Band 
Tome troisieme. APA - ATZ.
Seite
627
JPEG-Download
 

A S D

le sénat de Carthage <le lui envoyer Anni- jbal pour le Faire entrer dans la carrièrede la gloire , & supérieur à l’envie , il neCraignit point d’être efFacé par un jeuneguerrier que les vœux de soldats appel-loient au commandement. Un mariage►qu’il contracta rivée une princesse espa-gnole , acheva de lui gagner tous lesCœurs de la nation. Après qu’il eut éten-du ses conquêtes , il crut devoir s’en affû-ter la possession , en bâtissant une ville quipur servir de rempart à ce nouvel empi-re. II lui donna le nom de Carthagelii neii-,& cette ville devint dans la fuite laplus riche & la plus commerçante dumonde. Les Romains alors trop occupésContre les Gaulois, qui avoient fait uneirruption dans l’ítalie , 11 ’étoient pointèn état de l’arrêter dans le cours de sesprospérités. 11 étoít plus intéressant poureux de protéger leurs foyers que de por-ter leurs forces dans une terre étrangère ;ainsi ils conclurent le fameux traité paflequel les Carthaginois s’engagoient à neoint passer l’Ebre , à ne jamais troubleragonie & les autres colonies grecquesdans la jouissance de leurs privilèges. Cetraité fut religieusement observé, & Asdrtibal tourna ses armes contre cette par-tie de l’Espagne qui s’éteUddepuisl’Océanjusqu'à I Ebre. Les rois & les peuples ,subjugués par son affabilité, n’opposerentaucune résistance 1 Carthage conquérantesans effusion de sang, vit toute l’Espagnese faire n n mérite de sa soumission. Tan-dis qu 'Asdrubal jouissoit paisiblement deses conquêtes, il Fut assassiné par un es-clave Gaulois qui crut devoir venger foumaître condamné à la mort par le géné-ral Carthaginois. Ce serviteur fanatique,tranquille & serein au milieu des tour-mens , tie pafut sensible qn’à la gloired’avoir vengé son maître. ( T-n)

Asdrubal Barca , fils d’Amilcar,& frét é d’Annibal, eut toutes ses inclina-tions belliqueuses qúi distinguoient ceuxde sá mai fou. Instruit dansée métier de laguerre par son pere & son beati-Frere, ilse montra le digue éleve dé ses illustresmaîtres; Ce fut lui qui fut établi gouver-neur de l’Espagne, lorsqu’Annibal par-fit pour porter la. guerre en Italie j on luilaissa le commandement de la flotte pourprotéger les côtes , & une puissante ar-mée pour contenir tes peuples dans l’o-béiffance. Tandis qu’A u ni bai trioraphoit

A S D 6íj

en Italie, Cneits Scipion súbjugtioit tout, le pays , depuis l’Ebre jusqu’aiix Pyré-nées. Magonqui commandoit dans cettepartiede l’Espagne, fut taillé en piecespar ce Romain. Les troupes victorieusesse répandirent dális la campagne , fansobserver ni ordre nl discipline. Asdrubalqui étoít venu au secours de son co: légué»profita de la dispersion & de la .sécuritéprésomptueuse des Romains. II se mit âla tête de dix mille hommes de nié & demille chevaux , passa l’Ebré & fondit furcette multitude éparse , dont le pluSgrand nombre fut passé au fil de l'épée.La fortune ne lui fut pas aussi favorablela campagne suivante. II mit en mer 4 îvaisseaux de ligne , dont i! donna le com-mandement à un certain Amilcar qui p as-sort pour le plus grand homme de mer déson temps. II y eut une action senglantéou la Fortune des Romains triompha de-là valeur des Carthaginois. Asdrubaléquipa vme nouvelle flotte , & fit voilépour lí Sardaigne , d’oíi il le proposait dédescendre en Italie ì & d’y conférer avecAnnibal sur le plan de cette guerre. MaisrServilius avec une escadre de soixante& dix galères, l’obligea de rentrer dan§ses ports. Les Romains affaiblis par lestpertesqu ils essuyoient en Italie, étolentdans l’impuissance de fournir des íëoouríà l’Espagne, dont Asdrubal se protnitl’en-tiere conquête. II faisoit des préparatifsformidables, lôrsqu’ií reçut de Carthagel’ofdre de passer en Italie ; pour porter d risecours à son ffere épuisé par ses propréávictoires. A peine se mettoit rien marchequ’il apprit qu’Ibera étoít vivement pres-sée paf les Romains. II fait ses disposi-tions pour la délivrer. An bruit de son ar-rivée le siège est levé, L l’çnnenii vientcamper près de son armée. Les deux par-tis étoient dans ane égale impatience décombattre;' on én vint bientôt aux mains,’Asdrubal dirigeoit en grand capitaine lesmôuvemens de son armée, & ses premiersavantages lui présageaient une pleine vic-toire , lorsque les Espagnols , ou lâchesou infidèles, lâchèrent le pré & i’aban-donnerent dans la plus grande chaleur dircombat. Le motif de cette défection étoítle chagrin d’être transportés èn Italie.Vingt mille Carthaginois restèrent fus írrplace, & dix mille furent faits prison-niers. AsWubál trahi par les alliés'dè Caf-tlïage,-n’a d’autre ressource que dans Âjf-Kr sé