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Tome troisieme. APA - ATZ.
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nobites. V. Anachorète, Cénobite.

M. de Valois dans ses notes fur Euse-be, & ie pere Pagi, remarquent que dansles premiers tems ienom A'ascètes & ce-lui de moi-,tes n’étoient pas synonymes.11 y a ton fours eu des ascètes dans l'égli-se , & la vie monastique n’a commencé ày être en honneur que dans le quatrièmeíiecle. Bingham observe plusieurs diffé-rences entre les moines anciens & lesascètes j par exemple, que ceux-ci vi-voient dans les villes, qu’il y en avoitde toute condition , même des clercs, &qu’ils ne suivoient point d’autres réglésparticulières que le*s loix de l'église, aillieu que les moines vivoient dans la soli-tude , étoient tous laïques, du moins danslei commencemens, & assujettis aux ré-glés ou constitutions de Lurs instituteurs.Bingham,ercg. eccl. lib. VII, c. I , §. 5.

ASCETIQUE , adj. qui concerne lesascètes. On a donné ce titre à plusieurslivres de piété qui renferment des exer-cices spirituels , tels que les ascétiques oule traité de dévotion de S.Basile, évêque deCéfarée en Cappadoce. Dans les biblio-thèques 011 range fous le titre A’ascétiquestous les écrits de théologie mystique ;on dit auffi la vie ascétique , pour expri-mer les exercices d’oraiion & de morti-fication que doit pratiquer un religieux.Voyez Mystique.

La vie ascétique des anciens fidelesconsistoit, selon M. Fleury, à pratiquervolontairement tous les exercices de lapénitence. Les ascètes s’enfcrmoient d’or-dinaire dans des maisons où ils vivoienten grande retraite , gardant la continen-ce, & ajoutant à la frugalité chrétiennedes abstinences & des jeûnes extraordi-naires. Us pratiquoient la xérophagie ounourriture íeche , & les jeûnes renforcésde deux ou trois jours de fuite , ou pluslongs encore. Ils s’exerçoient à porter leciliée, à marcher nus piés, à dormir furla terre, à veiller une grande partie de lanuit à lire affiduement l’écriture-faiate,&à prier le plus continuellement qu’il étoitpossible. Telle étoit la vie ascétique : degrands évêques & de fameux docteurs ,entr’autres Origenes, l’avoient menée.O11nommoit par excellence ceux qui la pra-tiquoient , les élus entre les élus , èx>.cxrwíxXixtÓtíioi. Clément Alexandrin , Eli-se h e , hift. lib. VI, c. 3. Fleury , tuteursies chétiens, II, part. n°. 26. Bingham,

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orig. eccl. lib. VII, cap. j , §. 6. ( (?)

* ASCHAFFENBOURG, Géogr ., villed'Allemagne dans la Franconie, aux Fron-tières du bas Rhin, fur Iarive droite duMein , & le penchant d’une colline.Long. 26 , z; ; lat. 50.

¥ ASCHARIOUNS ou aschariens,

Hist. moA., disciples d’Afchari , un desplus célébrés docteurs d’entreles musul-mans. On lit dans l’Alcoran : <c Dieu vousfera rendre compte de tout ce que vousmanifesterez en dehors, & de tout ce quevous retiendrez en vous-même ; car Dieupardonne à qui il lui plaît, & il châtieceux qu’il lui plaît ; car il est le tout-puiffant , & il dispose de tout selon son'plaisir, j, A la publication de ce verset,les musulmans effrayés, s’adreíferent àAboubekre L Omar , pour qu’ils en al-lassent deníander l’explication au 8. pro-phète. “ Si Dieu nous demande comptedes pensées mêmes dont nous 11e sommespas maîtres, lui dirent les députés, com-ment nous fauverons-nons ? ,, Mahometesquiva la difficulté par une de ces répon-ses dont tous les chefs de secte font bienpourvus, qui n’éclairent point l’esprit ,mais qui ferment la bouche. Cependant;pour calmer les consciences,bientôt aprèsil publia le verset suivant : “ Dieu necharge f homme que de ce qu’il peut, Scne lui impute que ce qu’il mérite parobéissance ou par rébellion. „ Quelquesmusulmans prétendirent dans la fuiteque cette derniere sentence abrogeoit lapremicre. Les aschariens au contraire , seservirent de l’une & de l’autre pour éta-blir leur système sur la liberté & le mé-rite des œuvres , système directement op-posé à celui des montezales. V. Mon-

TEZALES.

Les aschariens regardent Dieu commeun agent universel, auteur & créateur detoutes les actions des hommes , libre tou-tefois d’élire celles qu’il leur plaît. Ainsiles hommes répondent à Dieu d’une cho-se qui ne dépend aucunement d’enxquant à la production,mais qui en dépendentièrement quant au choix. 11 y a dansce système deux choses assez bien distin-guées: la voix de la conscience ou la voixde Dieu, la voix de la concupiscence ou lavoix du démon , ou de Dieu parlant fousun autre nom. Dieu nous appelle égale-ment par ces deux voix , & nous suivonscelle qui nous plaît. Mais les aschariens