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à tout sacrifier, plutôt qu’à se courbersous le joug : il n’y a que l'édu cation quipuisse familiariser avec la honte de la ser-vitude. Ajsur , devenu chef de ces émi-grans, remonta vers les sources du Ti-gre , où il donna son nom à la contrée ,qui depuis Fut connue fous le nom d'As-syrie, il y jeta les foBdemens d’une villequi, quelque temps après, devint la ca-pitale d’un florissant empire : cette opi-nion est la plus probable & la plus suivie.
II ne paroît pas qu'Ajsur, chef de cepeuple fugitif, ait jamais été revêtu dupouvoir suprême , ainsi l’on a tort d'ap-perccvoir en lui la source de la royauté.Ceux qui avoient suivi sa destinée , n’a-voient quitté les lieux de leur naissance,que pour se soustraire à la dominationd’un maître. Ils avoient refusé de se cour-ber sous le joug de Nembrod, il est absur-de de penser qu’ils se fussent dépouillésde la noblesse de leurs inclinations, enchangeant de climat; on fait que dansces tems voisins de l’enfance du monde,la liberté étoit le plus précieux des tré-sors. De plus , il ne nous reste aucun mo-nument historique , qui atteste qu 'Asur■ait eu des successeurs ; & ce n’est qu’cnfan 543 qu’on voit tin guerrier élever fatyrannie dans Ninive. Ii est donc proba-ble que le gouvernement d’autonomie oude pleine liberté fut le privilège de cettesociété naissante ; chaque famille ou cha-que tribu se gouvernoit par ses mœurs Lses usages ; il suffifoit qn’il y eût des ju-ges pour décider les différends qui pou-voient naître entre les difterens cantons :il n’y avoit point encore de rois à Ninivedu tems de Loth & d’Abraham , L il pa-rois que les champs n'avoient point depossesseurs privilégiés. ( T-n .)
ASSURANCE collatérale, dans la ju-risprudence angloife, est un acte acces-soire & relatif à un autre , dans lequel onstipule expressément une clause qui étoitCensée contenue au premier, pour en as-surer d’autantplus l’exécution : c’estuneefpece de supplément d’acte.
Assurance, endroit commun , est lafureté que donne un emprunteur à celuiqui lui a prêté une somme d’argent, pourlui répondre du recouvrement d’icelle,comme gage, hypothéqué ou caution.
Assurance, ou police A'assurance,terme de commerce de mer ; c’est un con-trat de convention par lequel un partíeií-
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lier, que l’on appelle afureur , se chargedes risques d’une négociation maritime,en s’obligeant aux pertes & dommagesqui peuvent arriver fur mer à un vaisseau,011 anx marchandises de son chargementpendant son voyage, soit par tempêtes,naufrages, échouement, abordage, chan-gement de route , de voyage 011 de vais-seau , jet en mer, feu, prise, pillage, arrêtde prince, déclaration de guerre , repré-sailles, & généralement toutes sortes defortunes de mer,moyennant une certainesomme de sept, huit, dix pour cent, plus011 moins, selon le risque qu’il y a à cou-rir ; laquelle somme doit ête payée comp-tant à l’affureur par les assurés,en signantla police d'ajsurance.
Cette somme s’appelle ordinairementprime 011 coût d'assurance. V. PRIME.
Les polices d'ajsurance font ordinaire-ment dressées par le commis du greffede la chambre des assurances , dans leslieux où il y en a d’établies ; & dans ceuxoù il n’y en a point, on peut les faire pardevant notaires , ou fous signature pri-vée. Dans les échelles du levant les foli-' ces d'ajsurance peuvent être passées en lachancellerie du consulat, cn présence dedeux témoins.
Ces polices doivent contenir le nom &le domicile de celui qui se fait assurer , saqualité, soit de propriétaire, soit decommissionnaire, & les effets fur lesquelsYajsurance doit être faite ; de plus lesnoms du navire & du maître, ceux dulieu où les marchandises auront été oudevront être changées, du havre ou portd’où le vaisseau devra partir ou fera par-ti , des ports où il devra charger & dé-charger , & de tous ceux où il devraentrer.
Enfin il faut y remarquer 1 c tems au-quel les risques commenceront & fini-ront , les sommes que l’on entend assu-rer, la prime ou coût d’ajsurance, la sou-mission des parties aux arbitres , en casde contestation, & généralement toutesles autres clauses dont elles feront con-venues , suivant les us & coutumes dela mer. Ordonnance de la marine, du moisd'août 1681.
11 y a des assurances qu’on appelle sé-crétés ou anonymes, qui le font par cor-respondance chez les étrangers , mêmeen tems de guerre. On met dans les poli-ces de ces sortes â’ajsìiravçes , qu’clles