Band 
Tome troisieme. APA - ATZ.
Seite
568
JPEG-Download
 

468 ART

íc II me reste à dire un mot'f lisonS-nous dans VEfui général ie Tactique ) dusystème tjue nous avons adopté depus. lapaix , de ne manœuvrer nos pieces unefais entrées en action ou prêtes à y en-trer , qu’à bras d’homtnes. Ce système,tut est une fuite de l’allégement de no-tre artillerie , a certainement de grandsevantages. II ne faut pas pourtant s’irna-giner que cette maniéré de manoeuvrerXartillerie , puisse s.’employer par - tout.

i°. Toutes les épreuves faites àcet égard dans nos écoles, fe font passéesfur des surfaces planes, solides & furlesquelles le canon mené à bras rouloitfans effort. Or la guerre offrira souventdes terreins difficiles, escarpés, détrem-pés par les pluies, où la manœuvre de-viendra trop lente & trop pénible pourdes canonniers, qui après avoir mis lespieces en. batterie, ont ensuite besoin defarce & d’adresse pour les exécuter.

3°. J’admets la manœuvre à bras pourtons les mouvemens de proche en pro-che. II y en a une infinité d’autres où ilS’agira de le mouvoir rapidement, ou deparcourir des distances considérables ,comme pour porter de Xartillerie en ren-fort , d’une colonne ou d’un point à unautre , pour saisir à toutes jambes, unplateau avantageux , pour retirer Xartil-Jerie d'un point où elle est en prise , £yV,Là il Faut nécessairement fe servir dechevaux, -N’embrassons donc point deméthode exclusive fur cet objet „.

On voit par les passages que nous ve-nons de citer, qu’il faut un peu rabattredes avantages qu’on s’étoit promis de lalégèreté des pieces du nouveau système.On ne doit pas raisonner ici de pieee àpiece en particulier , mais relativementà la masse totale de Xartillerie d une gran-de armée , à ses marches, à son usage ,à son exécution raisonnable , à son véri-table effet.

Premièrement bous avons vil, parl’exemplede cinq ou six campagnes, parle témoignage encore subsistant de plu-sieurs officie s Xartillerie très-respecta-bles, & par Pautorité du maréchal deSaxe , que cès avantages, tant exagérésaujourd’hui, n’ontpu soutenir le régnéde la piece à la suédoise, contre sillagede la piece de 4 ordinaire. Voilà, ce mesemble, un préjugé bien défavorable auxpieces courtes de 8 & de u.

ART

Ën second lieu ces nouvelles pieeeidé8 pèsent plus que nos pieces de 4 ordinai-res , & celles de 12 courtes presqu’autanfcque 110s anciennes pieces de &. Cependantle projet est de mettre au parc ptesqu’au-tant de pieces nouvelles de 8 , qu’il y ;avoit de pieces de 4 ordinaires à Téqui-page de 1748 , & plus de pieces courtesdeii, qu’il n’y avoit de pieces longuesde 8- Les partisans du nouveau systèmen’ont donc réellement à s’applaudir quefur un très - petit nombre de pieces de raanciennes. Si le parc est un peu allégépar rapport à quelques pieces de is ,combien n’est-il pas surchargé par lesmunitions , qui en général font plusembarrassantes à conduire , à placer , àconserver que les pieces mêmes ? Lenombre des pieces nouvelles étant sup-posé triple de celui deá pieces anciennesdans les équipages de campagne, le ca-libre restant le même , il faudra un ap-provisionnement triple en boulets, pou-dre, pieces de rechange, &c. O11 aceor-i deraaux petites pieces plus de céléritéd’exécution, autant que réchauffementdes pieces , la nécessité d’éviter les acci-dens qui accompagnent cette rapidité ,celle de diriger ses coups, & enfin autantque la possibilité d’avoir des munitionssuffisantes, peuvent le permettre ; maisfi l’on sc contient prudemment dans cesjustes bornes, les pieces longues peuventencore tirer trop vîte. Supposons quela piece courte tire tiois coups contredeux de la piece longue, & qu’il y aittrois fois plus de pieces courtes qu’onn’en employé de longues: le poids desmunitions des pieces courtes fera à ce-lui des munitions des pieces longues ,comme 9 est à 1. De-là l’augmentationindispensables de chevaux L de voitures,& par conséquent un surcroît d’embarras.

Pour détruire eufin le reproche de tropde pesanteur qui ne peut raisonnable-ment tomber que surlespiecos de 12, &relever en passant l’épithete de para-lytique qui a été donnée à notre ancien-ne artillerie par les partisans de la nou-velle , nous en appellerons au témoigna-ge de tous les militaires qui ont fait laguerre, & qui ont été à portée d’en voirles effets. Us n’auront pas oublié, pourne citer qu’nn fait, qu’à la bataille deKauçaux , non-seulement les pieces de», mais même celles: de *6, précédé*