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île nouveaux moyens de s’assiirer de lacapacité & des talens de ceux qui se desti-neront au service de Y artillerie. (M. dePommerenl. )
ARTIMON, s.m. Marine. On donne lenom A’artimon au bas mât le plus en ar-riéré du vaisseau, à la vergue que ce mâtsupporte , & à la voile attachée sur cettevergue. Lorsqu’on veut parler de la voi-le , on se contente de dire Yartimon}mais lorsqu’on veut défigner le mât oula vergue, on dit le mât d'orào» on lavergue A'artimon. On distingue auffi parle mot artimon les manœuvres qui ont desnoms génériques & communs pour tousles mâts, & qui fervent au mât, à la ver-gue ou à la voile A’artimon : ainsi on ditles haubans A'artimon, la drisse A’artimon,les cargues A'artimon , Sic.
Le mât, ainsi que la vergue, font faitspour l’usage de la voile : mais il faut pla-cer le mât avant de placer la vergue ; &on place la vergue avant de placer la voi-le ; c'est aussi Tordre que je vais suivre enparlant A’artiman.
Mât i'artimon. Le mât A'artimon estle plus petit des trois bas mâts du vais-seau. II a ordinairement en longueur unefois trois quarts le maître bail , & ladouzième partie de cette longueur formele tronc du mât.Son plus fort diamètre estde la trente-fixieme partie de fa longueur;& son plus petit diamètre est de la cin-quante - quatrième partie de cette lon-gueur , ou ce qui revient au même, il ales deux tiers du plus grand. Ainsi unvaisseau qui auroit quarante-huit pies debau ; auroit un mât A'artimon de 84pies de longueur; le tronc de ce mât feroitde sept pies ; son gros diamètre de deuxpiés quatre pouces ; & son petit d’un piésix pouces huit lignes. Ces réglés ne fontpas invariables. Le mât S artimon a , ain-si que les autres bas mâts, des jauterauxpour soutenir ses barres sur lesquellesporte la hune. Son pié ne descend pointdans la calle , mais il porte dans fa car-lingue mise sur le premier pont. F. Jau-texaux, Baekes , Hune , Caelin--gue. S
Voici Tordre que Ton observe dans lecapelage du mât A'artimon. On commen-ce par les pandeurs des palans de mât :oncapele ensuite les deux premiers hau-bans de stribord de devant formés par unftiême cordage ; puis les deux de devant
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de bâbord, & ainsi de fuite : fi le nombreest impair, on fait un œillet au dernier ,& on le capele tout seul ; ensuite on ca-pele Tétai. An capelage même on garnities haubans & Tétai de cuir, pour qu’ilsne se mangent pas entr’eux & sur les bar-res. On met ensuite une poulie à troisrouets pour la drisse de la vergue A'arti-mon qui n’est qiTaiguilletée au tronc dumât, afin de pouvoir facilement chan-ger Taiguillette, si este venoit à se cou-per. Ce capelage fait, on met la hune surses barres & on place ensuite le chuquet.Sur la face intérieure du chuquet il y aun piton de chaque coté , où font aiguil-letées deux poulies pour les balanciersde la vergue seche. Un peu au-dessous duchuquet, on fait faire un tour-mort &une demi-clef à un pandeur aux deuxbouts duquel sont estropésdeux caps-de-mouton pour les moustaches de la ver-gue seche ; le pandeur doit être assez longpour que les caps-de-mouton débordentla hune , & on le fourre avec du bitordpour Tempêcher de fe couper. Au dessousde la vergue seche est un antre pandeur ,.saisi autour du mât par un tour-mort 8c.deux demi-clefs, & aux bouts duquelfont estropées deux poulies qui ferventaux bras du grand hunier ; le pandeurdoit être assez long , pour que les poulie»dépassent la vergue seche , & on la fourreavec du bitord.
Tel est le capelage du mât A'artimonque les gabiers A’artimon doivent visitertous les jours à la mer pour réparer ce quipourroit s’ufer, & ce qui menaceroit demanquer.
Lorsqu’on vent assujettir le mât > onride les haubans Tétai; ensuite on faitles enstéchures ; on met les quenouillet-tes & les gambes de hune ; on fait le tre-lingage, & on place la barre de trelin-gage & le râtelier.
Fergue d'artimon. La vergue A’artimonest suspendue à son mât différemment detoutes les autres. Sa longueur est dans lesens de la longueur du vaisseau ; Sc ellea un de ses bouts fort élevé, tandis quel’aiitre n’est élevé que huit à dix piés au-dessus du gaillard.
Le bout élevé est celui qui est le plusen arriéré du vaisseau : il a moins de dia-mètre que celui qui est en avant du mât,mais le plus fort diamètre de la vergueeft à son racage. La vergue n’çst point