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mine fingo. Ducìs de nmnìne , ibid. Vers.166 , este. de nihilo irastci ; Plaut. sefâeher d’une bagatelle , de rien, pourrien ; quercus de ctelo tacltts, Virg, deschênes frappés de la foudre j de more,Virg. selon Ptisage ; de medio fotare dic.Horace, dès midi ; de tenero ungui , Ho-race , dès l’enfance ; de iitduftriâ, Tereii.de dessein prémédité ; silius de sutnmoloco , Plante, un enfant de bonne mai-son ; de meo, de tuo, Plante, de monbien, à mes dépens; j’ai acheté une mai-son de Crassus , domutn emi de Crasto ;Ci c. fam. liv. V, ép. vj ; & pro Flacco, c,xx, fundum mercutus est de pupillo ; ii estde la troupe, de grege ille est ; Ter. Adelp.m,iij, 38 > je le tiens de lui, de Davomndivi ; diminuer de l’amitié , aliquid de«ostra conjunBione imminutmn , Cic. V.liv. epist. v.
3. De se prend aussi en latin & en Fran-çois pour pendant 5 de die , de nocte; dejour, de nuit.
,4. De pour touchant, au regard de; stres de amore meo secundo estent ; fl lesaffaires démon amour alloient bien. Ter.
Legatì de pace , César , de Bello Gall. î,g,des envoyés touchant la paix,pour par-ler de paix ; de argenta, somnium , Ter.Adelp. II, j, yo , à l’égard de l’argent,néant ; de captivis commutandis , pourl’échange des prisonniers.
y. De, à cause de, pour , nos amas defidicinà ifthac , Ter. Eun. III, iij, 4,vous m’aimez à cause de cette musicien-ne ; hetus est de amicâ , il est gai à causede sa maîtresse; rapto de fratre dolentis ,Horace, I, ep. xiv, 7 , inconsolable delá mort de son frere ; accufare , arguerede , accuser, reprendre de.
6. Enfin cette préposition sert à formerdes façons de parler adverbiales ; de inté-gra , de nouveau. Cic. Virg. de industrie,Teren. de propos délibéré , d dessin.
Si nous passions aux auteurs de la basselatinité, nous trouverions encore un pinsgrand nombre d’exemples : decrdìs Deas ,Dieu des cieux ;panrmsdelanà, un drap,une étoffe dè laine.
Ainsi f usage que les Latins ont fait decette préposition a donné lien d celui quenousen faisons .Les autorités que je viensde rapporter doivent suffire , ce me sem-ble , pour détruire le préjugé répandudans tontes 110s grammaires, que notrede est la marque du génitif: mais, en-
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core un coup , puifqu’en latin templumde marmqre , pannus de lanà , de n’estqu’une préposition avec son complémentà l'ablatif, pourquoi ce même dépassantdans la langue Françoise avec lin pareilcomplément, se trouveroit-il transforméen particule ? & pourquoi ce complé-ment , qui est à l’ablatif en latin , se trou-Veroit-il au génitif en franqois ?
II n’y est ni au génitif ni à l’ablatiFínous n’avons point de cas proprementdit en François ; nous ne faisons quenommer: & à l’égard des rapports ouvues différentes fous lesquels nous con-sidérons les mots , nous marquons cesvues , ou par la place du mot, ou par lesecours de quelque préposition.
, La préposition de est employée le plus.souvent à !a qualification & à la détermi-nation ; c’est-à-dire qu’etle sert à mettreen rapport le mot qui qualifie, avec celuiqui est qualifié : un palais de roi , un cou-rage de héros.
Lorsqu’il n’y a que la simple prépo-sition de , sans Varticle , la préposition& son complément sont pris adjective-ment; un palais de roi , est'équivalent àunpalais royal ; une valeur de .héros, équi-vaut à une valeur héroïque; c’est un sensspécifique , ou d e forte : mais quand ily a im sens individuel ou personnel,soit universel, soit singulier, c’est-à-dire,quand on veut parler ds tous les roispersonnellement , comme si l’on disoitV intérêt des rois, onde quelque roi par-ticulier , la gloire du roi , la valeur duhéros que j'aime, alors on ajoute Yarticleà la préposition ; car des rois , c’est de lesrois ; & du héros, c’est de le héros.
A.l’égard.de notre à, il vient le plussouvent de la préposition latine ad, dontles Italiens, se servent encore aujourd’huidevant uste voyelle : ad uomo d’intellecio,àunnommed’esprit; adunoad uno, un àun ; Ç S. Luc, ch. ix.,v, 13.) pour direque Jesus-Christ dit à ses disciples , este.le sert de.la préposition ad, ait ad illos.Les Latins diloient également loqui ali-cui , & loqui ad aliquem , parler à quel-qu’un; asterre aliquid alicuì , ou ad ali-quem , apporter quelque chose à quel-qu’un , £jY. Si de ces deux maniérés des’exprimer , nous avons choisi celle quis’énonce par la préposition, c’esi que nousn’avons point de datif.
i°. Les Latins disoient aussi pertinere