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soutiennent différentes fortes de liqui-de; les hydatides de tontes les grosseurs,détachées, solitaires, ou réunies en grap-pe : on les rencontre quelquefois, ceskistes , divisés en plusieurs cavités, quine communiquent pas ensemble , & ren-ferment des liqueurs différentes. Tousles viscères, dans la vraie ascite, ont ététrouvés adhérens , couverts d'une croûtegélatineuse, & dans un état de pourritu-re. On a observé des tumeurs fongueu-ses & carcinomateul’es , s’élevant de lasurface dn foie, de l’estomac , ries inte-stins , & autres parties; des hydatides te-nant à tous les viscères , ou ballotantdans la cavité du ventre. On a découvertquelquefois avec assez d'évidence quele liquide tiroit fa source d’un vaisseaulymphatique ouvert, d’une veine lactéepercée, des reins, des ureteres & de lavessie déchirés : nous avons déia dit dequelle nature étoient les différentes li-queurs qui croupissent dans les cavitésque nous avons désignées.
Nous ne devons pas laisser ignorerqu’on voitfouvent dans ces maladies, lesplus grands délabremens à la poitrine ,comme des épanchemens de toutes lesnatures, les poumons adhérens, tuber-culeux, ulcérés, putrides , Uc. On avu enfin le cœur d’une grosseur démesu-rée , ou exténué ; ses valvules cartilagi-neuses , osseuses ou pierreuses ; fa surfa-ce ulcérée, couverte de la même croûtegélatineuse qu’on trouve dans le bas-ventre ; des taches blanchâtres , qu’onenlevoit en forme de pellicules, dontnous avons déja fait mention; son adhé-rence avec le péricarde ; ce sac épais ,contenant une liqueur abondante , lim-pide, sanieuíe, Fétide, ©V. entièrementdétruit, & le cœur par conséquent à Pu.Nous supprimons les observations qui re-gardent la tête , qui ont lin rapport pluséloigné avee la maladie dontnousparlons.
Le traitement qui convient aux épan-chemens du bas-ventre, différé peu de ce-lui que nous proposons pour l’hydropi-fie ; cependant l’expéricnce a appris à yfaire quelques changemens que nous de-vons indiquer. Les vomitifs réitérés dansles commencemens , ont produit souventles meilleurs effets ; mais il n’en a pas étéde même , lorsque la maladie étoit avan-cée. On peut user dans tonales tems, despurgatifs, tels que le jalap, la rhubarbe,
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l'iris, le séné, & les sels hydragogues.Mais on nc doit pas faire beaucoup defond fur ces remedes; les drastiques sur-tout , qui réussissent souvent dans laìeu-cophlegmatie, font ici à craindre; la gom-mc-gutte, qu’on donne si Familièrement,à l’exemple de Willis qui enfaisoitpren-dre pendant six jours depuis douze jns-qu’à vingt grains, pourroit en fournir lapreuve ; ce n’est pas qu’on n’ait quelque-fois réussi par cette méthode ; mais í’hi-stoìre de ses mauvais effets seroit très-am-ple , fi l’on avoit en le même intérêt ànous la conserver. Les apéritifs , &fur-touties diurétiques, méritent plus de con-fiance ; tels font la chicorée , le cerfeuil,la scolopendre , la racine de fraisier , d’a-che, debruscus, ©so. le nitre, le sel degenet, de tamarisc & de Glauber ; les clo-portes, le tartre vitriolé , & enfin la seille&ses préparations. Mais les remedes quidans ce cas doivent porter à plus juste ti-tre le nom d’apéritifs & de diurétiques ,senties fortifians , les amers & les mar-tiaux ; tels font l’aunée, les baies de ge-nièvre, la rhubarbe, la canelle , le caífia-lignea, la patience, la petite centaurée &l’absynthe, le safran de mars, le tartremartial, fisc. Les eaux de Plombière, deBourbon-Lancy, & autres minérales, ontété quelquefois d’une grande efficacité ;on a encore usé dans quelques circon-stances du cresson, delaberle, de la pa-tience , & autres dépurans &anti-scor-butiques. Nous ne devons pas laisser igno-rer que quelques personnes ont été gué-ries par l’abstinence de toute boisson ; il yen a qui ont poussé ce régime jusqu’à troismois, en trompant leur soif avec une rô-tie arrosée d’ean-de-vie. Cette pratique,que Lister avoit adoptée , n’est point àmépriser. On peut tirer enfin quelqueavantage des topiques, que l’on proposeordinairement contre la leucophlegma-tíe , auxquels il faut ajouter l’applicationchaude du sol commun, que Boerhaave aemployé souvent avec succès.
Tout le monde fait que l’évacuationartificielle des eaux, est un des points lesplus essentiels du traitement : cette opé-ration , qu’on nomme paracentèse , peutréussir lorsque le liquide n’a pas croupilong-terns , & que ses viscères ne sont pasgâtés ; mais fans ces conditions , elle pré-cipite les malades qui auroient pu vivrçlong . teins dans cet état.