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Tome troisieme. APA - ATZ.
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A. R T

Áe ses sujets, & 411’íl préférada gloired’être leur.bienfaiteur, à la vanité d’êtreconquérant. Quoiqu’il cultivât les i .t-tres. & qu’il aimât à les récompenser,il manqua d’historiens pour nous trans-mettre sçs talons & ses vertusil ne nousest connu que par les Grecs , peintresinfidèles., dont la jalouse malignité dé-figtiroit les plus beaux traits de T étran-ger, Xerxès qui lui succéda fut le seulfils qu’il eut de fa femme légitime,maisil en eut dix-sc.pt autres de ses concu-bines a lps .loix , en réglant l’ordre dessuccessions, prévenoient les abus de Tin-coHtineiicp. U11 monarque entouré dcfemmes dévouées à ses plaisirs, s’aban-donuoit à la licence de ses penchans ,faiis compromettre fa gloire; une posté-rité nombreuse étoit honorable, & la sté-rilité imprimoit une espece d’opprobrequ’il étoit doux de prévenir. L’évangilearectifié cette faqon de penser, & quoiqu’ilais élevé le mariage à la dignité de secre-inent, il nous apprend à regarder le céli-bat .chétjen comme un état plus parfaitqu’une union charnelle, qui fe propose deperpétuer l’espece humaine •&de donnerdes habitant à la terre. (.T-k.)

ArtaXERxes.II. Hift. de Perse, étoitfils d’Ochus, qui à son élévation ati trô-ne , avoir pris le nom de Darius prothus.Etant auprès de son pere près d’expirer,Artaxerxh lili demanda par quel secretil ,11’avoit éprouvé que des prospéritéspendant un régné de dix-neuf ans j’ai,répondit le. monarque , toujours pratiquéce que la justice & la religion exigeoientdc moi. Le nouveau roi en montant furle trône-cuifa. Famille & des rebelles àpunir ; son frère Cyrus qui avoit forméle.projet deylassaffiner ,-fi;t,4écoijvert &condamné à la mort ; mais le,monarquedément, à la.soiicitation de fa piete ,lerenvoya dans son gouvernement ric HA-'fie.-minçure-', Çyrus. sensible à-i’affroot.d’aîtoir été.;condamné à ia mort,, oubliaqu’il lui avoit pardonné. II Je.va une. ar-mée de cent mille barbares, &.les Lacé-détnnniens r.íni,. fpur.nirent. ..encore de?troupes' & des vaisseaux,; cette■ armée,.après une marche de cinq cents lieues ,quldde,,exécuta .en quatre -vjogt< treizejours, arrjvaidâns les plaines,de Baby-lone-.nùqlle, Mou va Artaxerxh ■ prêt à.luj.-fivrer-bataille. Lee .Grecs .attaquentaveo.taut al.’iítipétiioíité' , qu'e Taiso qui

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est opposée est défaite & dispersée ;.dans.ce premier succès , ils proclament Cy- •rus roi , en frappant fur leurs boucliers ;ce jeune prince apperqoit son frere , ilfond fur lui, tue le capitaine de fi s gar-des , & est tué à son tour par Artaxer- ■xès d’un coup de javeline : la rébellionfnt éteinte dans fou sang.

La cour de Perse offrit encore une-feene aussi sanglante. Artaxerxh avoitépousé Statíra-, dont le frere ctoit marid’Amestris , soeur du monarque; ce fre-re , pour assouvir une passion incet-tueuse dont il brûloit peur sa sœur, essayad’empoisonner son épouse Amestris : ilfut découvert & puni. Sa famille , q-nin’avoit point eu de part à son crime , fut >enveloppée dans fou châtiment, & Su-ze >àu milieu de cette confusion fut le théâ-tre des incestes, des-adulteres.,-dès meiir- -tres & des empoisonneniens.

Ce fut après-la défaite de Cyrus, que 'les Grecs firent cette belle retraite cé-lèbre fous le nom de la retraite des dixmille. Artaxerxh ne vouloir partageravec le personne le cruel honneur d’avoirtué son frere ; un Carien qui fe vantade lui avoir porté le premier croup , futlivré à Parifatis qui avoit juré la pertede ceux qui avoient eu part à la mort ■de son fils : ce soldat malheureux, fansêtre. coupable , éprouva pendant huit -jours les tourmens .les plus horribles,

& il ne cessa de souffrir qu’en cessantde vivre. L’enuque qui par Tordre deson maître avoit coupé la tête & lamain à Cyrus , fut écorehé tout vif. Ar- .tnxcrxès opprima les Grecs de;.l'Afie„ ,mineure , , pour les punir dri secoursqu’ils avoíenÇ prêté à son frere. La ri- ,.yalité qui divifoit .ses généraux,, s’op- .posa qux prospérités qu’il devoitfe.pro-,mettre, de la supériorité de ses forces •contre une poignée de. Lacédélnoniens ;il fe fortifia de l’allíance. des Athéniens , .jaloux de la grandeur de Sparte, Ils lui „e'nvoyerent Connu pour commander-fa 1■ flottes-fur les côtes- de -Phénicie' & de Sy- "rie. Les Spartiates.sous les ordres deD efcyllidas.,..pénétrèrent dans da -Carie ; >* i^-d’im autre coté , Agefilas avec iine-au- -tre armée parus -devant Ephefe avant- iju’on eut 1111 c armée ,à lili opposer : rien ,ne- s’oppofaà ses conquêtes,,-&.les Persesrt’eurent d’autres-ïessoiu'ce , que de s’a-. baisse*, à demander, la paix qui leurfut;