ART
L’enchaînement des preuves Fait qu’ellesplaisent & qu’elLs persuadent.
C'est par ìa méditation sur ce qn’on lit({u’oaticquìestdesconnoiffancesnouvelles.Les avantages Ae la mémoire.
La mémoire des faits est la plus brillante.
La mémoire est le trésor de Vesprit , lefruit de ['attention & de laréftexion.
Le bnt des bons maîtres doit être de cul-tiver l’efprit de leurs disciples.
On ne doit proposer des difficultés quepour faire triompher la vérité.
Le goût des hommes est sujet à des vicissi-tudes.
II n’a pas besoin de la leçon que vous vou-lez lui donner.
Remarques. Lorsque le substantif pré-cédé , comme il lignifie par lui-mêmeou un être réel ou un être métaphysi-que considéré par imitation à la manié-ré des êtres réels, il présente d'abord àl’espiitune idée ({'individualité d’étre sé-paré existant par lui-même ; an lieu quelorsque {adjectif précéds, il offre à {es-prit une idée de qualification , une idéede sorte, lin sens adjectif. Ainsi \ articledoit précéder le substantif, au lieu qu’ilsuffit que la préposition précede {adjec-tif,à moins que ! adjectif ne serve lui-mê-me avec le substantif à donner l’idée in-dividuelle, comme quand on dit: lessavans hommes de ï'antiquité : le sentimentdes grands philosophes de F antiquité , desplus savans philosophes : on fait la descrip-tion des beaux lits qu'on en voìt en Portugal.
Réflexions sur cette réglé de M. Vauge-las , qu'on ne doit point mettre de relatifaprès un nom fans article. L’autèlir de lagrammaire générale a examiné cette ré-glé. (7/ partie, chap. x.) Cet auteur paroít la restraindre à l’ufage présent denotre langue; cependant de la maniéréque je la conçois, je la crois de toutes leslangues & de tous les temps.
Eu toute langue & en toute construc-tion , ii y a une justesse à observer dansl’emploi que l'on fait des signes destinés par{'usage, pour marquer non seulement lesobjets de nos idées, mais encore les diffé-rentes vues fous lesquelles l’efprit consi-déré ces objets. I, 'article, les préposi-tions, les conjonctions , les verbes avecleurs différentes inflexions , çnfiil tousTome III. T art II.
ART ï4f
Il y a dans ce livre un admirable enchaî-nement de preuves solidesfsi nsde foríe.)C'est par la méditation qu’on acquiert denouvelles connaissances.
II y a différentes sortes dé mémoire.
II n’a qu’une mémoire dé faits, & ne re-tient aucun raisonnement.
Présence d'esprit ; la mémoire A'esprit &de raison est plus utile que les autresfortes de mémoire.
II a un air de maître qui choque.
II a fait un recueil de difficultés dont ilcherche U solution.
Une société d'hommes choisis , ( d'hommtschoìjìs qualifie la société adjectivement.)César n’eut pas besoin d'exemple. II n’apas besoin de leçons.
les mots qui ne marquent point des cho-ses , n’ont d’autre destination que de faireconnoître ces différentes vues de {esprit.
D’ailleurs, c’est une réglé des pluscommunes du raisonnement, que lorf-qu’au commencement du discours on adonné à un mot une certaine significa-tion , on ne doit pas lui en donner uneautre dans la fuite du même discours. IIen est de même par rapport au sens gram-matical ; je veux dire que dans la mêmepériode , un mot qui est au singulier dansle premier membre de cette période, nedoit pas avoir dans l’autre membre uncorrélatif ou adjectif qui le suppose aupluriel: en voici un exemple tiré de laprincesse de Cleves, tom. II, pag. itq.M. de Nemours ne laijfoit échapper-aucu-ne occuJiott.de voir madame de Cleves, fanslaisser paraître néanmoins qu'il les cher-chât. Ce les du second membre étant aupluriel, ne devoit pas être destiné à rap-pelier occasion , qui est au singulier dansle premier membre de la période. Par lamême raison , si dans le premier membrede la phrase, vous m’avez d’abord présen-té le mot dans un sens spécifique , c’est-à-dire, comme nous l’avons dit, dans tinsens qualificatif adjectif, vous ne devezpas dans le membre qui fuit donner àce mot lin relatif,parce que le relatif rap-pelle toujours l’idée d’une personne oud’une chose , d'un individu réel ou méta-physique, & jamais celle d’un simplequalificatif qui n’a aucune existence , Siqui n'est que.mode ; c’est uniquement àun substantif considère' substantivement,M tu