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Tome troisieme. APA - ATZ.
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«outre les Romains. Artaxins plus ja-loux d’affermir fa puissance que de fai-re des conquêtes nouvelles , le traitahonorablement fans se laisser séduirepar fes promesses. Quelque temps après ,Antiockus Ëpiphane lui redemanda lesprovinces qu’i! avoit usurpées. La guer-re se ralluma. Artuxias perdit Une ba-taille fans rien perdre de fa gloire ; iltomba an pouvoir du vainqueur , &mourut dans la captivité: fa détentionni fa mort ne changèrent point le des-tin de l’Annénie qui forma pendant227 ans un royaume indépendant fousquatorze rois descendus d 'Artaxiifs.(T-n)

* ART EMIS , Mytk. , surnom fouslequel Diane étoit adorée en plusieursendroits de i’Alìe mineure & de laGreee. ,

ARTEMISE , reine d’Ilalycarnajse ,Hijl. anc. , fille de Lygdamis , roi ci’íla-lycarnasse , de Los , de Calydon & deplusieurs autres contrées , fut une deces femmes ' privilégiées , qui tenantleurs paillons asservies à leur raison , fefont montrées dignes de commander auxhommes. Après ia mort de son pere àde son mari, elle tint ies rênes de Tétâtpendant la minorité de fou fils, dont elleaugmenta les politisions : ayant apprisque Xerxès médítoit une invasion dansla Grcce , elle saisit cette occasion demontrer qu’ellc savoir combattre com-me elìe savoit gouverner, & fans atten-dre ies foiieitations d n monarque asia-tique , elle fit équiper une petite flotte,dont ies vaisseaux ne le cédoient en ma-gnificence qu’à ceux des Sidoniens. Cetteprincesse voulut la commander elle - mê-me , & quoiqu’elSe 11’eút aucune expé-rience de la navigation, eile fut un .té-moignage que le génie est propre à tousles emplois. Xerxès étonné de son intel-ligence , l’appelîa dans tous fes conseils ;& lorfqn’on agita s’il étoit avantageuxd’engsger une action dans le détroit de8alumine , eile fut la feule qui en repré-senta le danger, parce que, disoit-elle,les Grecs etoient plus expérimentés dansla marine que les Perses, & que la pertert’une bataille feroit suivie de la ruine deTannée de terre. 11 lui paroiíloit plusavantageux de tirer ia guerre en lon-gueur, L de «'approcher du Péloponne-ìe, persuadée que Tannée des Grecs, com- :

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posée de dissérens peuples qui avoientleurs intérêts particuliers aménager,fediífiperoit pour aller défendre ses pro-pres foyers. Le succès justifia la sagessed’ilii conseil qui ne fut pas suivi. Ce futelle qui dans ce combat donna àtousl’ex-emple de l’intrépidité. Xerxès, frappéde fa résistance héroïque , s’écria que leshommes combattaient en femmes, & queles femmes combattaient en hommes. IIfalloit qu’elle parût bien redoutable à fesennemis, puisque les Athéniens eurentla bassesse de mettre fa tête à prix.

Xerxès, qui fe repentait de n’avoirpoint suivi ses avis, la consulta trop tardfur le parti qui lui restoit à prendre pourréparer une perte qu’il auroit dû préve-nir. Artêmìse qui ìe voyoìt déterminé àrentrer dans fes états, & à laisser Mar-doníus dans la Grcce , ne s'obstina pointà combattre fa résolution ; mais pré-voyant le mauvais succès d’une guerreconduite par un général fans talens &fans expérience, elle ne voulut point ctïpartager la honte , & eile sollicita son re-tour dans fes états. Xerxès, après Tavoircomblée d'éloges & d’honneuvs , la fitconduire avec une forte escorte jusqn’àEpheíc , & pour témoignage de son esti-me, il lui confia plusieurs de fes en fa usnés de fes concubines qui Tavoient suividans cette guerre. Les autres actions decette princesse font tombées dans Toubli'tuais ce que l'hiítoire nous ja conservésuffit pour lui affigner une place parmiles plus grands hommes, (T-n)

AnTIiilISE , reine ie Carie , Hìst. anc.,femme de Alausole , roi de Carie , s’eítrendu immortelle par fa tendresse con-jugale, & fur-tout par les regrets dontelle honora la mémoire de son époux. Ceprince qui venoit de subjuguer Ies islesde Rhodes & de Cos, fut enlevé par une:mort prématurée au milieu de fes con-quêtes. Son épouse vivement touchée desa perte , lui éleva un superbe tombeauqui a servi de modelé à tous les siécleslïtivans dans les pompes funéraires. O11.donne encore le 1.10m de ntaufnléc à cesmomtmens que la vanité des vivans érigeaux restes insensibles des morts. Cetteprincesse ne pouvant vivre séparée de ce-lui qui avoit fait sa félicité , fit brûler soncorps , en recueillit les cendres, & eumêla toujours dans fa boisson, jufqu’àceque fou corps fût devenu la véritable fé-