Band 
Tome troisieme. APA - ATZ.
Seite
517
JPEG-Download
 

A R T

dans lequel le ventricule gauche donneseul du mouvement au sang de i’aorte.

C’estcette grandeur du conduit artériel,qui rend l’aorte plus petite à Ca sortie ducœur, que ne l’estl’artere pulmonaire.Ce conduit enleve plus de la moitié dusang qne l’aorte reqoit dans l’adulte à tra-vers le poumon : & le trou ovale , quiaugmente le volume du sang de l’aorte,est beaucoup plus petit qne le conduit ar-tériel, & ne paît réparer la diminutionque le sang des cavités gauches du cœursourire par ce canal.

La membrane interne du conduit arté-riel dHìiche & pulpeuse dans le fœtus deriiornme. Le íang a moins de peine à s’at-tacher à cette membrane , qu’aux paroisplus Lises des artères ordinaires.,

, Le canal artériel lé ferme bientôt aprèsla naissance de l’enfant , pareeque la res-piration dilate les poumons : que les bran-ches pulmonaires se dilatent en consé-quence : que le conduit artériel a moinsde facilité à vuider son sang dans l’aorteinférieure dont les principales branches ,connues fous le nom d’arífrej ombilicales, sont fermées : que le sang abandonnela route du canal artériel devenue plusdifficile , pour suivre celle des branchespulmonaires devenue plus aisée, & quepar une fuite de ces causes, le sang ralentis’arréte dans le conduit artériel, s’y lige& s’y colle a la membrane interne. 1! esttrès-rare que ce conduit reste ouvert dansl’adulte: cela est très-commun dans letrou ov'le. (II. D. (í.)

ARTERÍËUX, JSUSE, adj. qui tientlie la nature de l'artere , Peine artérieufi ;c’est un nom que l’on donne à l’arterepulmonaire , ou à un vaisseau par lequelle sang est porté du ventricule droit ducœur aux poumons, V. [’tn.MONàiRE.

ARTÉRIO - PITUITEUX , adj. enanatomie. Ruysch a fait eomroítre danslçs narines, des vaisseaux singuliers, qu’ilnomme artérìo - fituiteux , qui rampentsuivant la longueur des narines, & fontde longues aréoles réticulaires. ("Z)ARTERIOTOMIE, àgTtiçuroftíoi, d’oeo-Txpiu & de rsVtvu, je coupe , en terme dechirurgie, l’opération d’ouvrir une artè-re, ou de tirer du sang en ouvrant une ar-tère avec la lancette , ce que l’on prati-que en quelques cas extraordinaires. V.Artere , PhlÉbûtomie, fcV. Voyezaussi ANE VRYSMJ5*

ART 517

L 'urtériòtamie est une opération quine se pratique qu’ati Front, aux tempes& derriere les oreilles, à cause Ju crânequi sert de point d’appui aux artères ;par tout ailleurs l’oiiverture de l’artereest ordinairement mortelle : on a untrès-grand nombre d’esemples de person-nes qui sont mortes de la soignée , parcequ’une artère a été prise pour une veine.

Fernel (r, 18 .) Seveanns {Effic. mcd.part. II.) Tìilpius (ohstr. 1 ,4g.) & Ca-therwood , ont fait tous leurs effortspour introduire l'artériotomie dans lescas d’apoplexìe , comme étant préféra-ble à la saignée qtti se fait par les veines ;mais ils 11’ont pas été fort suivis. V.Apoplexie.

Pour ouvrir l’artere temporale , quiest celle qu’on préféré pour Vartérioto-mie, on n’appliqne point de ligature jon.táte avec le doigt index une de sesbranches, qu’on fixe avec le ponce dela main gauche ; on Louvre de la mêmefaqon que la veine dans la phlébotomie:quelques - uns préfèrent l’usage du bis-touri. Le sang qui vient de l’artere estvermeil, & sort par secousses qui répon-dent à faction des tuniques des artères ;lorsqu’on a tiré la quantité de sang suffi-sante , on rapproche les levres de laplaie , & on la couvre de trois 011 qua-tre compresses graduées , dont la pre-mière aura un ponce cn qnarré , & lesautres plus grandes à proportion , afinque la compression soit ferme. On con-tiendra ces compresses avee le bandageappelle solaire. Voici comme il fe fait.IÍ faut prendre une bande de quatre au-nes de long & trois doigts de'large ; onla roule à deux globes, dont 011 tient unde chaque main. On applique le milieude la bande fur les compresses , pour al-ler autour de la tête fur J’autre tempe,y engager les deux chefs en changeantles globes de main : on les ramens furles compresses, où on les croise en chan-geant de main ; de sorte que fi c’est ducoté droit, 011 fasse passer le globe posté-rieur dessous l’antérienr , c’est-à-dire,celui qui a passé fur le front, & qui dansl’exemple proposé est tenu de la main.droite. Pès qu’ou les a changés de main ,on en dirige un fur le sommet de !i tête ,& l’autre par - dessous le menton ; oncontinue pour aller les croiser à la tem-pe opposée au mal, pour de-là revenir,Kk 3