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tous les grands événemcns. Plusieurs favans & iles médecins de réputation étoiententichés de ces idées, eutr’autres le fa-meux Cardan , qui pouffa fort loin cetteprétendue science , Ktduquel il nous re-ste une grande quantité if horoscopes : onassure que ion entêtement étroit a u pointque pour satisfaire à son horoscope quiavoit fixe le jour de fa mort, il !e fit mou-rir par une cruelle abstinence, à laquelleil se condamna lui-mème.
Lorsque f astrologie ou la doctrine furl’influence désastres eut été ainsi avilie ,qu» tous ces abus s’y furent glissés, que lesfables les plus grossières & les plus gran-des absurdités eurent pr,s la place des vé-ritables observations , les bons espritsabandonnèrent ae dogme, & le renouvel-lement des sciences Ic fit entièrement dif-paroître. Les opinions nouvelles étantdevenues l’idole à la mode , le seul titred’ancienneté fuffisoit atix systèmes pourles faire proscrire ; les médecins devin-rent aussi inconsidérés contradicteurs desanciens qu’ils en avoient été pendant plu-sieurs siécles admirateurs aveugles ; l’in-fluence ries astres fut regardée comme uneproduction frivole & chimérique de quel-que cerveau affecté par la lune ; & enfinl’on bannit avec une scrupuleuse sévéritédes écoles tout ce qui avoit rapport à cettedoctrine, fans chercher à approfondir cequ’il pouvoit y avoir de vrai & d’utile.Enfin , après que le pendule , emblèmede l’esprit humain, eut vibré dans les ex-trémités opposées , il se rapprocha dumilieu ; après qu’on se fut porté à ces ex-cès de part & d’autrc , l’attrait de ia nou-veauté dissipé & ses prestiges évanouis,on rappella quelques anciens dogmes, onprit un chemin plus juste & plus assuré ;fans suivre indistinctement totis les. an-ciens dogmes, on tâcha de ses vérifier:uelques observations bien constatées ,rent appercevoir au docteur Mead unecertaine correspondance entre quelquesphénomènes de I’économie animale & lespériodes de ia lune. Ii suivit cette matiè-re , fit des recherches ultérieures , & seconvainquit de la réalité d’un fait qu’onn’ofoit plus soupçonner. II communiquases idées dans une petite, mais excellentedissertation , dont le titre est de Pempire dúsoleil £f de la lune sur le corps humain.D ux illustres médecins anglois , Goad& Koak, Rappliquèrent ensuite à eXami-
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ner le pouvoir & la force de s planètes âproduire les vents , les pluies & les au-tres variations dans l’athmafphere,en con-séquence de leurs positions & de leurs as-pects, soit avec la lune , soit principale-ment entr’elîes. Frédéric. Hoffman assu-ie avoir vérifié leurs observations , & lesavoir trouvées conformes à l’expéfiènec:dijfert. de astror. influx. ìn corpore huma -no. Urbain Hierne , célébré cKymiste denos jours , a de nouveau introduit l’in-stuence des astres dans la chymiet il pré-tend que les trois fameux principes , lesel, le soufre , & le mercure , dont toutCorps visible & compréhensible est com-posé, résultent des mélangés des émana-tions des astres & de quelques élémenssublimasses: jj La lumière, dit-il , êtrej, immatériel émané du soleil, parvenue„ sur ìa surface ries planètes, se combine„ avec les vapeurs qui s’cn élèvent ,„ avec l’cau supra céleste qui entre dans„ leur composition , se matérialise par-j, là , L pfend un caractère particulier„ encore indéterminé , suivant les plane-,, tes qui la réfléchissent.” C’ell rie cettecombinaison variée que viennent ses dif-férentes influences propres à chaque pla-nète j il regarde, avec Moy se, la lumière’comme leur véhicule ; mais avant de par-venir à la terre, cette lumière déja maté-rialisée par i’union des atomes élevés desautres planètes , reçoit de nouvellescombinaisons dans la lune, qu’il appelle,d’aprèstes anciens rabbins, l 'entonnoir déla nature , d’où elle est enfin renvoyéefur la terre , particulièrement chargéesde l’efficacité de cette planète secondaire^qui se manifeste fur la mer, les faisons,ses humeurs, les maladies, & les autreschoses qui obéissent à la lune. L est cettemême lumière qui, selon ce savant chy-miste , s’unissant à la matière éthérée , àl’air plus crasse , à l’eau qui y est conte-nue , ensuite à l’scide universel , Formese le! qu’il appelle astral, naturel, vierge.Des différentes solutions, décompositions& recompositions de ce se’, résulte lesouafie dé iunivers , l'ame du monde, fils díisoleil, pfle. enfin i’union amicale de cesdeux substances primitives donné nais-sance à mie créature d'une nature particúaliere , qu’il appelle mercure catholique.Voyez Mercu'jse , Sel N Soufke ;voyez aussi l’oiivrage de Hierne > «ct.-chymic. iiohiiens. tau:. I, cap.vj, aveu