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Lorsqu’une des sultanes du grand-fei-gneur est parvenue par-là au rang d'aseki,elle jouit de piust- u> s distinctions, com-me d’avcir un appartement séparé de l’ap-partement des autre° sultanes, orné devergers , de jardins , de Fontaines , d’oF-fices, de bains, & même d’une mosquée:elle y est servie par des eunuques Ld’au-tres domestiques. La sultan lui met miecouronne sur la tête , comme une mar-que de la liberté qu’il lui accorde d’en-trcrsans être mandée dans l’appartementimpérial auffi souvent qu’il lui plaira :il lui a stagne un homme de confiance pourchef de sa maison , & une nombreusetroupe de baltagis destinés à exécuter sesordres: enfin elle accompagne l’empe-reur lorsqu’il sort de Constantinople enpartie de promenade ou de chaste, & qu’ilveut bien lui accorder ee divertissement.La sultan réglé à sa volonté la pensiondes asekis ; mais elle ne peut être moin-dre de cinq cents bourses par an. On lanomme pischmaklik ou pafmalk, qui fí-gnifi e sandale, comme si elle étoit desti-née à fournir aux sandales de la sultane ,à-peu-près comme nous disons, pour lesépingles, pour les gants, esc. Les Turcsne prennent point de ville qu’ils ne réser-vent une rue pour le pqfchmaklik. Lesa/kê-'r peuvent être regardées comme au-tant d’impératriees, & leurs dépensesne sont guere moindres que celles d’uneépouse légitime. La premiere de toutesqui donne un enfant mâle àl’empereurest réputée telle , quoiqu'elle n’en portepoint le nom , & qu’on ne lili donne quecelui de premiere ou grande favorite ,buyuk aseki. Son crédit dépend de son es-prit, de son enjouement L de ses intri-gues , pour captiver les bonnes glacesdu grand-seigneur ; car depuis BajazetI,par une loi publique, les sultans n’épou-îent jamais de femmes. Soliman II laviola pourtant en faveur de Roxelane.Le sultan peut honorer de la couronne& entretenir jiifqu’à cinq asekis à la fois,'mais cette dépense énorme n’eft pas tou-jours de fou goût, & d’ailleurs les be-soins de l’état exigent quelquefois qu’onla retranche. Les asekis ont eu souventpart au gouvernement & aux révolutionsde l’empire Turc. Guer. mœurs cs usa-ges des Turcs , te,m. II. ( G)j-, * ASEM , Géog. sainte , ville fron-tière des tribus de Juda & de 8i-
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méon, dans la Terre - promise.
Asem , Géog. royaume de l’Inde,au-delà du Gange, vers le lac de Chiamaï.
II y a dans ce pays des mines d’or, d’ar-gent , de fer, de plomb , des foies, de lalaque excellente , &c. II s’y fait anstiun commerce considérable de bracelets &decarquans d’écaille de tortue ou de co-quillages.
* ASEMONA ou HASSEMON, Géog.sainte, ville de laTerre-promife, furiesconfins de la tribu de Juda, de coté delTdumée.
* ASENA , Géog. sainte, ville de laTerre-promife, dans la tribu de Juda,entre Sarca , & Zanoe.
* ASER (la tribu d’) Géog. con-trée de la Palestine qui s’étendoit du sudau nord , depuis Ptolomaïs ou S. Jeand’Acre , jusqu’à Sidon : elle étoit confi-née à l’orient par la tribu de Nephtali, &à l’occident par la mer : elle étoit habitéepar le peuple descendu d’AJer, fils deJacob , & de Zelpha, servante d’Eliá.(C. A.-)
Aser, Géog. petite ville d'A fie, enArabie, sur le golfe de Rassors. II y a unport assez bon & assez commode pourmouiller l’ancre ; mais le pays est si sté-rile que les hommes St les bestiaux n’y vi-vent que de poisson. On y fait commercede chevaux. Les Portugais y avoient au-trefois un consul; mais aujourd’hui iln’y a aucun établissement de chrétien^.
C c. A.)
* ASER-GADD A, Géog. sainte , villede Palestine, dans la tribu de Juda, eiv-tre Moada & Hassemon.
ASGAR, Géog. province d’Afrique»au royaume de Mnroc, située entre leroyaume de Fez, & la province de Ha-bat; elle avingt-íept lieues de longueurfur vingt de largeur; ses principales vil-les fontLarafch ou Larafche, & Alcaqar-Quivir. On prétend que c’est la plus ri-che province d’Afrique, en bled , en bé-tail, en laines, en cuirs Sí beurre. ( C.A .)
ASHBORN, Géog. petite ville d’An-gleterre, au comté de Darby. Elle est furune petite rivière au nord ouest de la vil*le de Darby , & au nord-est de Stafford.Long. iç, 50 ; lat. z; , aç. (C. Ai)
ASHFORD , Gécg. petite ville d’An-gleterre , a u eoprté de Kent. Elle est furla rivière Destuse , à cinq lieues au-des-sous de Captorbéry, & à deux lieues íeRr 4