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taire. Mais au bout de ce temps, ajoute |l’historien, on apperqut ses limites étroi-tes qui dans la science des devins sé-paroient sart de la chimere, & combiende nuages y obseurcissoient la vérité : carla prédiction qu’ils firent que Tibere nereviendroit point à Rome , n’étoit pasfaite au hazard & fans Fondement, puis-que révenement la vérifia : mais tout lereste leur fut caché, & ils ne purent pré-voir que ce prince parviendroit à une ex-trême vieillesse fans rentrer dans la ville,quoiqu’il dût souvent s'en approcher de■fort près. „ Mox patuit breve constniumartis iy saisi, veraque quhn obscuristegerentur. Nmn ìn urbem non •ventu-rum , haud sorti diélum , aeterorum ne-scii egêre , cain propinquo rnre aut littore,(st stepi mœnia tirbìs adfidens, extremamseneélam compleverit. II me semble voirdans ce passage un grand génie qui luttecontre le préjugé de son temps, & quipourtant ne sauroit totalement s'en dé-faire. (0)
ASTROLOGIQUE, adj. se dit de toutce qui a rapport à l’astrologie. VoyezAstrologie.
ASTROLOGUE, adj. pris subst, se ditd’une personne adonnée à l’astrologie, ouà la divination par le moyen des astres.Les astrologues étoient autrefois fort com-muns ; les plus grands hommes mêmeparoissent avoir cru à l’attrologie, telsque M. de Thon & plusieurs antres. Au-jourd’hui le nom A'astrologues est devenufi ridicule , qn’à peine le plus bas peupleajoute-t-il quelque foi aux prédictions denos almanachs. V. Astrologie. ( 0 )
ASTRONOME, adj. pris subst, se ditd’une personne versée dans l’astronomie.•Le peuple confond quelquefois astrologueavec astronome : mais le premier s’oecuped’une science chimérique, & le secondd’une science très-belle & très-utile.Dans le temps que l’astrologie judiciaireétoit à la mode, il n’y avoit presque pointd 'astronome qui ne fût astrologue.Aujour-d’hui il n’y a plus que des astronomes , &point d’astrolognes, ou plutôt les astro-logues font très-méprises. V. les plus cé-lébrés astronomes à .F article ASTRONO-MIE.
ASTRONOMIE * astronomie! , sub. f.composé de à<$rp , étoile , Si Aevèncç, ré-gie , loi. liastronomie est la counoiffancedu ciel &des phénomènes célestes. ( V .
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Ciel.) Uaftronomie est , à proprementparler, une partie des mathématiquesmixtes, qui nous apprend à connoîtreles corps célestes , leurs grandeurs, moti-vemens, distances, périodes, éclipses,&c. f 7 ! Mathématiques.
11 y en a qui prennent le terme astro-nomie dans un sens beaucoup plus éten-du : ils entendent par-là la cohnoissancede l’nnivers L des loix primitives de lanature. Selon cette acception , Vastrono-mie {eroit plutôt une branche de la phy-sique, que des mathématiques. V. Phy-sique , Système, Nature.
Les auteurs varient fur l’invention deVastronomie : on l’attribue à différentespersonnes, différentes nations s’en fonthonneur, & on la place dans différenssiécles. A s’en rapporter aux anciens his-toriens , il paroît que des rois inventè-rent & cultivèrent les premiers cettescience : Relus roi d’Assyrie, Atlas roi deMauritanie , LUranus, .qui regnoit furles peuples qui habitoient les bords del'océan Atlantique , passent pour avoirdonné aux hommes les premières notionsde V astronomie.
Si 011 croit Diodore de Sicile, Uranus,pere d’Atlas, forma l’année fur le coûtsdu soleil & sur celui de la lune. Atlas in-venta la sphère; ce qui donna lieu à lafable qu’il portoit le ciel fur ses épaules.Le même auteur ajoute qu’il enseignacette science à Hercule , qui la porta enGrece: ce ue sauroit être Hercule filsd’Alcmene, puisqu’Atlas, selon le témoi-gnage de Suidas, vivoit onze âges avantla guerre de Troie ; ce qui remonte jus-qu’au temps de Noé & de ses fils. En des-cendant plus bas, on trouve des tracesplus marquées de l’étude que l’on faisoitde l ’astronomie dans les temps fabuleux.Newton a remarqué que les noms desconstellations font tous tirés des chosesque les poètes disent s’être passées dans letemps de la guerre de Troie, & lors del’expédition des Argonautes: auffi lesfables parlent-elles de personnes savantesdans Vastronomie ; elles font mention deChiron , d’Ancée , de Nauficaé , (stc. quitous paroissent avoir contribué au pro-grès de cette science.
Ce dont on ne peut douter, c’est queplusieurs nations ne se soient appliquéesà l’étude du ciel long-temps avant les> Grecs : Platon convient même que ce futA aa 3