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Tome troisieme. APA - ATZ.
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fie.

A S D

iles excès qui, sans réparer ses pertes, lerendirent plus odieux : il fit emmenerfur Jes remparts tons les prisonniers qu’ilexposa à la vue île l’armée assiégeante ; safureur ingénieuse multiplia leurs sup-plicesiil leur fiteouper le nez, les pieds,les mains & les oreilleson leur coupàles yeux , on leur arracha la peau de des-sus le corps avec des peignes de fer, auxyeux de leurs compagnons. Le barbareAsirubal, après avoir joui de leur muti-lation & de leurs souffrances , les fit pré-cipiter du haut des remparts : c’étoitóterfout espoir d’accqmmodement A de par-don. Les Carthaginois , naturellementprnels, vpyoiept avec horreur les inhu-manités de leur général ; ils étoient pres-sés de la famine , lorsque quelques con-vois entrerent dans la ville; la quantitén’étoit. pas suffisante à tant de besoin ; As-iìrubai les fit distribuer à ses troupes ,fans se, laisser attendrir par Içs gétnisse-mens du citoyen expirant : cette odieusedistinction fit crier le peuple & le sénat;le féroce Asirubal ne répondit qu’en or-donnant le meutre des murmurateurs.Cartilage comprit que son plus cruel en-nemi étoit dans ses murs ; les principauxcitoyens , pleins de confiance dans la gé-nérosité de Scipion , sortent de la ville ,& vont se présenter à lui en habits defupplìans ; ils lui demandent d’accorder|i vie à tous ceux qui voudroient sortirde Carthage , & un moment après on voitarriver cinquante mille tant hommesque femmes, qui furent reçus avec bon-té : neuf cents transfuges , ministres desírireursd’^íyìii-KÍiiïi,ne purentobíenir cettefaveur, qui Fut également refusée à leurgénéral impitoyable. Ces hommes déses-pérés prennent la résolution de vendrebien cher leur vie; ils se retranchent dansle'temple d’Ëscuiape avec Asirubal , safemme & ses enfans ; ils auroíent été in-vincibles, s’ils avoienf pu se soustraire à lafami'ie, mais ce fléau sc fit bientôt sentir.Asirubal, cet implacable ennemi des Ro-mains , cç tyran de ses concitoyens ,trembla pour fa vie ; il craignit de mou-rir , quand il nè put plus vivre av.ee.gloire Si assez lâche pour racheter fa viepar le sacrifice de son honneur, il cils íabassesse de mendier sa grâce de Inclémen-ce d'un ennemi fi cruellement osseuse:son. orgueil farouche passe de.la fureurdans rabattement j il fort furtivement

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du temple , tenant une branche d’olivierdans ses mains, & va fe prosterner anxpieds de Scipion. Sa femme abandonnéeavec ses enfais au ressentiment d'imesoldatesque désespérée, ne peut se résou-dre à partager son ignominie. Les Ro-mains du haut des remparts exposent àses yeux son mari ; les transfuges vomis-sent contre lui les plus horribles impré-cations . & plutôt que d’imiter fa lâche-té, ils prennent conseil de leur seul dés-espoir , ils mettent le feu au temple ,aimant mieux être la proie des flammesque d’expirer ípus les verges & les ha rches îles bourreaux. Pendant qu’on allu-moit le bûcher , la femme à'Asirubal fepare de sc plus riches habits, & fe met-tant à la vue de Scipion avec ses deux en-fans dans ses bras, elle élevé la voix , &lui crie : Romain , je nç fais point d’im-précations contre toi , tu ne fais qn’uferdu droit de la guerre ; mais puisse le gé-nie de Carthage conspirer avec toi pourpunir le parjure qui a trahi sa patrie , ses

dieux , fa femme & ses

us ! Elle

apostropha ensuite son perfide époux :o ! le plus lâche &- le plus scélérat deshommes , rassasie tes yepx de ces flam-mes qui vont nous dévorer moi & mesenfans ; notre fort est moins à plaindraque le tien , nous allons terminer nosfoussraiio.es. Pour toi, indigne capitainede Carthage , va servir d’ornement à lapompe triomphale de ton vainqueur ,va subir à la vue de Rome vengée 1a pei-ne dúeà tes crimes. Auífi tút elle égorgefes enfans, les jette dans le feu , & s'yprécipite avec eux. f T’-ît.)

ÀSEDOTH-PHASGA , Glogr. , villed’Asie en Palestine , d'ans la tribu de Ru-ben : elle étoit située au pied du montPhafga , entre Phogor, au nord - est , &Cailirhoè ou Lasa, au sud-ouest. Long. 6A,Io ; lut. 30 , 45.

ASEIGY, terme t{e lit milice Turque iç’est le cuisinier des janissaires , qui ou-tre son office , est obligé d’a'rrêter lps pri-sonniers, de les garder & de les mettre,aux fers, ou de les gnrntter, selon qu’Uest ordonné par l’oda-bafog : il porte pourmarque de son emploi un grand couteaudans fa gaine , pendu au cotés F.)

ASEK1, bu comme récrivent quel-ques historiens , qjfékai , Isis. Moi. ,noms que lesTnrbs donnent aux sultanesfavorites qui ont mis au monde un fils.