtrebien douce, puisqu’on y volt ce mêmeenthousiasme de citoyen qui n’embrâieordinairement que le républicain. Lesinsulaires de Thase, assiégés par les Athé-niens, décernèrent peine de mort contrele premier qui parleroit de fe rendre :ils souffrirent pendant trois ans toutesles horreurs d’une ville assiégée ; lesfemmes s’élevant au dessus des foiblef-fes de leur sexe, ne le cédèrent pointaux hommes eu férocité ; on manquoitde cordes pour faire agir les machines,elles coupèrent leurs cheveux, & con-sacrèrent à cet usage leurs plus cheresdépouilles. Quand la famine n’offrit plusaux assiégés que la ressource de mourir,u n deshabitans, nommé Hegetorìde, pa-roît dans assemblée du peuple, la cordeau cou , & dit: chers compatriotes, dis-posez de ma vie, je vous l’abandonne,si vous croyez que mon sang vous puisseêtre utile; mais du moins sauvez le restedu peuple , en abrogeant une loi meur-trière qui vous défend de traiter avecles arbitres de votre destinée. Les Ita-liens pleins d'admiration abolirent laloi qu’il venoit d’enfreindre ; 1a villeouvrit ses portes aux Athéniens , quirespecteront la vie & les biens des ha-bitans. Bogès 1 , gouverneur d’Ione furle Strymon , donna dans le même tempsun exemple de fidélité pour ses maîtres jil fut assiégé par les Athéniens, & quoi-qu’il fût dans l’impuissance de fe dé-fendre, il crut q ne son honneur lui pre.ferivoit de mourir dans le poste qui luiavoit été assigné ; il fit rassembler toutl’or & Purgent qu’il trouva dans la vil-le , & le fit jeter dans le fleuve Stry-