Band 
Tome troisieme. APA - ATZ.
Seite
682
JPEG-Download
 

682 A S S

sur une autre. P. Assaut, Attaque»&c.

C’est avili quelquefois dans un liègel’afíìégeant , aiiquel on donne le nomà'affiliant. (H)

ASSAISONNEMENT , f. m. en termede cuisine , est un mélange de plusieursingrédíens. qui rendent un mets exquis.L’artdu cuisinier n’est presque que celuiA’afaisonner les mets ; II eít commun àtoutes les nations policées : les HébreuxJe nommaient matbamim , les Grecs ùg-rvfjLxrx r.'b'óro.:irr , tes Latins condiments.Le mot afaisonnement vient félon touteapparence de affatio : la plupart des ctfai-sonnemens font nuisibles à la santé , &méritent ce qu'en a dit un savant méde-cin : condimenta , gula irritamenta ; c'estt art de procurer des indigestions. II fautpourtant convenir qu'il n’y a guere queles sauvages qui puissent se trouver biendes productions de la nature prises fansafaisonnement , & telles que la naturemême les offre. Mais il y a un milieu en-tre cette grossièreté L les rafinemens denos cuisines. Hippocrate conseilloit lesafaifonnemens simples. II vouloit qu’oncherchât à rendre les mets sains, en lesdisposant à la digestion par la maniéré deles préparer. Nous sommes bien loin de-là , & l’on peut bien assurer que rien n’eitplus rare, fur - tout fur nos tables lesmieux servies , qn un aliment salubre.La diete & l’exercice étoient les princi-paux afaifonnemens des anciens. Ils dí-so'ent que l’exercice du matin étoit unafaisonnement admirable pour le dîner ,& que la sobriété dans ce repas étoit detoutes les préparations la meilleure poursouper avec appétit. Pendant long-tempsle sel, le miel & la crêm-, furent les seulsingrédíens dont on assaisonnât les mets;mais les Asiatiques ne s’en tinrent pas àcela. Bientôt ils employerent dans la pré-paration de leurs alimens toutes les pro-ductions de leur climat. Cette branche dela luxure se fût étendue dans la Grece,fi les plus sages de cette nation ne s’yétoient opposés. Les Romains devenusriches & puissans secouèrent le joug deleurs antiennes loix ; & je ne fais si nousavons encore atteint le point de corrup-tion où ils avoient pouffé les choses. A pl-eins réduisit en art la maniéré de rendreles mets délicieux. Cet art se répanditdans les Gaules : nos premiers rois en

A S S

connurent les conséquences , les arrêtè-rent, & ce ne fut que fous le régné deHenri fl, que les habiles cuisiniers com-mencèrent à devenir des hommes impor-tans. C’est une des obligations que nousavons à cette foule d’Italiens voluptueuxqui suivirent à la cour Catherine de Mé-dicis. Les choses depuis ce temps n'ontfait qu’empirer , & l’on pourroit pref-qu’alíùrer qu’il subsiste dans la sociétédeux sortes d’hommes , dont les mis,qui font nos chymistes domestiques, tra-vaillent fans cesse à nous empoisonner ,& les autres , qui font nos médecins, ànous guérir ; avec cette différence , queles premiers font bien plus íûrs de leurfait que les seconds.

ASSANCALE , Géog ., ville d’Armé-nie , fur l’Aras & fur le chemin d’Erze-ron. Long. 59 ; lat. 39,46.

* ASSANCHIF , Géog. , ville d’Asiedans le Diarbek fur le Tigre. Long. A8 ,îo ; lat. 36 40.

* ASSAPANIC , Hist. nat. , especed’écureuil de la Virginie , qui n’a pointd’aîles , & qui peut cependant voler, àce qu’on dit, l’espace d’un demi-mille ;en élargissant ses jambes , & distendantfa peau. Ce animal mériteroit bien unemeilleure deícription , ne fût-ce qu’encnn&dération -du méchanisine singulierqu’il emploie pour voler.

* ASSARON ou GOMOR, étoit cirezles Hébreux, une mesure décontenance.C'étoit la dixieme partie de l'épba ,, com-me le dénote le nom mème A'aferon, quisignifie dixieme.L'affron contenoit à tvès-peu de chose près, trois pintes mesure deParis- (G)

ASSASSIN , f. m. Jurisp. , hommequi en tiíe un autre avec avantage, soitpat l’inégalité des armes, soit par la situa-tion du lieu , ou en trahison. í 7 . Meur-tries. , Duel , ÔV.

Quelques-uns disent que le mot afajstttvient du Levant, où il prit son origined’un certain prince de la famille des Ar-sacùìes, appelles vulgairement afajstns,habitant entre Antioche & Damas , dansun château où il élevoit un grand nom-bre de jeunes gens à obéir aveuglémentà tous ses ordres , il les employoit à assas-siner les princes ses ennemis. Le juif Ben-jamin , dans son Itinéraire , place cesafajstns vers le mont Liban , & les ap-pelle en hébreu imité de l’arabe , el-ufa-