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Tome troisieme. APA - ATZ.
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mie qui résultait de ces nouveaux éta-blissemens, & ont prétendu de plus queles équipages d 'artillerie , formés fur leKonveau plan dégraderoietit moins leschemins que ceux d’antrcfois. On leur arépondu qu'il étoit bien vrai que chaquexiece pesant moins en particulier que lapiece ancienne du calibre correspondant,chaque piece nouvelle coûteroit moins ;mais qii'en les multipliant, ainsi qu’onse propose de le faire , la masse totale fe-rait plus chere pour le métal & la façon.Pour s’en convaincre , a-t-on dit, il n'ya qu’à comparer le nombre des pieces quiétoient attachées aux armées de Flandrependant la guerre de 1740 à 1748 , aveecelui qu’en projette d’employer à l’ave-nir , qui est presque triple : après cettecomparaison, l’économie prétendue dis-paraîtra relativement an métal & à la fa-çon; fi l’on considéré ensuite l’approvi-sionnement d’un pareil nombre de pie-ces , à 200 conps chacune, tant en bou-lets qu’en cartouches; fi l’on fait atten-tion qne ces cartouches coûtent sept foisplus que le boulet du même calibre , &qu’elles ont plus de volume ; si l’on re-marque que la quantité de poudre ferasensiblement augmentée, on verra com-bien les voitures du parc seront multi-pliées : nouvelle augmentation de dépen-ses pour leur construction , & augmenta-tion en attelages & en charretiers. Loindonc de voir de l’économie dans les nou-veaux projets, les partisans des anciensusages n’y voient qu'un surcroît de dé-pense considérable.

Ils répondent, en second lieu , que files chemins font un peu ménagés par ladiminution de masse de quelques piecesde iî, celles de ce calibre des dimen-sions nouvelles les gâteront autant queles anciennes pieces de 8; que celles deg nouvelles les gâteront plus que les an-ciennes pieces de 4 ; que ce petit avan-tage des pieces de 12 allégées n’estpas à comparer avec les dégradations oc-casionnées par le nombre de voitures duparc & par celui des pieces, qui est plusque doublé; enfin ils concluent que lenouveau système d 'artillerie est plus dis-pendieux que l’ancien, plus embarras-sant dans les marches, & que les che-mins en feront plus promptement gâtés& dégradés.

Nous .observerons ici avec Fauteur de

A R T

VEjfaì sur Vusage de l'artillerie , que nousne faisons pas entrer en ligne de compteles voitures de munition nécessairesaux pieces de régiment , ni ces pieces el-les-Uiênus ; lans quoi le nombre des voi-tures feroit plus que doublé : nous 11’a-vons entendu parler que du seul pare.Si l’on dit q us l 'artillerie ne suivra plusle même chemin , comme autrefois(Slips!, à V Essai sur t usage de V artillerie,pag. 32.) , u je répondrai que rien n’em-pêchoit autrefois de prendre les mêmesprécautions pour faciliter les marches ,& qu’on l’a fait dans les dernieres cam-pagnes ; fur quoi j’obferverai encoreqtl’à force de promettre au ministère,aux généraux & aux troupes, de passerlégèrement par-tout avec Vartillerie,nous pourrons en plus d’un lieu noustrouver fort embarrassés, si ce n’est pourles pieces de régiment , au moins pourles munitions & pour les antres pieces.Malheur alors aux officiers chargés de lamarche, & peut-être au corps entier,,.

N'oublioas pas, avant de terminer ,une maxime de laquelle il feroit très-dangereux de s’écarter, c’est que, lorf-qu’on porte de l’ artillerie en avant de laligne, elle doit être soutenue par descompagnies de grenadiers & même pardes bataillons, suivant la conjoncture, &que les batteries & les troupes qui lesprotègent & qui en font protégées nedoivent jamais s’abandonner.

Sil’onvouloit tout dire, 011 feroit untrès-gros livre, ainsi que nous savonsobservé au commencement de cet articleque nous terminerons ici, en concluantde tout ce qu’on y a lu:

i°. Que trop compter fur 1 ’ 'artillerie,ou la regarder comme inutile dans lescombats, font deux excès qui décèlentla partialité.

2". Que l ’artillerie est préférable , àtous égards, aux machines de jet desanciens.

3 0 . Que Vartillerie de la France eut as-sez constamment la supériorité sur celledes puissances étrangères.

4°. Qu’il semble qu’on doit préférerune artillerie peu nombreuse , mais biendirigée, à une multitude de pieces decanon, quiréndroit les marches des ar-mées pefqntes & difficiles, & qui pour-rait même dans bien des cas empêcher■ des mouvement décisifs, pat la difficulté