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des Idées effrayantes. De même , on ac-coutume les enfans à joindre à Vidée deDieu une idée de sonne & de figure, &■par-là on donne naissance à toutes lesabsurdités qu’ils mêlent à l’idée de la di-vinité.
Ces fausses combinaisons dsidées fontla cause , selon M. Locke , de Vopposi-tion irréconciliable qui est entre les diffé-rentes sectes de philosophie & de reli-gion ; car on ne peut raisonnablementsupposer , que tant de gens qui soutien-nent des opinions différentes, & quel-quefois contradictoires les unes aux au-tres, s’en imposent à eux-mèmes volon-tairement & de gai té de cœur, & se refu-sent à la vérité: mais l’éducation, lacoutume & Vesprit de parti, ont telle-ment joint ensemble dans leur esprit desidées dilpatates, que ces idées leur pa-roiffent étroitement unies ; & que n’étantpas maîtres de les séparer , ils n’en fontpour ainsi dire qu’une seule idée. Cetteprévention est cause qn’ils attachent dusens à un jargon, q u'ils prennent desabsurdités pour des démonstrations ; en-fin elle est la source des plus grandes &presque de toutes les erreurs dont lemonde est infecté. ( X)
ASSOCIATION, terme de droit An-glais , est une patente que le roi envoiesoit de son propre mouvement, soit à larequête d’un complaignant , aux jugesd'une affise, pour leur associer d’autrespersonnes dans le jugement d’un procès.Voyez Assise.
A la patente d'association, le roi jointun écrit qn’il adresse aux juges de l’aflìsepar lequel il leur ordonne d’admetlreceux qu'il leur indique.
Association, en droit commun , estl’aggrégation de plusieurs personnes enune même société, sous la condition ex-presse d’en partager les charges & lesAvantages. Chacun des membres de la so-ciété s’appelle ajscié. V. Associe &Société. (//)
Association ok'PORTUGA, Géog.,Isle de VAmérique septentrionale , à qua-torze milles de la Marguerite, vers l’occi-dent.
ASSOCIÉ, adjoint , adj. Gramm. , quifait membre ou partie de quelque chose.Voyez Adjoint, Association.
Cc mot est composé des mots latins adSíficius, membre, compagnon : ainlicm
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dit les ajsoctés du docteur Bray pourla conversion des Negres , êfic.
Associe , en terme de comfifirce, estcelui qui fait une partie des fonds avecles autres cotnmerqans, & qùi partageavec eux le gain, ou soufre la perte aupro-rata de ce qu'il a mis dans la société.(60
ASSOLER, Agriculture, signifie par-tager les terres labourables d’une métai-rie pour les semer diversement , ou leslaisser reposer , quand on en vent faireune raisonnable exploitation : en la plu-part des lieux on partage les terres entrois fols -, Vu n se semé en froment, Vau-tre en menus grains, & le troisième resteen jachère. ( H )
ASSOMPTION , f. f. Théol. , du latinafjïwtptio , dérivé d ’ajsumere, prendre,enlever. Ce mot signifioit autrefois en gé-néral le jour de la mort d’un saint, quiaejtts anima in cteluut ujfumìtur. V. AN-NIVERSAIRE.
Ajsomption , se dit aujourd’hui particu-lièrement dans l’église romaine, d’unefête solemnelle qu’on y célébré tous lesans, leiyd’août pour honorer la mort,la résurrection, & Ventrée triomphantede la sainte Vierge dans le ciel. Elle estencore particulièrement remarquable enFrance depuis Vannée 1638, que le roiLouis XIII choisit ce jour pour mettre fapersonne & son royaume sous la protec-tion de la Ste. Vierge , vœu qui a été re-nouvelle en 173s par Louis XV.
Cette fête se célébré avec beaucoup desolemnité dans les églises d’Orient, aulfi-bien que dans celles d’Oceident : cepen-dant V ajsomption corporelle de la Viergen’est point un article de Foi , puisque l’é-glise ne Va pas décidé, & que plusieursanciens & modernes en ont douté. II estfur que les peres des quatre premiers sié-cles n’ont rien écrit de précis fur cettematière. Usuard qui vivoit dans lê neuívierne siécle , dit dans son martyrologe*,que le corps de la sainte Vierge ne setrouvant point sur la terre, l’église quiest sage en ses jugemens, a mieux aiméignorer avec piété ce que la divine Provi-dence en a fait, que d’svanccr rien d’apo-cryphe 011 de mal fondé fur ce liijçí : pluselegit Johrietas Ecclcfiœ cv.m piitate. nefeì-re , quam 11iiquidfrìvolum U «pocryphtmiinde tenemlo docere j paroles qui se trou,vent encore dans lc martyrologe d'Abdon,