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thaginoisont annobli le nom d ’ Asdrubal.Le premier qui paraît dans ('histoire étoitfils de Magoti, célébré capitaine , qui lepremier introduisit la discipline militairedes Grecs parmi les Carthaginois. Ce futfous ía tente que son fils Asdrubal fit sonapprentissage de guerre. Le fils formépar des exemples & des leqons domesti-ques , fut l’héritier de la gloire & des ta-lons de Ion pere , lorsqu'après fa mort ilfut élevé au commandement des armées.Quoiqu’il eût les qualités qi-ii formentle grand général, il ne fut pas toujourssecondé de la fortune ; une grande éten-due de génies’oppose quelquefois atix suc-cès. A force de trop voir, on juge mal desvues des généraux qu’on a en tête , & cefut la fourre des revers qu’éprouva le sa-vant Asdrubal. Régulus , qui lui étaitbien inférieur en ta!eus , remporta furlui une grande victoire en Afrique, éfcquelque temps après i! Fut encore défaitpar cecilius Meteilus, qui lui enleva tous-ses éléphans. Ces animaux avec qui lesRomains n’étoient point encore familia-risés, furent promenés comme autantde trophées dans toutes les villes d’Ita-lie. Asdrubal , quoique malheureux àcombattre, n’en fut pas moins respectéde les concitoyens, parce que fécond enressources il ré» a roi t promptement sespertes, & paroissoit auffi redoutable aprèslîne défaite que d’autres aprés une vic-toire. II paroît qu’il ne fut pas toujoursmalheureux à la guerre, puisque Cartha-ge > fort économe dans la distribution desrécompenses, lui accorda les honneurs dequatre triomphes , ce qui suppose qu’il fitau moins quatre campagnes glorieuses.La Sardaigne fut le brillant théâtre de sesvictoires. II y mourut en héros dans unebataille , dont le Succès assura à Carthagela conquête de cette isle. II laissa un filsauqutlil transmit tous ses talens, qn’ildéploya dans la guerre de Numidie. As-drubal, grand homme de guerre , exerçaavec gloire totis les emplois civils. II fûtélevé nnz" fois à la dignité de fusse te.Cette suprême magiIIrature étoit élective& annuelle comme le consulat à Rome.Celui qui en étoit revêtu avoit la mêmeautorité à Cartage, que les rois avoientà Lacédémone. Le commandement desarmées n’étoit point attaché à cette digni-té-* parce qu’il paroissoit dangereux demettre dans la même main le glaive de
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la loi & celui de la guerre. ( T-ns)
Asdrubal , fils de Giscon , Fut nom-mé par le sénat pour commander en Sici-le , pendant la premiere guerre punique.Son incapacité favorisa le r progrès desRomains, & toujours mal féconde par sessoldats, dont il étoit méprisé , il n'essuyaque des revers. Après savoir accablé d’ou-trages,ils poussèrent la licence & la cruau-té jusqu’a’à le crucifier. Cette milice inso-lente & cruelle ne fit que prévenir l’arrêtde mort que devoit prononcer contre luile sénat de Carthage, qui avoit coutumede regarder les malheureux comme au-tant de coupables. (/'-«.)
Asdrubal , surnommé le Beau , avoitreçu de la nature tous les dons de plaire,& tous les talens qui font estimer. Sesgrâces touchantes lui méritèrent la bien-veillance du grand Amilcar , à qui il de-vint nécessaire. Un attachement si mar-qué fit l'upqnnncr que le héros de Car-thage brûlait pour lui d’un amour crimi-nel i le sénat pour arrêter ce scandale ,leur défendit de se voir. Amilcar pour sesoustraire à l’arrêt flétrissant des magis-trats , donna fa fille en mariage à son ami.La loi ordonnait de ne jamais séparer legendre du beau-pere. Ce Fut en usant duprivilège de cette loi qu’il fut autorisé àle mener avec lui en Espagne , où il lechargea de toutes les expéditions où l’onpouvait acquérir le plus de gloire. Ce futdans la guerre de Numidie qu’il déployatousses talens pour la guerre. Les Numi-des voyant les Carthaginois occupés enEspagne, eurent la témérité de déclarerla guerre aux Carthaginois. Asdrubalquitta l’Espagne pour passer en Afrique ,dont les victoires pacifièrent les troubles,& firent rentrer les peuples dans í’obéis-sance. Après la mort de son beau pere ,l’armée d’Espagne le proclama général ,& ce choix fut confirmé par le sénat quicrut ne pouvoir mieux confier sa destinéeqn'à un éleve d’Amílcar. Les premiersjour de son commandement furent mar-qués par la défaite d’un prince espagnolqui osa le provoquer au combat. La con-quête de ic villes qui lui ouvrirent lenrsportes, furent le fruit de cette victoire.La modération dont il usa envers efies,engagea des contrées entieres à se sou-mettre plutôt que de -.'exposer à la fortu-ne de ses armes.Plein de reconnaissancepour la mémoire tl’Amilcar , il sollicita