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Tome troisieme. APA - ATZ.
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comptes les rendirent infidèles à leursengagemens, & Artabaze destitué de toutsecours, le réfugia chez Philippe de Ma-cédoine. Sa retraite ne mit point st n auxtroubles de la Perse : les Sidoniens &les Phéniciens armèrent pour recou-vrer leur indépendance , & ils taillèrenten pieces les gouverneurs de Syrie & deCilicie , qui furent contraints de laist'ercette révolte impunie. Les Cypriots sui-virent l’exemplc des Phéniciens rebel-les. Le roi de Carie fut chargé de met-tre tout à feu & à sang dans leur isle ,tandis qn’Artaxerxìs , à la tête de troiscents mille hommes de pie & de goooochevaux, marehoit contre la Phénicie.Mentor le Rhodien , que les Phéniciensavoient mis à la tête de leur armée,se sen-tit trop foible pour rélister à cette multi-tude de combattant; il saisit cette occasionpour élever sa fortune aux dépens de fagloire : il offrit an monarque de lui li-vrer 8!don , & de passer à fou serviceavec les corps de troupes qu’il avoit àses ordres : cette proposition fut accep-tée , & Artaxerxìs ne crut pouvoir tropacheter une si belle conquête & un aussigrand capitaine fans effusion de sang.:Les Sidoniens trahis s’enfermèrent avecleurs femmes & leurs eufans dans leursmaisons & ils y mirent le feu. Plus dequarante mille habitons le précipitèrentvolontairement dans les flammes : déses-poir qui n’a rien de surprenant chez despeuples libres , que la nécessité réduit àl’alteruative de mourir ou de ramper fousun maître.

La destinée de Sidon en fiteraindre auxautres une aussi déplorable. Toutes éga-lement empressées à rentrer fous l’obéis-sance, implorèrent la clémence dn vain-queur. Quoique la clémence ne fût pointune vertu naturelle à Artaxerxìs, il aimamieux les traiter en sujets qu’en rebelles,parce que voulant porter la guerre enEgypte , il lui eût été dangereux de fassedes mécontens : il étendit fa générositéjusques fur les Cypriots qu’il laissa fousla domination paisible de leur roi. Après.avoir pacifié Chypre L la Phénicie, ilmarcha contre PEçyptc avec trois ar-mées , dont une feule eût été suffisantepour en Faire ia conquête. Ncctanebo ,qui en occupait alors le trône , avoit desforces beaucoup inférieures ; mais ilmettoit ia confiance dans des étrangers

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mercenaires , dont la guerre étoit le mé-tier & Punique ressource. Mentor quicommandait Parmée persane , fit publierque son maître , magnifique dans fi s ré-compenses & terrible dans ses chàtimens,exigeait une obéissance prompte , & qu’ilfauroit punir sévèrement les téméraires &les rebelles. Les étrangers corrompus parses largesses, trahirent Ncctanebo, & fu-rent renvoyés dans leurs pays chargés deprélens. Artaxerxìs s'en retourna triom-phant à Babylone qu’il enrichit des dé-pouilles de l’Egypte ; quand il n’ciit plusd’étrangersni de rebelles à combattre , ils’assoupit dans les plus rebutantes débau-ches , te reposant du foin de l’empire furl’eunuque Bagoas & fur Mentor le Kho-dien. L’eunuque qui étoit Egyptien, étoitaussi attaché aux superstitions de sonpays que fou maître les trouvoit avi-lissantes, & ce fut pour venger fa reli-gion & son pays, autant que par ambi-tion , que cet eunuque fc fit un devoir del’enipoifonner avec toute la famille roya-le. (T-n)

ARTAXIAS , Hist. -ancienne , lieute-nant d’Antiochus le grand , profita desdissensions de la maison des Séleucidcspour fe rendre indépendant dans PArmé-nie , dont ses services lui avoient méritéle gouvernement ; il rechercha l’alliancedes Romains qui le maintinrent dansson usurpation qu’il affermit lui - mêmeparfes maniérés affables & populaires;& fa domination s’étendit fur tout le payssitué entre la Capadoce, ITbérie , laMé-die & la Mésopotamie. Possestèur paisi-ble de cette légion , il vit son alliancerecherchée par Pharnace , roi rie Pont,& par En me ne , roi de Pergame , qui sefailoient une guerre sanglante , où lesSyriens étoient entrés pour favoriserPnarnace. Les Romains , arbitres desquerelles des rois de l’orient, leur ordon-nèrent de déposer les armes. Les hostili-tés ceíserent, & dans le traité de paix,dont ils dicteront les conditions , le titrede roi d’Arménie fut confirmé à Arta-xias ; dès qu’il eut un titre pour rogner,ilfit de la province un empire florissant.La ville d’Artaxate dont il jeta les fon-demens , devint !a capitale de ce nouvelempire & la résidence des rois. Annibalqui avoit une haute idée de son courage& de fes talens , fe rendit à fa cour dansP espoir de i’associsr à son ressentiment