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Tome troisieme. APA - ATZ.
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chinale de s’avancer an bord d u lit oùl’on avoit placé une toile cirée. II bu-voit, mangeoit, prenoic des bouillons,dit potage , de ia viande , & su r-tout iluvin, qu’il ne cessa pas d’aimerpendant famaladie , comme il faisoit en lanté. Ja-mais il ne découvrit ses besoins par aucun■signe. Aux heures de ses repas on lui pas-soit le doigt sur les levres ; il ouvroit labouche faits ouvrir les yeux, avaloit cequ’on lui présentoit, se remettoit & at-tendoit patiemment un nouveau signe.On le rasoit régulièrement, pendant cetteopération il restoit immobile comme unmort. Le levoit ou après dîner, on letrouvoit dans fa chaise les yeux fermes,comme on l’y avoit mis. Huit jours avantfa sortie de la charité , on s’avisa de le je-ter brusquement dans un bain d’eau froi-de ; ce remede le surprit en esset, il ou-vrit les yeux, regarda fixement, ne parlapoint. Dans cet état fa femme le fit trans-porter chez elle , où il est présentement,dit fauteur du mémoire. On ne lui faitpoint de remede; il parle d’alsez bonsens, & il revient de jour en jour. Ce faitest extraordinaire : le suivant nc f est pasmoins.

M. Homberg lut en 1707 à l’académiel’extrait d’une lettre hollandaise impri-mée à Geneve, qni contenoit fhistoired’un assoupissement causé par le chagrin ,& précédé d’une affection mélancoliquede trois mois. Le dormeur Hollandaisl’emporte fur celui de Paris ; il dormitsix mois de fuite fans donner aucune mar-que de sentiment ni de mouvement vo-lontaire. An bout de six mois ,il se réveil-la , s’entretint avec tout le monde , pen-dant vingt-quatre heures , & se rendor-mit : peut-être dort-il encore.

ASSOUPLIR un cheval, en Us mien,c’est lui faire plier le cou, les épaules, lescotés & autres parties du corps, à forcede le manier, de le faire trotter & galo-per. Cheval assoupli , ou rendu souple. Larêne de dedans du caveqon attachée cour-te au pommeau, est très-utile pour as-souplir les épaules du cheval. II faut ai-der de la rêne du dehors pour affbuplirlesépaules. On dit, ce pli ajsouplit extraor-dinairement le cou à ce cheval. Assouplir Screndre léger est le fondement du ntanege.Quand un cheval a le cou & les épaulesroides, & n'a point de mouvement à lajambe, il faut effayer de Vassouplir avec

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un caveqon à laNewkastie, le trotter §5le galoper de telle forte qu’on le mettesouvent du trot au galop. (V's

ASSUERUS, Hijl. des Juifs , roi dePerse, qui épousa une Juive nomméeEsther, parente de Mardocbée, aprèsavoir répudié Vasthi ; il est toujours nom-mé Artaxerxès dans le grec du livre d’Es*ther ,quoique l’héhreu & !a vulgate luidonnent le nom d'Aftiérus. Mais quel estces Afuérusì ett-ce Darius, fils d'Hif-tafpe? est-ce Artaxerxès Longue-main?est-ce Cambyfe ? Les fentimens des savansfont partagés fur ce point, & l’on peutconsulter là-deflus les différens commen-tateurs de Récriture sainte.

ASSUJETTIR un mât ou quelqu au-tre piece de bois, c’est f arrêter de faqonqu'elle n’ait plus aucun mouvement. (Z)

ASSUJETTIR la croupe d'itn cheval,& lui élargir le devant. Avec la rêne dededans & la jambe de dehors, on assujet-tit la croupe ; & mettre la jambe inté-rieure de derrière à f extérieure de der-rière , étrécit le cheval & l’élargit par-devant. Assujettir le derrière du cheval.

ASSUR , Hifl.anc., fils de Sem, quittale pays de Sennaar , forcé , par l’ulurpa-teur Nembrod , ifaller plus haut vers lessources du Tigre, où il s’arrêta, bâtit laFameuse viliede Ninive, & jeta aussi lespremiers fomlemens de l’empire d'Affy-rieauquel il donna son nom. Les auteursfont partagés pour savoir quel étoit Af-fût. Les uns le regardent comme le Fon-dateur de l’empire d’Affyrie; d’autresprétendent que ce 110m désigne une vastecontrée , qui dans la fuite envahitla domination des peuples voisins. Cesdifférentes interprétations font égalementfondées fur ce texte de 1 écriture, où ilest dit, de terra iliá egressus est Ajfur fefœdifeavit Niniven ; chacun donne à cepassage une interprétation arbitraire, quel’ambiguïté de la construction favorise.Les nus rapportent ces paroles à Nem-brod , qui, sortant de la Chaldée se ré-pandit dans la contrée nommée Ajfur ou: Assyrie. .13’a\itre s prétendent qn 'Ajfur,fils de Sem, ne pouvant plier fa fiertéfous l’obéissance d’un maître, se retirade Babylone , & fut chercher une nou-velle patrie ; un peuple de méconten*s’assoeia à ses destinées, & le nombre dutêtre grand, fi l’on considéré que des hom-mes nés dans f indépendance, font prêts