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Tome troisieme. APA - ATZ.
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qu'à ce que volis les vouliez servir : alorsmettez-les dans un plat ou lur une assiet-te,arrosés d’eau, L servez en même tempstlu poivre & du sel mêlés.

Pour les frire , prenez - en les culs ;COlipez-les par quartiers : ôtez le foin ;rognez la pointe des feuiílesssaupoudrez-les ensuite de farine détrempée avec dubeurre, des jaunes d’œufs, du sel, &c.& jettez-lez dans la friture chaude.

On met encore les artichauts à la sauceblanche & à plusieurs autres. Voyez là-dejsus les traités de cuisine.

Pour les confire, pelez les culs; n’ylaissez ni feuilles ni foin ; jetez - les dansl’eau fraîche J faites-les passer dans uneautre eau ; faites-leur jeter un bouillon :prenez un pot ; mettez-y de l’eau bien fa-' lée qui surnage de trois doigts ; a joutez-yune partie d’eau & une autre de vinaigre;l’épaiffeur de deux doigts de bonne huile«m de beurre qui ne soit pas trop chaud ;& laissez les artichauts dans cet état.

Vartichaut à la poivrade est ami de Te£-tomac, & fait trouver le vin bon. On enconserve les culs pour Phiver , en les fai-sant sécher au soleil ou à la fumée , & enles tenant dans un lieu sec, mais de quel-que maniéré qu’on les prépare ils nour-rissent peu , & fournissent un suc grossier& venteux ; les côtes des feuilles , & lestiges tendres & blanches fe digèrent fa-cilement. Les racines excitent fortementles urines, on les peut employer dans lesdécoctions & les bouillons diurétiques.Quelques-uns prescrivent la décoction enlavement pour provoquer les urines.

On a prétendu que les têtes à'artichautétoient aphrodisiaques ; cette propriétén’est rien moins que prouvée, quoiqu’endise le préjugé , & tout an moins s’il estpermis de les regarder comme tels, cen’est que par la vertu excitante très-gé-nérale qui leur est commune avec une in-finité d’autres alimens.

II est encore plus plaisant qu’on aitprétendu que Tissage fréquent des arti-chauts à titre d’aliment, étoit un moyeuassuré pour faire des enfans mâles. Nousignorons fans doute une fouie de proprié-tés dans les substances qui nous environ-nent, & Ton doit s’ablìenir de dogmati-ser avec aussi peu de connoissances ; maisil est un excès dc prétentions introduitespar T absurde crédulité qui rend le scep-ticisme nécessaire.

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Langius vante Tissage de la racine d’ar-tichaut dans la gonorrhée. -( M. Lafojfe. )

ARTICLE, f. m., Granit»., en latinarticulas, diminutif de artus , membre,parce que dans le sens propre on entendpar article les jointures des os du corpsdes animaux , unies de différentes ma-niérés & selon les divers mouvemens quileur sont propres : de-là par métaphore& par extension on a donné divers sensà ce mot.

Les grammairiens ont appelle articlescertains petits mots qui ne signifient riende physique , qui sont identifiés avecceux devant lesquels on les place , &les font prendre dans une acception par-ticulière: par exemple, le roi aime lepeuple ; le premier le ne présente qifunemême idée avec roi-, mais il m’indiqueun roi particulier que les circonstancesdu pays où je fuis ou du pays donton parle , me font entendre : Tautre lequi précede peuple , fait ausii le mêmeeffet à T égard de peuple ; & de plus lepeuple étant placé après aime, cette po-sition fait coimoítre que le peuple est leterme ou Tobjet du sentiment que Tonattribue au roi.

Les articles ne signifient point des cho-ses ni des qualités seulement, ils indi-quent à Tel'prit le mot qu’ils précédent,& le font considérer comme un objet tel,que fans Varticle cet objet feroit regardéfous un autre point de vue ; ce qui s'en-tendra mieux dans la fuite , surtout parles exemples.

Les mots que les grammairiens appel-lent articles , n’ont pas toujours dans lesautres langues des équivalens qui y aientle même usage. Les Grecs mettent sou-vent leurs articles devant les noms pro-pres , tels que Philippe , Alexunire, Cé-sar , Sic. nous ne mettons point l 'articledevant ces rpots-là. Enfin il y a des lan-gues qui ont des articles, & d’autres quin’en ont point.

En hébreu , en chaldéen & en syria-que , les noms sont indéclinables , c'est-à-dire qu’ils ne varient point leur dési-nence ou dernieres syllabes, si ce n’estcomme en franqois du singulier au plu-riel : mais les vues de Teíprit ou rela-tions que les Grecs & les Latins fontconnoitre par les terminaisons des noms ,sont indiquées en hébreu par des prépo-sitifs qu’on appelle préfixes , & qui sont