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Tome troisieme. APA - ATZ.
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ASMUND, Ilìfi. de Suede roi Je Sne-Je. Après la mort Je Suibdager son pere,qui Fut vaincu parHadding, roi Je Da-nrmarrk, & périt les armes à la main, i!succéda â la triple couronne qui restoitJans fa‘Famille. Mais i! crut qu’il ne s’enrcndroit digne, qu’en immolant. Haddingaux mânes Je son perc. II lui Jéelara laguerre. II ne fut point arrêté par un pré-jugé général qui faisoit Ju roi Je Danc-niarck un sorcier dont les charmesétoientIrrésistibles. II crut que fi Penser com-battoitpour HaJding, le ciel combattroitpour la bonne cause. Les Jeux arméesfurent bientôt en présence j Eric faisoit'ses premières armes sous les yeux d 'As-tuuni son pere. Le premier coup J’HaJ-ding renversa le jeune piince expirantaux piés d 'Asmund. Celui-ci furieux,ayant à la Fois son pere & sou fils à ven-ger, se précipite sur Hadding. La colere& la douleur égarerent son bras ; Had-ding lui plongea fa lance dans le sein. Lareine Gulnida, désespérée de la mort deson époux,donna à tout le nord un specta-cle plus tragique & plus rare encore. Ellese tua de sa propre main. (AI. de Sacy .)

Asmund II, Hift. de Suede, roi deSuède, fut un prince pacifique qui ne pritles armes que pour venger la mort de sonpere Ingard assassiné par des rebelles. IIrevint triomphant de cette expédition,& quitta la lance pour prendre en mainle timon Je L état. II fut juste , géné-reux, affable, n’ent d’autre ministre quelui-même, & donna an nord l’cxemplede toutes les vertus, dans un siecle oùl’on n'en connoifloit d’autre que la bra-voure, C’est lui qui fit brûler une partiedes immenses forêts qui couvroient laSuede, & fervoient dè retraite aux bri-gands & aux bêtes féroces ; les cendresde ces arbres fertilisèrent la terre ; lescultivateurs encouragés par le gouverne-ment, ne se plaignirent pins ni de l’in-gratitude de la nature, ni des exactionsde Vêtit. Asmund fit auplamr les chemins,& favorisa la circulation du commerce.Des bourgades & des villes s’éleverentdans d-s lieux qui jusques-là n'avoientété hibités que par des ours ; son peuplejouiflbit du fruit >le ses foins; il goûtoitlui-même le plaisir de faire des heureux,lorsque Sivaíd son frere osa lut disputerla couronne. Asmund marcha contre lui ;les deux armées te reeoutrèrent dans laTome III. Tort. II.

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Néricie. Asmund périt dans le combat,l’an 564. On l’avoit surnommé Bruni,c’cst-a-dire, destructeur des Forêts. ( AI.de Sucy.)

Asmund III, Hift. de Suede, roi dsSuede. II s'empara du trône de Biorn, &fut détrôné comme lui. II persécuta lesprosélytes de ('évangile qui comnicnçoità faire des progrès dans le Nord. Chasséde fes états, il équipa une flotte, écornales mers, sic aux Vandales une guerrecruelle, laissa fur les côtes d’Angletcrredes moíiumens de fa barbarie, & péritdans un combat vers l’an 848. ( AI. deSucy.)

Asmund IV, surnommé Kohíbremter,Hift. de Suede, roi de Suede. Le surnomde Kohlbrenner signifie brûleur. Asmundpublia une loi pénale par laquelle celuiquiavoit fait tort â un autre étoit con-damné à voir brûler sa propre maison.La peine étoit cependant proportionnéeau crime. Si le dommage étoit léger, onne brùloitqu’une partie de la maison ducoupable. Asmund rendit aux anciennesloix leur premiere vigueur, en créa denouvelles, favorisa les progrès de l’é-vangile , & fut le pere de ses sujets quitinrent peu compte de ses bienfaits ilansun íìeele où les habitans du Nord par-donnoient aux tyrans même leur barba-rie, lorsqu'ils étoient bons guerriers. IIle laissa entraîner dans une guerre de laNorwege contre le Danemarck : elle luifut Fatale: il périt dans une bataille, l’an103y. (AI. de Sucy.)

Asmund V. surnommé Slemme , Hift.de Suede, frere du précédent. Ií lui suc-céda, & périt comme lui les armes à lamain : nuis il ne vécut pas de même. Lajustice languit sous son régné, les loix,furent oubliées , les mœurs perdirentcette pureté q u'Asmund IV leur avoitrendue, & les brigands reparurent. Leroi termina parla cession de la Scanie leslongs différends qui s’étoient élevés entrele Danemarck & la S.tede au sujet decette province. Ses tusots lui firent uncrime d’avoir resserré les limites de sesétats; leur ambition étoit plus vaste quecelle de leur prince. Le surnom de SLem*me qu’ils lui donuerent, faisoit une allu-sion injurieuse à la faiblesse avec laquel-le il avoit abandonné un des plus beauxfleurons de fa couronne. La honte fit furson cceurce quel’amourde la gloire n’a-