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Tome troisieme. APA - ATZ.
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Alexiew , Deschnew & Gerasim Ankudi-now , qui partirent en juin avec quatreUotsches, efpece de barques : ils ne pu-rent y réussir cette année, parce qu’iisrencontrèrent plus de glaces qu’à l’ordi-naire ; loiij de se décourager, iis furentexcités à suivre leur projet par toutes lesrelations qu’ils eurent; le nombre mê-me des entrepreneurs augmenta , & onéquipa septkotsches, dont chacune étoitmontée d’environ 30 hommes. On partitle 20 juin 1648.

Les auteurs se plaignent de ce que larelation de Deschnew, dont M. Mullertrouva ('original dans les archives de Ja-kontski, dise st peu, ne dise même riende ce qui est arrivé à quatre de ces kot-sches, rien de ce qui arriva à lui & à facompagnie qui étoit fur les trois autreskotsches jufqu’au grand cap, rien desglaces, parce que fans doute, ditM.Mul-ler , il n’y en avoit point, & que , commeDeschnew remarque ailleurs, la mern’est pas toutes les années également na-vigable.

6°. Sa relation commence par ce cap:il dit, ce cap est tout-à- Fait différent decelui qui se trouve ptès de la rivièreTsebnkolschia à l’ouest du Kolyma, il estsitué entre le nord & le nord-est, & s’é-tend en dcmi-ccrclc vers l’Anadyr. Ducoté de l’ouest ou de la Russe, lesTschoiitfchy ont élevé à coté d’un ruis-seau quantité d'os de baleines , en formed’ur.c tour ( d’autrcs disent de dents deehevaux marins. ) Vis-à-vis de ce cap ily a deux isles, fur lesquelles on a vu desgens de cette nation qu’011 reconnoît parles dents des chevaux marins, qu’iis pas-sent par leurs lèvres. Avec un très-bonvent on peut passer depuis ce cap jufqu’àl’Anadyr en trois fois C4 heures ; le kot-sche d’Ankoudinow fit naufrage ; l’é-quipage fut sauvé & distribué fur lesdeux autres; peu après celles-ci furentséparées, & nc se revirent plus. Desch-new fut jeté loin de l’Anadyr vers !e sud,& fit naufrage, à ce que l’on suppose,vers la rivière Olotiera. Nous dirons plusbas un mot de Fedot Alexiew.

7 0 . Deschnew erra long-tems avec fatroupe pour retrouver l’Anadyr, fansréussr plutôt qu’en été suivant 1649; ilfonda l’Ostrog Anadyrskoi : Motora &Deschnew, après des jalousies qui ies dés-unirent > se réunirent à la fin , construi-

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firent des bàtimens sur i’Anadyr; Moto-ra ayant péri dans une rencontre avec lesAnaules , Deschnew remarqua à l’cm-houchure de l’Anadyr vin grand banc desable, qui depuis son coté septentrionals’avance beaucoup dans la mer, & quiétoit.i’endroit où s’assembloit une grandequantité de chevaux & chiens ou veauxmarins ; espérant d’en faire un grandprofit, il fit couper du bois,en 1653, pourconstruire un kotsche, & s’eii servir pourenvoyer le tribut à" J.ikontsk par me r;il s’en désista, tant parce qu’il n’avoit pastout ce qui étoit nécessaire pour cetteconstruction, que parce qu’on l’assnra quele cap 1,'étoit pas toutes les années éga-lement libre de glaces.

8°. Eu 1654, il fit lin nouveau tourvers ledit banc de fable, pour chercherdes drtits de ces amphibies. La même an-née arriva un certain Seliwerstow , en-voyé par Staduchin ; il devoit ramasserde ces dents polir le compte de l’état jceci donna lieu à des disputes entre lui& Deschnew; le premier voulut s’ap-proprier la découverte de ce banc , disantqu’il y étoit venu par eau avec Stadu-ehin en 1649. Deschnew lui prouva aucontrairequ’il n’étoir pas feulement venujiisqu’an grand cap , entouré de rochers,& qui ne lui étoit que trop connu , puis-que le kotsche d’Ankoudinow y avoit pé-ri ; que ce n’étoit pas le premier cap à quion avoit donné le nom de Swietoi-No r s ,qiu la véritable marque par laquelle onpouveit rcconnoître ce cap , étoient lesdeux isles habitées par ces hommes or-nés avec ces dents de chevaux marins;que ni Staduchin ni Seliwerstow ne lesavoientvues, mais que lui, Deschnew,lesavoit découvertes , & que le banc à l’ein-bouchnre de l’Anadyr en était encorefort éloigné.

9 0 . Deschnew fit en attendant toute lelong de la côte , & apprit des Koriaquesle fort des deux AnkudinoW , de mêmeque de Fedot Alexiew.

En 1650, on entreprit encore plusieursvoyages, mais par les empêchemens ci-dessus, quoique sortant en juillet, les gla-ces leur firent tant de mal entre les em-bouchures orientales du Lena & le Swie-toi-Nofs, qu’on en fut dégoûté pour long-tcir.s ; ce ne fut que fous le régné dePierre le Grand , qu’on reprit de nouveaude pareilles entreprises. On fait que son

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