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Tome troisieme. APA - ATZ.
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prouva à Babylone , lorsqu’Alexandres’pn rendit maître, des observations de-puis 190,3 ans ; les premieres avoientdonc été faites Pàn du monde 1717 , peuaprès le déluge.

Les auteurs qui n’ont pas confondula fable avec l’histoire , ont donc réduitles observations des Babyloniens à 1960années; nombre moins considérable debeaucoup , & qui cependant peut paraî-tre excessif. Ce qu’il y a pourtant de sin-gulier , c’est qu’en comptant ces 1900 ansrîcpnis Alexandre , on remonte jnsqu’autemps de la dispersion des nations & de latour de Babylone, au delà duquel on netrouve que des fables. Peut-être la pré-tendue histoire des observations de 1900ans signifie-t-clle seulement que les Ba-byloniens s’étoient appliqués à Vujlrono-r*?ie depuis le commencement de leur em-pire, On croit avec fondement que la tourde Babel élevée dans la plaine de Sennmr ,fut construite dans le même lieu où Ba-bylone fut ensuite bâtie. Cette plaineétoit Fort étendue, & la vue n’y étoitbornée par aucune montagne; ce qui apu donner promptement naissance anxbbservations astronomiques.

Les Chaldéens n’étoient pas versés dansfa géométrie , L ils manquoient desin-ísrumens nécessaires pour faire des obser-vations justes : leur grande étude étoitî’aftrologie judiciaire ; science dont onreconnoît bien aujourd'hui le ridicule.Leur observatoire étoit le fameux tem-ple de Jupiter Belus à Babylone.

’ Les longues navigations des Phéni-ciens n’ont pu se faire fans quelque con-poissance des astres: auffi voyons-nous.que Pline , Strabon , & quelques autres,tendent témoignage à leur habileté dansçette science : mais nous ne savons riendé certain furies découvertes qu’ils peu-pent avoir Faites. Plusieurs historienstendent auxEgyptienslc témoignage d’a-poir cultivé Vastronomie avant les Chal-déens. Diodore de Sicile avance que lesçolonpies égyptiennes porterent la con-ùoissanee des astres dans les environs dePEuphrate. Lucien prétend que pommeles autres peuples ont tiré leurs connais-sances des Egyptiens, ceux-ci les tien-nent des Ethiopiens , dont ils font nneColonie. Les moins favorables anx Egyp-tiens ,'les joignent pour Pìnventioii degastronomie aiíx Chaldéens. II n’est pas

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aisé de découvrir qui fut l’inventeur deP astronomie chez les Egyptiens. Diodoreen fait honneur à Mercure ; Socrate àThadt; Diogene Laerce i’attribue à Ni-nns, fils de Vulcain , & 1 socrate à Bu-firis. Les connoissances astronomiquesdes Egyptiens les avoient conduits à pou-voir déterminer le cours du soleil & dela lune, & à formerl’année : ils obser-voient le mouvement des planètes ; &ce fut à l’aide de certaines hypothèses,& par le secours de i’arithmétique S dela géométrie , qu’is entreprirent de dé-terminer quel en étoit le cours. Ils inven-tèrent auiîì diverses périodes des mouve-mens des cieux ; enfin ils s’adonnerent àl’astrologie. Tout cela est appuyé fur letémoignage d’Hérodote & de Diodore ,este. Kous apprenons de Srabon , queles prêtres Egyptiens, qui étoìent lesastronomes du pays , avoient renoncé deson temps à cette étude, & qu’elle n’étoitplus cultivée parmi eux. Les Egyptiens,qui prétendoient être le plus ancien peu-ple de i’nnivers, regardoient leur payscomme !e berceau des sciences, & parconséquent de Vastronomie.

L’opinion commune est que Yastrono-mie passa de l’Egvpte dans la Grcce :mais la connaissance qu’on en eut futd’abord extrêmement grossière, & onpeut en juger par ce que l’on en trouvedans Homère & dans Hésiode ; elle sebornoit à connoître certains astres qujservaient de guides, soit pour le travailde la terre, soit pour les voyages furmer ; c’est ce que Platon a fort bien re-marqué ; ils ne faisoient aucunes obser-vations exactes, & ils ignoroient l’arith-métique L la géographie nécessaires pourles diriger.

Laerce dit que Thalès fit le premier levoyage. d’Egypte dans le dessein d’étudiercette science, & qu’Eudoxe & Pythago-re l’imitercnt en cela. Thaïes vivoit versla quatre-vingt-deuxième olympiade ; il^le premier observé les astres , les éclip-ses de soleil, les solstices, & les avoirprédits; c’çft ce qu’assurent DiogeneLaerce , d’après Yhistotre astrologiqued’Eiidemus, Pline lin. II , chas. xìj ,& Etssebe dans fa chronique. II naquit en-viron 640 ans avant Jésus-Christ. Onpeut voir dans Stanley (hift. philofoph.}j un détail cireonstancié de ses connoiflan-î çes philosophiques, Anaximandre son