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Tome troisieme. APA - ATZ.
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vaste génie n’avoit que de vastes idées &de grands projets ; que Rappliquant prin-cipalement à établir un commerce éten-du par la navigation , il y travailla Lcommença par établir la navigation de lamer Baltique en tondant Pétersb mrg jArchangel fur la mer Blanche existoitàéja ; il crut avoir réuffi pouf la naviga-tion de la nier Noire par Azow, & cellede la Caspienne par Astracan, qu’il exé-cuta : mais des événemens malheureuxles firent tomber ; enfin,il crritqu'ilnelui seroit pas impossible de participer aufiche commerce des Indes, du Japon , deJa Chine & de l'Ameiiqiie, par des éta-blissemens considérables à l’extrémité del’Asie voisine de ces pays. La compagniehollandoise des Indes orientales n’ayantpas voulu entreprendre la découverte dup a stage par le Nord , le Czar tenta de dé-couvrir & d’assujettir les pays voisins desobjets de son commerce , en commençantpar le Kamtschatka dont on ávoit quel-ques notions obscures.

io°. En 1596 on y envoya WolodimirAtlassow , qui étoit établi commandantdes Cosaques à Ánadryssiin Ostrong , éta-blissement qu’on avoit conservé depuisqu’il ávoit été fait par Deschnew commedessus, & qui naturellement devoir avoirde vastes connoistances de tous les paysyoifins. Il y envoya 16 Cosaques de Ja-kontski, pour rendre les Koriaques, fur larivière Opuka , tributaires; Morosltoleur chef s’eu acquitta bien , & prit mê-Me un Ostrogkamtschadale. Atlassow pro-fitant de cet avantage , conduisit 50 Co-saques .& autant de Kukagres vers la ri-yierè Kamtschat & dans les- environs :dans fa déclaration juridique , il raconteentr’autres avant de continuer son récitíurson voyage vers le Kamtschatka:

ii°. Qu’entre le Iíolymía & l’Anadyril se trouve a» double cap que quelques-uns nommoient cap Tfchalaiski & Ana-àyrskoi. II assure de celui-ci, qu’on ne lepeut jamais dépasser avec des bâtimensOrdinaires,. p arec que dú coté de l’ouestOù dri nord, il y a toujours des glacesBottantes ( stables & fermes en hiver ),& que l’autre coté de la mer du cap Aná-dyrskoi est toujours libre de glace. Quelui-tnême n’ávoît pas été personnellementâ la hauteur de ces caps, mais qu’il ap-

f rit dés Tschoúktski, quihábitoient versembouchure de l’Anadyr, que vis-à-vis 1Tome III, Tari. 11 .

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de ce cap il y avoit une grande isle habi-tée par des gens qui venoíent chez euxpar-deffus la glace en hiver, & leitr ap.portoient de mauvaises zibelines.

Ponr abréger, je ne dirai rien dri restede fa relation. M. Muller me psroît tropsévere la-dessus : il avoue qu’elle est réel-lement d’Atlassow , mais il dit qu’elie ries’accorde ni avec la requête de celui-cide 1700, ni avec fa déposition juridiquede 1701 ; pour faire valoir son doute ilauroit dû communiquer ces pieées, còtn-mé tant d’autre s intéressantes , dont il aenrichi son recueil ; il ne l’a p'a< Fait ; &puisque le Czar, fi bon coiirioilsenr déshommes, en a été si content qu’il l’á Faitcolonel des Cosaques à Jikontski ; cècifait bien plus d’impreífion fur moi.

i z°. On envoya souvent des partis con-tre les Tschoúktski, fans pouvoir lessubjuguer. Popow voulut obliger ; est1711 , ceux qui demeurent de l’autré co-té de lá baie & du cap ou noff, à payer létribut, ce qu’ils refusèrent. II tira pour-tant d’eux des conrioissances fur la situa-tion des pays voisins; èntr’autrés, quevis-à-vis, soit duKolyma , soit de l’Ana-dyr, on voituneiale que les Tschoúktskinomment la grande terré, dont les hábi-tans se percent les joues & y passent degrandes dents , n’áyant pas lá même lan-gue que les Tschoúktski, qui son t entguerre avec eux depuis Un tems imméamorial. Popow en vit dix,, qui étoièntprisonniers chez les Tschoúktski ; il re-marqua que ces dents étoient dés piecésdé celles des chevaux marins. 11 appritqu’en été on y paflbit eti un jour avecdes baidares, & eu hiver fur les glacesaussi en un jour , dans des traîneaux:

SUr lé promontoire ou terre de ce cap ^-ou nc volt qrie des loups & des renards ,parcs qu’il n’y a pas dè forêts; mais furl’antré terré, il y a toutes sortes d'ani-maux qui Fournissent de belles pellete-ries. Les habitans ont de nombreux trou-peaux de rennes. 11 y a dés éédres, sapins,pins , melezes & autres arbres, Popowjugea que le nombre des Tscbouktskidu cap peut se monter à deux mille hom-mes , & cejui des insulaires au triple," quedepuis l’Osttog- Anadry, ori paffbit parterre pour aller au noss, à coté du róchérMatkol, qui étoit aú fond d’un grandgolfe. . ; .

13°. Jeltieshiri, en ïfi 6 ; devois eh-St