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lin peuple barbare qui observa le premierles mouvemens célestes , occupation à la-quelle i! fut déterminé par la beauté duciel pen lant l’été , soit en Egypte , soit«nSyrie, où l’on voit toujours les étoi-les , les nuées & les pluies ne les déro-bant jamais à la vue. Ce philosophe pré-tend que st les Grecs se sont appliquésfort tard à l' astronomie , c’est au défautseul d'une athmosphcre telle que celledes Egyptiens & des Syriens, qu’il fauts'en prendre.
Audi quelque audace qn’aient eu lesGrecs pour s’attribucr les premiers com-mencemens des sciences & des beaus-srts, elle n’a cependant jamais été assezgrande pour qu’ils se soient donné t’hon-jieur d’avoir jeté les fondemens de 1 'as-tronomie. II est vrai qu’on apprend parlin passage de Diodore de Sicile , que lesRhodiens prétendoient avoir porté cettescience en Egypte : mais ce récit est mêléîle tant de fables , qu’il se détruit delui-même; L tout ce qu’on eu peut tirerde vraisemblable, c’est que comme lesRhodicns étoient de grands navigateurs,.ils pouvoient avoir surpassé les autresGrecs par rapport aux observations as-tronomiques qui regardent la marine ;tout le reste doit être regardé comme Fa-buleux. Quelques auteurs, il est vrai,ont donné les pretnieres observations cé-lestes à Orphée (comme Diogene Laercefur ['autorité d’Eudemus, dans son histoi-re astrologique , qui a été suivie par Théon& par Lucien} àPalamede, à Atrée, &à quelques autres ; ce qu’Achilles Tatiusprétend ponver par des passages d’Eschyle & de Sophocle, dans son commen-taire sur les phénomènes d’Aratus : maisil est certain que !c plus grand nombredes auteurs Grecs & Latins est d’un aviscontraire , presque tous les attribuantaux Chaldéens ou Babyloniens.
L 'astronomie & l’astrologie prirent doncnaissance dans la Chaldée, »n jugementdu grand, nombre des auteurs : aussi lenom de Chaldéen est-il souvent synony-me à celui Gastronome naos les anciensécrivains. II y en a qui fur l’autorité deJosephe- aiment mieux attribuer l’inven-tion de ces sciences anx anciensHébreux,& même aux premiers hommes.
Quelques juifs & quelques chrétiens«'accordent avec les musulmans pour enjaire honneur à Enoch : quant aux autres
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Orientaux , ils regardent Caïn comme lepremier astronome : mais toutes ces opi-nions paraissent destituées de vraisem-blance à ceux qui sont versés dans talangue de ces premiers peuplesde la ter-re; ils ne rencontrent dans l’Hébreu pasun terme Gastronomie; le Chaldéen aucontraire en est plein. Cependant il fautconvenir qu’on trouve dans Job Sí dansles livres de Salomon quelque trace lége-re de ces sciences.
Quelques-uns ont donné une parfaiteconnoissance de Vastronomie à Adam ; &l'on a Fait, comme nous venons de le di-re , le même honneur aux descendant deSeth , mais tout cela gratuitement. II nefaut pas cepewdînt douter que l’on n’cûtquelque connoissance de V astronomieavant le déluge : nous apprenons par lejournal de ce terrible événement, quel’année étoit dé 360 jours, & qu’eîle étoitformée de douze mois ; arrangement quisuppose quelque notion du cours des as-tres. Voyez AntÉ-diluvienne.
M. l’abbé Renaudot paroît inclinerpour ['opinion qui attribue ['inventiond eVaììronomie aux anciens patriarches; '& il se fonde pour cela sur plusieurs rai-sons.
l°. Sur ce que les Grecs & les Latinsont compris les Juifs fous le nom deChaldéens ; fur ce que la distinction'des mois & des années , qui ne se pouvoisconnoître fans ['observation du cours dela lune & celui du soleil, est plus ancien-ne que le déluge, comme on le voit pardifférens passages de la Genese ; 3 0 . surce qu’Abraham étoit sorti de Chaldée , deUr- ChuUxorum , & qne des témoigna-ges deBerose & d'Eupolemus, cités parEusebe , lìv. IX, de la f réparation évan-gélique , prouvent qn’ii étoit a’Dpav/teî/a-xtt[ ( 3 y, savant dans les choses célestes, Siqu’il avoit inventé Y astronomie & l’aftro-logi'e judiciaire ; xoeì rav AxxoXs>i«r, x«ìTiìv %’XìJiMxm ívféïv; 4°. sur ce qu’ontrouve dans ia sainte écriture plusieursnoms de planètes & de constellations.
D’un autre coté, M. Basnage prétendque tout ce qu'on débite sur ce sujet a fortl’air d’un conte. Philon nous apprend quel'on instruisit Moïse dans la science desastres ; il ne faut pas douter que ce légis-lateur n’en eût quelque connoissance :mais l’oii ne sauroit croire qne l’on eûtfais venir des Grecs pour l’instruirç, com»