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Tome troisieme. APA - ATZ.
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même méchanisme que nous les avons vus’éleveren l’air. Les fusées à double vol ,qui reviennent sur elles-mêmes, se fonten attachant ensemble deux fusées, dontTune ne s’enflamme qu’après l’autve, &én direction contiai r e. On nomme je t ougerbe toute fusee chargée en massif , &qui doit agir fans quitter la place où elleest fixée ; telles font les fusées des soleilsfixes , des soleils tournans , & celles quiservent à imiter en feu les jets d’eau , lesliàppes d’eaú , les cascades , &c.

Le soleil fixe est un assemblage de jetschargés en feu brillant, disposé eu formede rayons autour d’un moyeu & garnisd’nne étoupille <t$ communication del’un à l’autre, pour qu'ils prennent tonsfeu à la fois. On nommeg/stiVc les soleilsà plusieurs rangs de jets. II n’y a de dif-férence entre les soleils tournans & lesgirandoles que dans la position qu’on leurdonne pour les tirer, qui en les mettantdans un autre point de vue , paroît enchanger l’effet. On les nomme soleilslorfqu'ils font placés verticalement, &girandoles quand leur plan est parallèle à1 horiron. Un soleil tournant est une roueque lc feu d'une ou de plofieufis FuséeSqili y sont attachées fait tourner, agissantcomme dans les fusées volantes par fac-tion da ressort de la matière enflamméecontre l’air qui lui résiste. On forme desdesseins en feu, en plaçant derriere lesdécoupures de carton , des soleils tour-nans renfermés entre les planches pourcontenir leur feu, & pour qu’ils rie soientvus qû'à travers les découpures ; cet ar-tifice 'employé en décoration fait un très-grand effet. Un soleil tournant étant pla-cé au milieu d’un panneau de menuiseriefiguré en étoile , & bordé de planches oude cartons pour soutenir son feu , il enprendra la forme & représentera uneétoile, & de même tonte autre figure danslaquelle il seroit renfermé.

C’est le pere d’Incarville qui nous afait connoître l’art qu’ont les Chinois dereprésenter en leu-des figures d’animaux& des devises. On fait avec du soufre enpoudre inpalpable & de la colle de fari-ne mêlés ensemble , une efpecc de pâtedoiit on couvre des figures d’ofier, de car-ton ou de bois, après les avoir enduitesde terre grasse pour les empêcher de brû-ler. La couche de pâte de soufre étantpotée , on la saupoudre de poussier pen-

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dant qu'elle est encore assez humide pourqu’il s’y attache. Lorsqu’elle est bien sé-ché , on colle des étoupilles fur les prin-cipales parties, pour que le feu fe por-te par-tout en même-temps , & on couvrela figure en entier de papief collé. LesChinois peignent ces figures de la cou-leur des animaux qu’elles représentent;Leur durée en feu est proportionnée à l’é-paisseur de la couche de pâte qui les cou-vre , comme cette pâte ne coule point enbrûlant, les figure, conservent leur for-me jusqu’à ce que la pâte soit entière-ment consumée.

Les artificiers Font des feux pour brû-ler fur l’eau & dans l’eau : suppositionde deux élémens auífi contraires- que ' lefeu &l’ean , fait regarder la chose com-me merveilleuse, quoique dans le fondcès artifices d’eau n’aient rien de plus ex-traordinaire que les autres. Toutes lesmatières qri’tìn-employé pour les artificesdestinés à brûler dans l’air à sec, peu-vent servir pour les artifices d'eail, parle moyen des enduits dont on'coûvre lescartouches de ces derniers pour les ren-dre impénétrables à l’eau. Ou emploiepour cet effet des vernis composés avecdes huiles & des matières résineuses, &quelquefois du goudron pur pour enduirela partie extérieure des cartouches.

Les grenouillères font póur les artificesd’eau ce que les serpenteaux font polirl’artifiee d’air : on les nomme aussi dau-phins ou canards ; leur effet est de serpen-ter furl'cau , de s’élancer à plusieurs re-prises en l’air , & de finir par éclateravec bruit. Un fourreau sert à soutenir lafusée sur l’eari ; ce fourreau a une'criu-dure qui lili imprime un mouvement inéigai & tortueux; le poussier dont on amis une demi- charge, après trois char-gés de composition , la fart élancer enl’air lorsque le feu parvient à cette ma-tière.

Les plongeons font des fusées qui éclai-rent d’une himiere très-blanche & vive ,en plongeant de temps en temps dansl’eau pour repa'tohre avec le même éclat;on en charge aussi de feux failli us qui re-pvcseutent des-ieîs d’eau 6Z des arbresfleuris, & qui plongent de même. Ceseffets font produits par des charges alter-natives de poudre graines & de composi-tion. Ces fusées ne -déteignent pas lorf-qn’elles font plongées dans l’eau > au