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tiois qu’ón doit d’aitieurs principale-ment considérer par le nombre de che-vaux & de voitures nécessaires à leurtransport, a presqu’entiérement banniles pieces de 16 de la guerre de campa-gne ; en forte que jnsqu’à la paix de 1762,on n’y en a mené qu’une très - petitequantité de ce calibre, & l’on s’en est te-nu aux pieces de ir , 8 & 4, dont les di-mensions ont été fixées par une ordon-nance du roi , 1731. Ces dimensions lesrendent assez fortes pour fournir anmoins quinze cents coups, fans dépéris-sement sensible L nuisible an service , &assez mobiles pour que les pieces de 8 ,de 4 & de ir , puissent être employéesavec une raisonnable célérité, suivies devoitures de munitions dans toutes les actións de guerre , relativement aux effetsqú’eUes doivent produire.
Pour qu’une piece de canon ait la pluslongue portée & lá plus grande justessede direction possibles , il faut fans doutequ’ilyaitlm rapport entre fa lortgueurd’ame, son calibre, fa masse & fa chargede pondre : trop courte, trop Longue ,trop fossile eu métal, chargée d’une tropgrande ou d’une trop petite quantité depoudre, elle ne fera pas l’effet qu’on s’enétoit promis : il y a donc des limites entreces excés j & e’est d’après nne fuite d’ex-périences gui lécs par la théorie la pluséclairée , que M. de Valiere, dont le nomfera toujours cher à la France & re-spectable pour tout officier d 'artillerie , adéterminé.les dimensions des pieces decanon destinées au service de terre , &les charges de poudre qui convenoient lemieux à chacune d’elles : en effet, leurportée & leur justesse ne paroissoient pasdevoir laisser à désirer de parvenir à uneconnoissance plus exacte des véritablesproportions qui pourroient convenir àchacune d’elles,dans la supposition néan-moins qu’on pût parvenir à les connoîtreavcc plus de précision : d’ailleurs la su-périorité qu’eut toujours l 'artillerie de laFrance fur celle de ses ennemis, ladii-gence & la précision avec lesquelles ellea tljoûrs été portée où elle devoit l’être,la célérité de son exécution & ses effets,fembloiení lui assurer le droit impre-scriptible de cnn r erver à jamais la Forme&.les proportions qu’elíe avoit roques. &
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qtii furent invariablement déterminéespar une ordonnance du roi, en 173s.
„ II ne faut pas croire que des régie»mens de cette importance aient été rédi-gés au hazard , fur des idées vagues deperfection & fur des possibilités incertai-nes. Fou M. de Valiere, qui y presidoit,joignait à la force naturelle de son génie,une expérience acquise par un grandnombres de sièges, de batailles , de mar-ches dans des pays difficiles, & de retrai-tes toujours si embamss.ntes pour ceuxqui font chargés de l 'artillerie. II auroitpu certainement s’en tenir à ses lumières;mais il eut la prudence & la modestie deconsulter les plus éclairés & les plus ex-périmentés d’entre les officiers supé-rieurs du corps , ses collègues , des capi-taines d’ouvriers, même des ouvriers en-tendus , hommes précieux qui connoif.sent d’autant mieux le bon & le mauvaisdes objets dont il s’agit, qu’ils en ont lapratique manuelle.
D’après une recherche scrupuleuse &des épreuves réitérées les avis se réuni-rent; &l’on choisit sur tout ce qui exi-ftoit les pieces & autres attirails quia voient été du meilleur usage. A la soli-dité des machines, combinée avec leurmobilité raisonnable , est unie dans cesystème cette simplicité fi nécessairepour leur construction L leur réparation.Car on sait que tout charron , tout char-pentier, tout forgeur , en un mot toutouvrier passablement instruit dans fa pro-fession,peut être mis très-promptementaufait de nos constructions & les exécuteren tout pays avec ses outils ordinaires,oules réparer promptement au besoin(«)„.
Nous ne prétendons pas inférer de-làque notre artillerie eût atteint le plushaut degré de perfection théorique : com-ment se flatter d’y parvenir jamais avecles variétés inséparables des matières quientrent dans la composition des bouchesà feu , des! mobiles qu’elles projettent &de la poudre ? Mille accidens qui se com-binent de milles faqons différentes, cou-vrent la science del’ar’illerit d’un nuageqn'il est difficile d’écarter. La combinai-son des -matières dont on fabrique lesbouches à fen', a été pour ainsi dire ar-bitraire jusqu’ici. Chaque fondeur a sesusages, & ils ne feressemblent pas; on
(<0 Lettre en réponse aux observation*, sages 3î, 36 37.