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Tome troisieme. APA - ATZ.
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sont pour compte d'ami , tel qu’il puisseêtre , sans nommer personne.

Ií y a encore une aiitre espece d'assu-rttnc’e , qui est celle pour les marchandi-ses qui fe voitúrent & sc transportent parterrai. Cette sorte d'afsurance fe Fait entrel’assureur & l’assuré par convention ver-bale» & quelquefois » mais très-rare-ment» faus signature privée.

L’origiue des assurances vient des juifs ;ils en furent les inventeurs, lorsqu’ilsFurent chassés dé Frânce en Tannée iigr,fous le régné de Fhilíppe-Àuguste. IlsS’en servirent alors pour Faciliter le trans-port de leurs effets. Ils en renouvellerontTnságe en izri » fous Phiiippe-lc-long »qu’ils fusent encore chassés du royaume.P".Je détail dans lequel entre fur ce motM. Savary, Dictionnaire du Commerce ,tom. T. p. f 53, 0*c. .

V assurance ne s’étejid pas jusqú’au pro-fit des marchandises; l’assureur n’en ga-rantit que la valeur intrinsèque, & n’estpas garant des dommages qui arriveraientpar la faute dit maître ou des matelots,ni des pertes occasionnées par le Vicepropre de la chose.

ìd assurance. n’â point de tems limité ;elle comprend tout celui de la Course.Une assurance par mois seroit un pacteusuraire. P'. Usure. (G. Hfi)

Assurance , f. f., Marine, coupd'assurances c’est un coup de canon queTon tire lorsqu’on a arboré son pavillon,pour assurer le vaisseau ou le port devantlequel otl se présente, que Ton est véri-tablement de la nation dont on porte lepavillon. Un vaisseau peut arborer suc-cessivement les pavillons de nations dif-férentes , pour nd Fe pas Faire cónnoîtte;mais il ne peut pas les assurer : un vais-seau ne doit jamais tirer fous Uu aiitrepavillon que le sien. f Z)

ASSURANCE fe dit, cn Fauconnerie,d’un oiseau qui est hors de filière, c’est-à-dire , qui n’est plus attaché par le pied.11 y a deux fortes d’assurances , savoir « lachambre & aú jardin. On assure Tusseauau jardin afin de le porter aiix champs.

Assurance, fermeté. On dit enter-me de chasse » aller d'assurance. Le cerf vad’assurance » il ne court point; il va lepied serré , & sans crainte. '

ASSURE , f. f., terme.de fabrique de'tapisserie de haute-lijse , c'est le fil d’or,d’argent» de Foie on de laine , dont on

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couvre la chaîné de la tapisserie ; ce qu’oilappelle treme ou trame dans les manufac-tures d’étoffes & de toiles. V. Haute-LISSÉ. ,

ASSURÉ, sûr , certain, Graimn. Cer -tain a rapport à la spéculation ; les pre-miers principes sont certains : fur, à lapratique ; les réglés de notre morale fontsûres: assuré, aux événemens ; dans unbon gouvernement les fortunes sont as-surées. On est Certain d’un point de scien-ce » fur d une maxime de morale » afurid’un fait. L’esprit juste ne'pose que desprincipes certains-. L’honnéte homme nefe conduit que par des régies sûres.L’homme prudent ne regarde pas la fa-veur des grands comme un bien ajsuré. IlFaut douter dé tout ce qui n’éft pis cer-tain s Fe méfier de tout ce qtti n’est passûr s rejeter tout fait qui n’eit pas bienassuré. Syiion. franç.

ASSURÉ , adj. terme de commerce demers il signifie le propriétaire d'un vais-seau ou des marchandises qui solit char-gées dessus, du risque desquels les assu-reurs se sont chargés envers lui, moyen-nant le prix convenu eiitr’eux. On dit ence sens» un telvaisseau est assuré , pontfaire entendre que celui qui en est le pro-priétaire Ta fait assurer : ou un tel mar-' chár.i est assuré ; potir dire qu’il à faitassurer les marchandises.

L 'assuré court toujours risque dU dixiè-me des marchandises qii’il a chargées , àmoins que dans la police il n’y ait décla-ration expresse qu’il entend Faire assurerle total. .Mais mssgré cette derniere pré-caution, il lie laisse pas que dc courir lérisque du dixieme » totfqu’í! est Ini-mémedans le vaisseau, ou qu’il eu est le pro-priétaire. Ordon. de la marine , du moisd'qoût i6Si. ( G )

Assuré NES pieds, Manège. Lesmulets sont si assurés des pieds, que c’estla meilleure monture qu’on puisse avoirdans les chemins pierreux & raboteux.

c n . .

ASSURER, affirmer, Confirmer, Gram.On assure par le ton dont on dit les cho-ses ;.on les affirme par le ferment; on lesconfirme par des preuves. Assurer tout,donne Tait dogmatique; tout affirmer ,inspiré de la méfiance ; tout confirmerrend ennuyeux. Le peuple qui ne saitpas douter, assure toujours; les men-teurs, pensent se faire plus aisément croire