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kr Fait dans la derniere huitaine lie mars',elle vous metiera jusqu’à la saison dts as-perges, & les planches faites les dernie-res donneront des asperges bonnes à cou-per quinze jours plutôt que celles qu’onfait vers Noël : les bourgeons seront plusgros & plus colorés, eu ce qu’ils serontpour lors plus échauffés par les rayons dusoleil.
Si vous vous proposez de suivre cetteméthode de faire venir des asperges pré-coces , il faut que tous les ans vous enréserviez pour planter la quantité quevous croirez nécessaire, à moins que vousn’aimiez mieux tirer vos racines de quel.qu’autre jardin. La mesure du terrein oùles bottes ont crû, indique ordinairementce qu’il en faut pour planter une caisse ;car fila planche est bonne, & qu’il n'a:tmanqué que peu de racines, une vergevous en Fournira suffisamment pour miecaisse: mais ce calcul a été fait respecti-vement à un terrein planté de racines qrel’on destine à être enlevées la troisièmeannée, pour en avoir de précoces, dontchaque planche contient six rangées àdix ponces feulement de distance entr’el-les, & dans lesquelles les plantes fontéloignées de huit ou neuf pouces ; maislorsque les rangées font plus espacées &en moindre quantité par conséquent surla couche, alors il Faut une mesure plusconsidérable de terrein pour une caisse:la plupart des jardiniers enlèvent leursbottes deux ans après qu elles ont étéplantées s mais si le fol n’est pas fort bon,il fera mieux de nes’en servir qu’auboutde trois ans: car, si les racines font foi-bles , les bourgeons seront petits, & nevaudront pas la peine d’être plantés pouravoir des asperges précoces. La meilleureterre nour en obtenir qui soient pour-vues de grosses bottes & propres à êtrçplantées dans des couches, est une terremoite & riche : quant à celles qui ne doi-vent pas être transplantées, elles se con-tentent d’un fol mitoyen , qui ne soit nitrop sec ni irop humide; mais une terreargiilensc,mêlée de sable,quand on a soind'y mettre de l’engrais, est préférable àtoute autre.
La seconde efpecevient naturellementà ce qu’on dit dans le pays de Galles &aux environs de Bristol ; mais je doutefort que cela soit vrai : car ceux qui enent parié , disent qu’elies ne diffèrent en
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rien de Vasperge de jardin , que la culturea seulement changée: mais j’en ai der-nièrement requ de celles-ci qui avoientété amassées p ès de Montpellier, & je mefuis pleinement convaincu que cette es-pece est toute difference de celle qui croîtdans le pays de Galles : car les feuillesde l’cspece agreste maritime sont poin-tues, épaisses & fort éloignées les unesdes autres fur les branches : les tiges n’enfont point non plus ti rameuses. Cette ef-pece se multiplie de graine, comme Vas-perge des jardins ; unis elle demande uneexposition plus chaude , & ses racinesveulent être bien couvertes pendant l’hi-ver , pour empêcher la gelée de pénétrerjusqu’à elles , ce qui causeroit leur perte.
L’efpece >z°. 3 s’éleve à six ou huitpies.* ses tiges font blanches, ligneuses& tortues ; elles n’ont point d’épines : sesfeuilles naissent en houpes , comme cel-les du méleze ; elles lont fort courtes &terminées par des pointes aiguës, de ma-niéré qu’on a rte la peine à les manier.Cette efpece est indigène du midi de laFrance , de l’Efpagne & du Portugal ;elle se reproduit par ses semences com-me l’elpece précédente ; mais elle esttropdélicate pour vivre en Angleterre en plei-ne terre : ses racines veulent être plan-tées en pot Sc abritées durantl’hiver.
La quatrième efpece s’éleve en buissonà la hauteur de trois ou quatre pies ; sonécerœ est très-blanche : elle est arméed’épines solitaires, qui naissent fous'cha-que houpe de feuilles. Ses tiges subsistentquelques années , & poussent plusieursBranches garnies de feuilles courtes &étroites, conservent leur verdure toutl’hiver , fi on a soin de les défendre desfortes gelées. O11 la multiplie de semencecomme la précédente. On peut faire ve-nir fa graine dc. bords de la Méditerra-née qu’elle habite ; il fau droit la lever enpot pour pouvoir la mettre à l’abri del’hiver. ■
L’cfpece n n . ç. est originaire du cap deBonne-Espérance: celle-ci a des tigesirrégulieres & ti ès-tortues , qui parvien-nent à huitou dix piés de haut; c’est unbuisson qui pousse quantité de brancheslatérales , grêles & faibles. Ses feuillesétroites naissent par bouquets, commecelles du méleze , Sc armées par-dessousd’une épine solitaire & argué; ses tigesrésistent quelques années, & lés feuilles