Band 
Tome troisieme. APA - ATZ.
Seite
506
JPEG-Download
 

fo$ ART

mon , ne voxilant pas qit’il fíit !a récom-pense des ennemis de son roi. Après cepremier sacrifice, il égorgea sa femme,ses enfans & ses esclaves, & teint deleur sang , il se précipita dans un Bû-cher qu’il avoit fait préparer. Les répu-bliques n’oíFrent point un exemple plusFrappajit d’amonr pour la patrie ,• &quand on voit des hommes prêts à toutsouffrir pour vivre dans la dépendanced'un maître , on doit proposer sonexemple aux rois > pour leur appren-dre à mériter de si grands sacrifices :ces efforts d’une vertu portée jusqu’à laférocité, font l’éloge de la bonté d 'Ar-taxerxès.

Les 1 Egyptiens étaient toujours indo-ciles L rebelles : nés pour être esclaves,ils 11 e songeoient point à briser leursfers, ils ne vouloient que changer demaîtres. II fe fortifièrent de l’aliiancedes Athéniens , & fe crurent assez puis-faus pour s'affranohir de la dominationdes Perses. Artaxerxès lit marcher con-tre eux son frere Achemenide , à latête de trois cents mille hommes; cettearmée fut défaite, & les débris s’en ras-semblèrent dans Memphis, où ils furentassiégés pendant trois ans ; ils furentenfin délivrés par une nouvelle arméequ’on envoya à leur secours. 11 y eutalors un second combat, où Iuare, queles Egyptiens avoient élu pour leur roi,perdit la vie. Sa mort rendit le calmeà l’Egypte. Les vengeances exercéescontre les rebelles furent une nouvellesemence de guerre ; Megabise s’étoit en-gagé par serment à conserver ia .vie desprisonniers; la mere d 'Artaxerxès exi-gea qu’on les lui livrât pour les iinimi.ler aux mânes de son fils Achemenjde,tué dans le combat, & dès qu’elles leseut en son pouvoir, elles les fit touscrucifier. Megabise indigné de, ce qu’onl’avoit rendu parjure , se retira dans songouvernement de Syrie, où levant re-tendait de la rébellion i! ébranla le trô-né de son maître.; les armées d ' Art.ixer-xès .Furent défaites dans plusieurs occa-,fions, & il fallut recourir à la négocia-tion pour Ic faire rentrer dans son dé-vóit. Ce Fut dant la vingtième année durjegne d’ Artaxerxès, que ce qrince envoyaischémie, son échanson.,, avec le titre degouverneur , pour rebâtir les murs deJérusalem qui n’avoíent pu encore être.

ART

rétablis ,' malgré les édits de Cyrus & deDarius, fils d’Hystaspe, & ia protectiondéclarée de ces deux rois pour le peuplejuif.

Artaxerxès , Fatigué d’une guerre oné-reuse à son peuple, la termina par unepaix qui rendit aux villes grecques d’A-iic leur liberté, leurs loix & leur ancien-ne forme de gouvernement. Ce traité,dont les conditions pároíísent avoir étédictées par les Grecs, est un monumentde la supériorité d’un peuple qui combatpour son indépendance, sur une nationavilie par l’esclavage. Un événement quifait honneur aux sciences, pensa devenirla semence d’une nouvelle guerre. La ré-putation du médecinllippocrate avoit pé-nétré jusqu’aux extrémités de la Perse :Suze frappée de la peste avoit besoind’une main habile pour détourner cefléau; Artaxerxès le sollicita de venir a usecours de ses sujets soufFrans, & il crutl’éblouir par l'éclatde ses promesses. LesGrecs avoient une aversion invinciblecontrefis barbares : Hippocrate étoit suf-• ceptible de cette antipathie nationale ; &supérieur à tout ce qui peut tenter l’ava-rice & l’ambition, il répondit au monar-que Asiatique, qu’étant sans désirs L fansbesoins, il devoit se consacrer au soula-gement de ses concitoyens, préférable-ment à des étrangers , ennemis de fa pa-trie. Une réponse si fiere irrita l’orgut'Ud 'Artaxerxès, qui somma h ville de Cosde lui livrer un médecin insolent quiétoit né dans son sein ; les habitans sen-sibles au sacrifice qu’Hippocrate leuravoit fait de sa fortune, aimèrent mieuxs’exposer au ressentiment d’un monar-que puissant, que d’avoir à se reprocherla honte d’avoir été moins généreux q n;lui. Artaxerxès éprouva par ce refus queles rois ont,souvent besoin d’un méde-cin , dont la destinée plus heureuse estde pouvoir se palier d’eux.

La guerre du Péloponnese depuis septans embràsoit la Greee acharnée à se dé-truire; les deux partis également fatiguésd’en soutenir ie poids, sollicitèrent le se-cours à'Artaxerxès, qui-féal pouvoit fai-re pencher ja balance : ce prince flattéd’étre l’arbi.tre' de la Grece, faifoit despréparatifs formidables pour donnerpins de poids* à fa médiation, lorsqueía mort l’enfiva à la Perse. 11 fut lansdoues; tin gr.and roi, puisqu’ii fut aimé