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L dans plusieurs autres'qúì n’sppellentpoint cette fête Y assomption de la sainteV'erge ,%iais feulement son sommeil ,dormitio , eVst-à-dire , la fête de sa mort ,nom que lui ont auffi donné les Grecs,qui l’ont désignée tantôt par ttíTàçxn;,trépas ou puffifge , & tantôt par ■yjl/jmt':,sommeil ou repas.
Néanmoins, la créance commune del’église est , que la sainte Vierge est res-suscitée, & qu’elle est dans le ciel encorps & en ame. La plupart des peresGrecs & Latins qui ont écrit depuis leive siécle , font de ce sentiment; Liecardinal Baronius dit qu’un ne pourroitfars témérité assurer le contraire. C’estauffi le sentiment de la facuté de théolo-gie île Paris, qui en con damnant le livrede Marie d’Agreda en 1697, déclara en-tr’antres choses , qu’elle croyoit que lasainte Vierge ávoit été enlevée dans leciel en corps & en ame. Ce qu’on peutre-cueillss'de plus certain de la tradition de-puis le iXe sicle , c’est que parmi les or-ni-mens des églises de Rome fous le papeFaschal, qui mourut en 8Ì4 , il est Faitmention de deux, où étoít représentéeYassomption de la sainte Vierge en soncorps ; ce qui montre qu’on la croyaitdès-lors ô Rome. II est parlé de cette fêtedans les capitulasses de Charlemagne , Hdans les décrets du concile de Mayen-çe tenu en giq. Le paue Léon IV quimourut en 8S5 , institua l’octave de Vas-somption de la ìainte Vierge , qui ne se cé-lébrois- point encore à Rome. En Grececette fête a 'ommencé beaucoup plutôt,fous l’empire de Justinien , selon quel-ques-un s ; & selon d’autres, fous celuide Maurice , contemporain du pape 8.Grégoire-le-grand. André de Crete fur lafin du vue siecle , témoigne pourtantqu’elle n’étoit établie qu’en peu d’en-droits : mais au xne elle le fut dans toutl’empire , par une loi de l’empereur Ma-nuel Comnene. Elle l’étoit alors égale-ment en Occident, comme il paroit parl’épitre 174 de S. Bernard aux chanoinesde Lyon ; éfe par la créance commune deséglises qui fhivoient l’opinion de Yassomp-tion corporelle , comme un sentimentpieux, quoiqu’il n’eût pas été décidé parl’eglise universelle. Martyrol. ancien.TW-lemont, hiji. ecclesast. Fleury, hiji. eccl.tom.VTI, Baillet , vie des Saints. (G)Assomption ( Isle de l’ ), ou An.
AS S
; TICOSTï , Géog. , isle de l'Amérique sep»j tentrionale , dans le golfe de St. Laurent.Elle est pleine de forêts, & le fol y estaride St stérile. Elle appartient aujour-d’hui aux Anglois à qui les Franqois l’ontcédée avec le Canada à la derniere paix.-long. 516 ; lat. 49 , Zo- C C. A.)
Assomption, Géogr., ville de l’A-mérique méridionale, dans le Faraguai: propre , fur la rivière de Faraguai. Long.333 , 40 ; lat. mérii. , 30.
ASSON , Géogr. ane. Voyez ASSOS.
ASSONAH ou Assona, f. m. Hist.moi. C’est le livre des Turcs qui contientleurs traditions. Ce mot est arabe; il si-gnifie parmi les mahométans , ce que si-gnifie tnifita parmi les Juifs. Sonna veutdire une seconde loi, & as estl’articlede ce mot. L’alcoran est récriture des ma-hométans , & \nsonna ou Yajfona contientleurs traditions. Nos auteurs appellentordinairement ce livre-là Zuse ou Sonne.Ricault, de t’empire ottoman. Vay. SON-NA. ( G)
ASSONANCE, f. f. terme usité en rhé-torique & dans ìapoétique , pour signifierla propriété qu’ont certains mots de feterminer par le même son, fans néan-moins taire ce que nops appelions propre-ment rime. Voyez Rime.
L 1 assonance , qui est ordinairement undéfaut de la langue angloise , & que letbons écrivains franqois ont foin d’éviteren prose, formoitun efpece d’agrémentL d’élégance dans la langue latine, com-me dans ces membres de phrase , militentcomparavit , exercitum ordinavit , acientlustravit.
Les Latins appelloient ces sortes dechutes Jimìliter dejìnentìa , & leurs rhé-teurs en ont fait une figure de mots. LesGrecs ont auffi connu les assonances fousle titre A'G/Miírs.^vra. Voy. HOMOIO-tÈleuton. (6)
Assonance , subst. fém. Musque,mot hors d’ufagé qui signifie consonance.(F. 0 . C.)
ASSORTIMENT , subst. m. termes depeinture , qui signifié proportion & conve-nance entre les parties. Un bel assorti-ment. Ces choses font bien assorties.
On dit encore assortiment de couleur,pour peindre , & l’on ne s’en sert mêmeguere que dans ce cas. Vassortiment estcomposé de ton tes les couleurs qu’on em-ploie cn peinture. (JE)