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Lorsque 1 c ventre vuidé se remplit aubout à 12 ou i; jours, il y a peu à espé-rer, & l'on est Forcé de réitérer l’opéra-tion pour prolonger la vie d u malade ; onnous apprend qu’eilê a été faite plus decinquante fois fur le même sujet, duquelon a cru avoir tiré quatre cents pintesd’eâu. Je dirai à ce sujet qn’il estimpor-tant de comprimer le ventre , àmelureqtie l’eau s’écoule , & d’v employer aprèsrévacuation , plusieurs bandes garnies deboucles & de courroies , dont quelques-unes doivent passer entre les cuisses, pourqtie les viscères soient à peu-près autantcomprimés qu’ils l’étoient auparavant ; ilfant mémo que les malades qui étoientoppressés par la plénitude du ventre , nese trouvent pas trop soulagés par son af-faissement. Le défaut de cette précau-tion , que plusieurs rhettent au nombredes minuties, rend pourtant la paracen-tèse infn ctueuse. I! est encore souventdangereux de riiettre le ventre à sec, lors-qu’il a été prodigieusement rempli ; il estplus fùr de ne tirer alors que iç ou 20pintes d’eau à la fois. S’il y a des hydati-des, il saint que l’onverture soit propor-tionnée à leur volume ; on juge bien quela feule ponction est alors insuffisante. Ilest mêiiie nécessaire pour toutes les hy-dropisies enkiftées d’aggrandir l’ouver-ture, & de l'cntretenir, non-feulementpour favoriser récoulêment des matièresépaisses & bourbeuses qui s’y rencon-trent & qui fe régénèrent en très-peu detems , mais encore pour y porter des in-jections détersives & désiccatives , quidans ce cas font indispensables ; cette ou-verture, à la vérité,- peut rester fistuleuse,mais les malades font encore trop heu-reux de vivre avec cette incommodité.O11 a enfin tenté dans cette occasion leséton & le cautère , & cette pratique a étéquelquefois avantageuse.- (T)
ASCETES . f- m- pi- 7 Mol ., mot dé-rivé du gyee óítmòç , outre onstc's c'est lenom d’anciens hérét : ques de la secte desmontaniftes , qui parurent dans le secondfieele. Voy. Mont;anistes. On les ap-pelloit ascites , pareeque dans leurs as-semblées ils introduisirent une espece debacchanales ,'où ils dansoient autour d'u-ne peau enflée en forme d’outre , en di-sant qu’ils étoient ces vases remplis devin nouveau , dont Jésus. Christ fait men-tion , Matthieu , eh. IX, 17. Oii les ap-
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pelle quelquefois afcodrogijles. (f?.)
ASCLEPtADE , adj. Belles Lettres ,dans la poésie grecque & latine , verscomposé de quatre pieds , savoir, d’unspondée, de deux choriambes, & d’urtpyrrhiqne , tel que celui - ci :
Mècac [ nds à t avis j édite ri j gibus.
On le scande le plus ordinairement ainsi.
Micdi [ nasàtd [ vis [ -dite ( rlgi'biis.
& alors on le regarde comme composéd’un spondée, d’un ductile, une césurelongue , & deux dactyles. II tire son nomd’Asclépiadc, poète grec, qui en futl’in-venteur..( G )
ASCLÊPIADES , Hifl. de la médecineancienne. Ce nom désigne les descendansd’Esculape , dont la famille forma diff'é-rentes branches, qui se répandirent dansdifférentes contrées pour y exercer la mé-decine , & qui ouvrirent des écoles célé-brés à Cos , à Rhode & à Cnide, d’oìileurs disciple^ transportèrent leur nom'& leur gloire chez presque tous les peu-ples du monde.- Esculape dont ils del'cen-doient, fut le premier qui visita les ma-lades retenus dans leur lit, & qui exami-na les symptômes &la marche des mala-dies ; les ufclépiadts suivirent Cette mé-thode , ce qui fit donner le nom de clini-ques à leurs élèves, ponr les distinguerdes empyriques , qni 11’exeíçoient b mé-decine que dans les marchés & dans ies'places publiques. Ces aselépiudes n’é-toiènt que de simples chirurgiens, dontla pratique n’étoit appuyée fur aucunprincipe de raisonnement , puisque laphilosophie n’étoit point encore née.Leur routine eut de si heureux succès,qu’ils abolirent toutes les anciennes mé-thodes ; avant eux , la médecine em-ployoit le secours de la musique pourdompter les maladies les plus rebelles /on regardent l’harmonie comme le ìenie-de le plus propre à calmer l’efFervesceníe'd n sang & i’âcreté des humeurs ; quandcette ressource étroit impuissante , onavoit recours aux charmes & aux én-chantemens , & c’étoit le remede danslequel la multitude avoit le plus de con-fiance : les charlatans prononqoicnt desparoles mystérieuses & des vers magi-ques j ils gravoient fur la cire , fur lapierre & fur les métaux des figures'sym-boliques, àppellées anndetes , qu’nn atta-choitaux bras des nia lad es, dónt l’ima-ginatioir ébranlée tempérois les mouve-ment'