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santé K de la vie des hommes, science !qui exigeroit par-là le plus de certitude I& de pénétration. Quelque ridicules 'qu’aient paru les prétentions des aichy-tniíles fur riiitluence particulièredes as-tres & fur l'eífieacité des métaux, on aeu de la peine à nier faction de la Uniefur le cerveau des fous, on n’a pas ocsié deles appeller lunatiques , fs’hrvixtaf/.ïvoi ;on a conservé les U oins planétaires des«létaux, les teintures solaires de Minfichtont été long-temps à la mode , & encoreaujourd’hui l’or entre dans les fameusesgouttes du générai la Motte ; les mar-tiaux font toujoius & méritent d'être re-gardés c.,mme très-efficaces dans les ma-ladies du foie ; & l’on emploie dans lesmaladies chroniques du poumon l’anti-hectique de Potcrius, qui n’a d’autre mé-rite (fi c’en eitun) que de contenir del’étain.
Ces mêmes pianotes , qui par leur in-fluence salutaire, entretiennent la vie &la fantédechaque viscère particulier , oc-casionnent parleur aspect sinistre des dé-rangemens dans faction de ces mêmesviscères, & deviennent par-là , suivantles alchymistes, causes de maladie ; onleur a principalement attribué celles dontles causes font très-ohscures, inconnues,la peste, la petite vérole , les maladiesépidémiques & les fievres intermitten-tes , dont la théorie a été si fort discutée&li peu éclaircie. Les médecins qui ontbien senti la difficulté d’expliquer les re-tours variés & constant des accès fébri-les , onteu recours aux astres , qui croientpour les médecins de ce temps ce qu’estpour plusieurs ri’aujourd’hui la nature ,l'idoleèf r asyle de Í ignorance. Ils leur ontdonné l’emploi de distribuer les accès sui-vant P humeur qui les produisoit ; ainsi hlune par son influence sur la pituite étoitcensée produire les fievres quotidien-nes ; Saturne à qui la méiancholie étoitsubordonnée , donnoit naissance aux fie-vres quartes ; le cholérique Mars domi-nant fur la bile, avoït le district des fie-vres tierces ; enfin on a commis aux feinsde Jupiter le sang & les fievres conti-nues qui étoient supposées en dépendre.Zacutuslujit. de medìc. princip. D’aiuresmédecins ont attribué tous ces efiè-tsà la lune , & ils ont cru que ses différentespositions, ses phases, ses aspects , avoientla vertu de changer, le type des fievres &
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d’exciter tantôt les tierces , tantôt lesquartes, &c. conciliât, de différent, f sb.88 . Pour compléter les excès auxquels ons’est porté fur l’inflnence des astres, onpourroit y ajouter toutes les fables del’astrologie judiciaire , voyez ce mot, lesprédictions , les horoscopes, Uc. qui ontpris naissance à îa même source ; lesnoms que les poètes avoient donnés auxplanètes, en divinisant, pour aiúfi dire,les vertus oti les vices de quelques per-sonnes , avoient donné lieu à ces déliresdes astrologues, & faifoient penser queSaturne étoit mélancholique, Jupiter gai,Mars belliqueux. O11 renouvella les an-ciennes fictions fur les qualités de cesprétendus dieux , qu’on appliqua auxplanètes qui les repréléntqient; Vénusfut libertine, & Mercure voleur. En con-séquence , lorsqu’on se proposa de tirerl’hcroscope de quelqu’un , on cherchaquel astre avoit passé par le méridiendans l’instant de fa naissance; & fur cepoint déterminé, 011 conclut les qualités,ì’état, les mœurs, la fortune future decette personne ; de façon que si Marsavoit présidé à fa naissance , on pronosti-qua du courage, & on assura que Pensantprendroit le parti des armes. Celui quinaissoit fous Vénus , devoit é.re portépour les sommes, enclin au libertinage ,Êfc. Tous ces caractères décidés neve-noient que de ('influence d’un seul astre& les caractères composés étoient l’tffetde l’influencc compliquée de plusieursastresi par exemple , si Saturne & Mer-cure passoient ensemble par le méridien ,c’étoit un signe que Pensant seroit mé-lancholique & voleur, & ainsi des autres.On prétendit aussi lire dans les constella-tions les présages de langue vie. Du re-ste , 011 tâcha de s’accommodvr au goût,au désir, aux penchans des parens. En-fin ce qu’il y a de plus singulier, c’estqil’on réussissait afléz souvent , & qu’onétoit en grand crédit ; tant il est facilede duper , de plaire , de se faire admirerpar des prédictions, snr-tout quand on al’esprit de ne pas les faire positives, &de les envelopper de quelque obscurité.L’enthoufiasme étoit si outré pour cesastrologues, que les rois de France, il n’ya pas encore deux siécles,en entretenoientplusieurs dans leur cour , les combioientd’honneut & dé prifens , & décidoientsur leurs oracles la paix , la guerre Sc