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Tome troisieme. APA - ATZ.
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foles de li.terre,peuvent néanmoins exer-cer fur elle une gravitation réciproque,& la masse iles planètes les plus éloi-gnées compense suffisamment leur di-stance. L’attraction est en raison directedes masses, & en raison inverse des quar-réesdes distances. Ainsi Jupiter & Satur-ne , quoique placés dans un prodigieuxéloignement, ne doivent pas être censésdépourvus d',action fur la terre, parcpqu’ils contiennent en même temps uneplus grande quantité de matière. I.ors-qu’iinepartie de la terre est soumise à fac-tion directe de deux planètes, il y a lieude présumer que cette action réunie pro-duira des effets plus sensibles, fans exa-miner si par la conjonction les deux pla-nètes n’acquierent pas plus de force; ilest aussi très-vraisembíable que ces effetsdoivent varier suivant la situation, la po-sition, le mouvement & la distance de cesplanètes. Je ne í'erois même pas bienéloigné de croire qn’il y a quelque réalitédans les vertus que les anciens attri-buoient aux différens aspects des astres ;ál est si souvent arrivé aux modernes d’a-dopter , engagés par la Force de la vérité,des dogmes anciens qu’oii avoit ridiculi-sés peu de tems auparavant, qn’on ne sau-roit être assez circonspect à porter un ju-gement décisif contre quelqu’opinion,avant de savoir bien approfondie , &d’cn avoir bien senti l’i m possibilité. On atoujours regardé les aspects de Saturne& de Jupiter , de Saturne & de Mars,comme très-mauvais, & annonçant &occasionnant des maladies dangereuses,Lia peste même , suivant la remarque deZeifius ; cette idée ne peut être partieque de quelque observation. La fameusepeste qui parut en 1127, & qui par legrand nombre de morts dépeupla pourainsi dire le monde, fut précédée & , se-lon les astrologues, produite parla con-jonction de Jupiter L de Saturne. Bucca-ce & Guy de Chauliac ònt écrit que cellequi avoit régné en 1348 , devoit son ori-gine a f aspect de Saturne , Jupiter &Mars. Marsilius Ficinus , philosophe cé-lébré , rapporte qu’en 1477 , il y eut deséclipses de soleil & de lune, que Satur-ne & Mars furent en conjonction, &qu’il y eut une peste terrible. GaspardBartholin prédit en conséquence de l’a-spectde Mars & de Saturne, d un hiverchaud , & d’une automne brûlante , la

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peste qui ravagea quelqnec années aprèstoute f Europe. Paul de Sorbait, pre-mier médecin de l’empereur, prédit furle même Fondement la peste à Vienne , &l’évenement répondit à ses prédictions.Sennert a aussi observé en 1624 & 1637,une dysenterie épidémique à la suite dela conjonction de ces planètes. Voy. Ilof-mann dijsert. citée. Les aspects de Ju-piter & de Vénus font censés bénins,ceux de Mercure indifférens. Les con-jonctions de Vénus & de Jupiter, du So-leil & de Mercure, de Jupiter & de Mer-cure , font regardées comme salutairesaux phthifiques, à ceux qui font dans lesfievres lentes. Sous ces aspects combinéson peut attendre des crises bien complé-tés dans les fievres ardentes, inflamma-toires , &c. Aucune observation moder-ne n’est venue à l’appui de ces ancien-nes; mais aucune auffi ne les a détruites.On pourroit cependant regarder commeune confirmation du fyfiême des anciens ,les observations faites par les célébrésGoad & Ivook fur les variations de l’ath-mosphere, relativement aux aspects &aux positions des planètes. Fréd. Hof-mann les a répétées avec foin , & il assurequ’une expérience fréquente lui en a at-testé la vérité, U crebra nos experientîahâc in re confirmuvìt ; voici ce qu’il endit lui-même.

Toutes les fois que Saturne regarde,aispicit, une planète dans quelque posi-tion que ce soit, il comprime f air , exci-te des vents Froids qu’il Fait venir du sep-tentrion. L’association de Saturne & deVénus donne lieu d’attendre des pluiesfroides ; le vent souffle alors du septen-trion & de l’occident. Jupiter est ordinai-rement venteux avec quelque planètequ’il concoure , fur-tout en automne &au printems; de façon qu’il est rare qu’ily ait des tempêtes & des orages, fans queJupiter soit en aspect avec quelqu’autreplanète. Parmi les planètes pluvieuses,Vénus tient le premier rang, sur-tout sielle est en conjonction avec Mercure, Sa-turne & Jupiter. Le soleil L Mars an-noncent & opèrent les jours sereins &chauds, fur - tout dans l’été lorsqu'iis setrouvent en conjonction; les effets fontles mêmes, quoique plus foibles, s’ilsagissent de concert avec Mercure & Ju-piter. Mercure est d’une nature très-in-constante , & produit beaucoup de varia-