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Tome troisieme. APA - ATZ.
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tions Hans l'aîr; le même jour est fousson aspect serein , pluvieux, venteux,orageux , &c. Avec Jupiter il donnenaissance aux vents ; avec Vénus, à lapluie. L’action de ces planètes varie beau-coup , suivant la distance & la situationd n soleil. La lune même y apporte deschangemens, en accéléré ou en retardeles effets suivant son influence particu-lière. La situation du lieu, la nature duclimat, peuvent auffi faire naître biendes variétés ; & cette même action appli-quée an corps, ne sauroit être uniformedans tous les tempéramens, tous lesâges, tous les sexes, A tous les indivi-dus. Voyez Kook , Météorolog. S. Astro-nom. Goad , tractât us meteorol. & la dis-sertation d’Hofmann, qui se trouve dansle IV e vol. tomeV, page 70.

Ces observations qu’il est bien difficilede contester, paroiffent mettre hors dedoute l’influence de ces planètes fur l’air,& en conséquence furie corps humain.Personne n’ignore les effets de ce fluide ,dans lequel nous vivons, que nous ava-lons avec les alimens, que nous respironscontinuellement, & qui s’infinue partous les pores absorbans qui font ouvertsfur notre peau ; il est certain que la plu-part des maladies épidémiques méritentde lui être attribuées. J’ai prouvé dansun mémoire lu à la société royale dessciences en 1749, que l’air étoit la prin-cipale cause des fievres intermittentes. IIy a certaines personnes qui ont des signesassurés, qui leur marquent exactementles variations de l’athmosphere, des dou-leurs de tête, des rhumatismes, des suitesde blessures ou de luxations, qui les ré-veillent dans les changemens de temps,L les instruisent pins sûrement que lesmeilleurs baromètres. V. Air, Athmos-ÏHEB.E. J’ai vu , il y a peu de jours, unmalade attaqué d’une fievre putride, por-tant à la poitrine ; il resta pendant sept àhuit heures que dura un orage violent,dans un état affreux; il avoit peine à res-pirer, se sentoit foible & abattu , avoitdes inquiétudes. Après un coup de ton-nerre , qui fit un fracas épouvantable ,forage cessa ; en même temps il se trouvadébarrassé d’une espece de poids qni l’af-faissoit ; la levre supérieure se couvrit deboutons, il fut extrêmement soulagé, Lentra en convalescence.

On peut déduire de toutes ces observa- i

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fions examinées de bonne foi, & appro-fondies fans partialité, combien cette par-tie de l’astronomie qui traite de I’infliien-ce des astres , peut être avantageuse auxmédecins, & combien par conséquent ellemériteroit d’être plus cultivée & mieuxétudiée. Tout ce qui est de l’íntérêt pu-blic , & d’un intérêt auffi pressant & aussiprochain que celui qui résulte de la méde-cine, doit être un motif suffisant pournous engager à des recherches ultérieu-res ; mais ne sera-t-il pas à craindre queTesprit humain enflammé de nouveau parquelque réussite , ne donne aulsi-tût dansl.'excès , ne porte cette science à un extrê-me toujours vicierux?& il eftlúr que le malqni sn proviendroit seroit infiniment au-dessus des avantages qu’on pourroit tirerde cette connaissance retenue dans un ju-ste milieu. Mais dans cet état même, lesmatières aux recherches , aux obser-vations,ne sont-elles pas trop vastes pourdétourner un médecin de l’applicationà des choses plus sérieuses & plus intéres-santes? Si l’intérêt public l’emportoit da-vantage fur le particulier , il faudroit quedes médecins Rappliquassent uniquementaux observations météorologiques, quipour être bien faites demanderaientbeaucoup de temps & de connaissances ,voyez ce mot i aux découvertes anatomi-ques, physiques, chymiques , &c. cn unmot aux sciences accessoires de la méde-cine ; & le praticien puiserait dans ces ar-senaux des matériaux tout digérés , pourêtre le fondement & l’appui d’une prati-que beaucouppius solide & plus brillante.Car il est impossible que le même médecinpuisse suivre tons ces différens objets ; ilsdevraient être renvoyés à tant de gensqui ne font point nés médecins, que lacuriosité porte à cette étude , mais quel’intérêt fait praticiens. O11 naît médecincomme 011 nait poète , la nature fait l’un& l’autre. (Article de M. Menuret.')

ASTRE , f. m. aster, Hift. nat. bot .genre de plante à fleur radiée , dont ledisque est composé de fleurons, & dont lacouronne est formée par des demi-fleu-rons qui font posés fur des embryons, &soutenus par un calice écailleux ; les em-bryons deviennent dans la fuite des se-mences garnies d’aigrette , & attachéesau fond dit calice. Tournefort Infl. reiherb. Voy. PLANTE, (/)

Astre du monde, Astre violet, As-