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Tome troisieme. APA - ATZ.
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ART

suspendue par ton milieu ; e!le a un tiersde fa longueur en avant du mât, & lesdeux tiers en arriéré : elle est ordinaire-ment placée à stribord du mât. Pour lasuspendre, on met une poulie double furla vergue, derriere l’estrop de laquelleon cloue un taquet, afin que l’obliquitéde la vergue ne le laisse point glisser :la drisse Fait dormant en cet endroit surla vergue par un tourd’anguille & passealternativement dans la poulie à troisrouets aiguilletée au tronc du mât,L dantcelle à deux rouets qui est fur la vergue jpuis descend ensuite par bâbord dans une jpoulie de retour aiguilletée à un pitonqui est en dehors du vaisseau au dessus &un peu en arriéré des porte-haubans : ilsaut quel'estrop de cette poulie de retoursoit assez long, pour que la drisse ne Frot-te point sur ie platbord, lorsqu’on laisseou que l’on amene la vergue. La vergueest saisie contre le mât par un racage. Lapartie de l'arriere de la vergue, qui estdes deux tiers de la longueur totale,tend par son poids à baisser, mais on lasoutient par une manœuvre qui se nom-me martinet , frappée au bout de la ver-gue, & par le moyen de la quelle on veutl’élever davantage ou la laisser baisser. Al’autre extrémité de la vergue, on eapelel’estrop d’une cosse pour le plan de dris-se, & deux poulies simples pourl’hourse,manœuvre qui tient lieu de bras; le pa-lan de drisse sert à serrer le racage. (V.Martinet.) Outre la drisse, on metune suspente à la vergue à'artimon pourla tenir en place, afin de soulager la dris-se & d’en tenir lieu si elle étoit coupée.Pour cela on aiguillette une cosse de fersur la vergue auprès de la poulie de dris-se;la suspente faitdormantsur le tronc dumât, Sc. elle vient passer dans la cosse d’oùelle remonte par le trou du chat, em-brasser le tronc du mât par-dessus les bar-res, puis elle redescend dans la cosse; &après quatre ou cinq tours, on la saisitautour du mât. On ménage un bout aprèsl’amarrage pour brider toutes les bran-ches de la suspente, & les saisir les unesavec les antres.

La vergue d 'artimon n’est pas toujoursfaite comme on vient de le dire : on encoupe quelquefois la partie qui est enavant du mât, & on appuie le bout fur lemât même. Pour cela ce bout fe termineen croissant dans lequel le mât est etnboî-

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té. On garnit ce croissant de cuir, L onmet assez souvent une plaque de cuivrefurie mât. On appelle alors cette vergueun artimon à corne , ou simplement unecorne ; on l’appelte auffi un gui: on nes’en sert point dans les gros vaisseaux.

Voile d’artimon. La voile A'artimonFormoit autrefois un triangle rectangledont rhypothénuse tenoit à la vergue ;mais aujourd’hui on ne fe sert presqueplus de ces sortes à’artimons ; & on cou-pe à tous la partie qui est en avant dumât. Les vaisseaux François font ceux quiont conservé plus longtemps l’usage desartimons triangulaires ; auffi les appel-le-t-on artimons à la française i ou nom-me ceux de la seconde espece artimons à/’ anglaise. La voile est bien saisie à la ver-gue à l’extrémité élevée ou de l'arriere,& elle est envergue'e, ainsi que toutes lesvoiles, avec des rabans. La partie de Var-timonì qui descend le long du mât,est per-cée par des œillets dans lesquels, à com-mencer par l’œillet supérieur, on passéun cordage qui succeffivement embrassele mât, & traverse un œillet, & qui estarrêté en-bas.

L 'artimon ainsi préparé n’a besoin,lorsqu’on veut s’en servir, que d’être as-sujetti au point qui formeroit l’angledroit du triangle : la manœuvre qui estplacée pour cet usage, se nomme Vécouted,'artimon. II y a une poulie simple aiguil-letée ou croohée dans une cosse qui setrouve à ce point de la voile : on en placéune autre double, longue, crochée aumontant dn mât de pavillon ; c’est dansces deux poulies que passe l’écoute d’ar-timon. Ellé fait dormant au cul de lapoulie simple du point de la voile, passealternativement dans les deux poulies,& s’amarre fur la dunette à un taquetplacé contre le bord.

Pour carguer l 'artimon, on se sert dedeux sortes de cargne; les unes simples,& les autres doubles ou à fourche. Cha-que «argue simple est frappée fur la ra-lingue, L va passer dans une poulie oudans une moque aiguilletée à la vergue ,d’où elle descend à stribord ou à bâbordpour s’amarrer fur les lisses ou fur untaquet cloué fur le mât. Les cargues dou-bles différent des premières, en ce quele même cargue a ses deux bouts frap-pés fur la ralingue, l’un â stribord & l’au-tre à bâbord, & pav-là embrasse la voile,