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íoursuîvons & continuons le détail de cequi s’est Fait & dit pour & contre l’un &i’autre système , en prévenant de nou-veau que nous ne sommes que rédac-teurs : peut-être que ce choc d’opinionsjettera qudques lumières fur l’objet im-portant que nous traitons dans cet ar-ticle.
Les partisans de l'ancienne artillerie ,conviennent qu'il seroit finis doute bienavantageux d’avoir des pieces de canonaílez légeres & assez mobiles pour êtretraînées à bras d’hommes , Fans lc secoursdes chevaux qui s’effraient, & des char-retiers qui souvent effrayés eux - mêmesfont hors d”état de les conduire, poursuivre & accompagner les troupes danstoutes leurs évolutions & leurs manœu-vres , & pour étreainsi portées fuccessi-vemert & avec rapidité dans les différen-tes positions où leur effet deviendroitplus utile,depuis le commencement d’u-ne affaire jusqu’à la fin. L’avautage seroitcomplet fi artillerie , allégée à cette in-tention , pouvoit conserver toutes lesqualités qni font propres aux pieces bienproportionnées : mais comment oser s’y |attendre , puisqu* l’expériencc a montrécombien les espérances qu’on avoit con-çues à cet égard, étoient peu Fondées?
On a essavé , ajoutent les partisans del’ancien système , de faire marcher ouplutôt courir avec nos bataillons, despieces nouvelles de i: & de g ; maisquoiqu’allégées autant qn’il est possible,& même au-delà , quelque belles & uniesque Fussent les plaines où l'on a fait cesexpériences, quelque beau temps qu'onait choisi pour les tenter, les canonniersattelés à ces pieces, étoient hors d’halci-ne en arrivant fur leur terre!» & anroientété incapables d’exécuter leurs pieces.Que seroit-il donc arrivé dans des ter-reins inégaux , ou dans des terres I-tbou-rées & détrempées par les pluies ? On s'eltréduit à ne faire traîner à bras d’hommes,fur les ailes des bataillons, que des petites-
Í iieces de 4; mais quelque légeres qn'ellesoient, pourront-elles suivre dans touteforte de terrein les mouvemens de l’in-fanterie fans les retarder,&sans faire per-dre par ce retard tout l'avantage qui pour-roit résulter de leur célérité? Pourront-elles, s’il est possible de les tirer ainsi encourant , produire quelqu’effet mile,avec des coups nécessairement aussi incer-
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tains ? Et quel avantage pourroit-on fepromettre de ces pieces, dans la nécessitéde tirer toujours devant elles , fans pou- .voir prendre une position favoríble &ajuster à l’objet? Quel inconvénient neréfulteia-t-il pas de leur recul ? qn’arri-vera t ii si qneloo’ohstacle arrête nu re-tarde leur marche, soit eu avant, soit enretraite ? Le corps auquel elles appar-tiennent s’arrêtera-t-il pour les attendre ?Quelle influence ce retard d’un corps detroupes ne peut-il pas avoir fur le fortd’nne affaire engagée? S’i! nes’arréte pas,elles gêneront la marche de ceux qui sui-vent , n'arriveront pas à temps & ne ser-viront à rien. Mais en supposant qu’au-cun des accidens que nous venons de rap-poríer n’aura lieu, les voitures de mu-nitions nécessaires à ces pieces pourront-elles les suivre par-tout ? „ II 11’v a. ( II-sons-nous dans la lettre en réponse aux ob-servations , pape yô. ) qu’à se rappelles cequi est arrivé a Metz , dans les dernierssimulacres de bataille. Ne Fut - on p»sobligé de prendre de grands détours pourdes pieces de régiment ? Une année au-I parafant n’a t-011 pas eu le déplaisir devoir tomber une de ces petites ' piecesdans un fossé d’où elle ne fut retiréequ’avec peine ? Compatons ces manœu-vres de paix avec celles qu’il faudroit fai-re pour suivre tous les mouvemens desrégimens dans une bataille réelle, & l’onfe défera de la fausse idée que par-toutoù les chevaux peuvent passer , on y ferapasser une petite piccc du nouveau systè-me i mais quand ces petites pieces de ré-giment passeraient , fera-t-on suivre lesvoitures de munition , pour le moinsaussi pesantes qu'antreFoïs? Or que fontles pieces légeres fans munitions ? ellesembarrassent. II y a plus de fanfaronna-de encore à promettre qn’oìi les chevauxne pourront avoir accès, les canonniersenlèveront les pieces avec une facilitésingulière.Si le terrein est rempli de bros-sailles , Fangeux, labouré nouvellement& humide , les plus vigoureux canon-niers suffiront à peine à traîner quelquespas les pieces de régiment & seront mê-me souvent dans 1’impossibilité de le fai-re. Ceci n’est pas dit au hasard ; & fi lapromesse des novateurs estait moins im-prudente à l’égard des petites pieces de 4,comment la nommera-t-on relativementaux pieces de ra &de 8 ? »
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